Petite histoire du Métal
C'est avec le groupe Black Sabbath que le Heavy Metal fait son apparition au début des années 70, à Birmingham en Angleterre. Ce style musical, à connotation sataniste, est défini par le « Triton », son du Moyen Age utilisé pour appeler le diable. Cependant, le Metal est avant tout la combinaison d'une basse puissante et d'une guitare, accompagnée d'une voix rauque et ultra-puissante, comme celle du leader d'Iron Maiden.
Les influences
Les premières influences du Heavy Metal remontent à la musique Classique. Les professionnels du genre n'hésitant pas à rapprocher la virtuosité de certains musiciens de Metal, comme Edward Van Halen, à celle de Wolfang Amadeus Mozart ou Johann Sebastian Bach. L'utilisation du feedback permet aux notes, jouées frénétiquement à la guitare, de s'éterniser. On peut ainsi le lier avec le rythme très rapide de certains accords de violons ou d'orgue du modèle Classique. D'un autre côté, le Metal trouve certaines de ses racines dans le Blues. Les deux genres partageant l'utilisation de la guitare, ainsi que le même thème. Tous les deux musiques des opprimés : de la population noire pour l'une ou des adeptes du mouvement gothique pour l'autre. Elles touchent des groupes de personnes s'identifiant au propos véhiculés par ces chansons.
Une véritable communauté
Autour du mouvement Metal se crée une véritable communauté de fans. Ils possèdent ainsi un code vestimentaire : vêtements noirs, en cuir et de l'argent pour les clous. Ainsi qu'une symbolique très forte avec le "Devil's Horn", les cornes du diable : appelé le "mal'occh", ce signe était utilisé pour "se protéger" des personnes vous jettant le mauvais oeil.
La condamnation du Metal
C'est en 1984 que paraît aux Etats-Unis une liste intitulée les Filthy Fifteen regroupant les 15 noms de groupes considérés comme dangereux pour la jeunesse par le Centre Parental de Ressources Humaines. Parmi ces 15, on peut retrouver des noms aussi divers et éloignés du mouvement Metal comme Madonna ou Cyndi Lauper. Dee Snider, chanteur des Twisted Sisters, est allé témoigner devant le congrès américain et est ainsi devenu le porte-drapeau du Heavy Metal contre toute forme de censure.
Critiques
Critique Télérama :
Un étudiant en anthropologie part en quête des origines du heavy metal. Cette version hard et trash du rock est-elle toujours le fait d'adorateurs de Satan et de musculeux motards ? Face à la caméra défilent les tignasses des sommités du genre : les chanteurs d'Iron Maiden, de Black Sabbath, les tenants du glam metal (en dentelles et froufrous), du death metal (nettement plus cuir) ou du black metal norvégien (dont certains brûlent encore des églises). Le réalisateur a beau évoquer les analogies entre le raffut « métalleux » et la puissance wagnérienne, les enragés du riff et les opprimés du blues, le film alimente in fine l'imagerie d'un satanisme de pacotille. Un travail de fan pour les fans.
Critique Le Monde :
Le heavy metal est un genre musical décrié, qui suscite les moqueries (et même des chefs-d'oeuvre de moquerie, comme le film This is Spinal Tap) et parfois la persécution. Ethnologue et fan de metal, Sam Dunn entreprend de redresser tous les torts dont a été victime sa musique d'élection. Il le fait de manière si scolaire, si méthodique, que l'on se convaincra vite que cette musique bruyante n'attire pas que des bons à rien, mais aussi d'excellents éléments. On glanera, dans cette dissertation, quelques anecdotes piquantes : comment Ronnie James Dio, chanteur entre autres de Black Sabbath, a répandu parmi les fans de metal le signe du diable (poing fermé, pouce et petit doigt étendus) après l'avoir emprunté à sa grand-mère sicilienne. Et l'on se remémorera, avant de procéder à la canonisation d'Al Gore, le rôle peu glorieux qu'a joué l'ancien vice-président (alors sénateur) dans la tentative de censure dont firent l'objet les musiciens de heavy metal, en 1984. Mais ces petites perles sont enchâssées dans une démonstration répétitive dont la rhétorique laisse à désirer.