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Cependant, les rumeurs d’homicide et les soupçons à l’égard de madame Corriveau ne tardèrent pas à se répandre dans le voisinage. En effet, Louis Étienne Dodier était de son vivant en mauvais termes avec sa conjointe, ce que le voisinage prit en considération pour porter très rapidement des accusations sur sa femme, Marie-Josephte Corriveau. De plus, ceux-ci avaient en mémoire le décès prématuré de son premier époux, Charles Bouchard, survenu 3 ans plus tôt de cause naturelle à l’âge de 23 ans. C’est ainsi que les autorités militaires locales britanniques, chargées de maintenir l’ordre, ordonnent donc, sur la foi des rumeurs qui couraient dans le village, une réouverture de l’enquête sur la mort du conjoint de madame Corriveau.
Lors de son procès du 15 avril 1763 ayant lieu au couvent des ursulines devant une cour martiale britannique composée de douze officiers anglais servant de jury, et présidée par le lieutenant-colonel Roger Morris, est fut déclarée coupable du meurtre de son second mari Louis Étienne Dodier. En conséquence, le juge Morris condamna Marie-Josephte Corriveau âgée de 40 ans à être pendue le 18 avril 1763 aux Buttes-à-Nepveu, près des Plaines d’Abraham à Québec.
Par la suite, conformément à la sentence prononcée, les autorités britanniques de l’époque exhibèrent son cadavre publiquement dans une cage de fer exposée aux vents, à l’intersection des chemins Lauzon et Bienville (aujourd’hui nommé la rue St-Joseph et le boulevard de l’Entente) à Pointe-Lévy près de Québec. La cage était fabriquée avec du gros fer feuillard et conçue de la sorte à épouser la forme d’un corps humain.
Ainsi, suite aux multiples requêtes des habitants de l’endroit, un ordre fut adressé au capitaine de milice de la Pointe-Lévy, qui permit l’enlèvement et l’inhumation du cadavre le 25 mai 1763, soit après une période de 37 jours au vu et au su des habitants de tous âges. La raison de ce cirque macabre venait du fait que les autorités voulaient profiter de l’occasion pour maintenir et assurer leur pouvoir sur une population récemment conquise. C’est pourquoi les autorités britanniques eurent l’idée d’exhiber cruellement le corps de cette femme, et ainsi créer une peur collective sur les conséquences d’un crime ou d’un délit sur ce territoire maintenant aux mains de la couronne d’Angleterre. Concernant la cage de supplice utilisée, celle-ci a été exposée quelque temps à titre de curiosité dans la ville de Québec, pour être ensuite vendue au Musée de Barnum à Boston aux États-Unis.
Cette condamnation exemplaire et des plus barbare permit à ce cas judiciaire de créer une légende qui s’est transmise oralement à travers l’imagerie et les récits populaires des Québécois des siècles derniers. Ainsi, l’imagination collective modifia quelques détails plus ou moins importants à travers les âges, exemple avec le nombre de maris assassinés, qui selon certaines légendes, atteint le nombre de sept, sans compter celles où «La Corriveau» est assimilée à une sorcière empoisonneuse et tueuse en série. C’est probablement une des raisons pour lequel cette histoire est devenue l’une des légendes les plus populaires du folklore québécois.
Bibliographie :

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