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| Épisode 101 | Roland Bondonny - Le Mystère des Boulettes Bleues (10 Mars 2009) |
| Durée : 83 Minutes | Un document inédit d'Isabelle Clairac |
Roland BondonnyLe 25 août 2004, Marius Lac, un gendarme à la retraite, est retrouvé sauvagement assassiné dans son garage à La Chapelle Spinasse, en Corrèze. Le lien est rapidement fait avec une affaire dans laquelle Marius avait témoigné peu auparavant. Une affaire d'empoisonnement de chiens qui a fait grand bruit dans la région : de mystérieuses boulettes de viandes truffées d'un produit chimique toxique bleu, le Carbofuran, étaient semées le long des routes et jusque dans les villages, faisant des centaines de victimes. Parmi les victimes, 144 chiens de chasse. Un traumatisme sans précédent pour cette région giboyeuse, comme le racontent Eric Fournial, Christian Grandeau et Suzanne Ségurel. Pour Faites entrer l'accusé, le juge d'instruction Jean-Michel Pignoux évoquera l'enquête qu'il a dirigée sur ces vagues d'empoisonnements. Il racontera l'arrestation, le 14 février 2001, de Roland Bondonny ; le notable, fort en gueule, que la rumeur a toujours désigné comme l'empoisonneur de Corrèze et que, cette fois, les faits accusent. Malgré ses dénégations, des traces de Carbofuran ont été retrouvées dans sa voiture. Au procès, en octobre 2003, 80 parties civiles font face à Bondonny. Mais deux hommes seulement acceptent de briser la loi du silence et de défier le notable. Un chasseur, Eric Fournial, et un ancien gendarme, Marius Lac. A la barre, ils parlent de ses rapports conflictuels avec les autres chasseurs, de sa chasse privée curieusement épargnée par les boulettes. Pour Me Labrousse, l'avocat de Bondonny, il s'agit d'un complot orchestré contre son client. Mais Roland Bondonny est condamné à deux ans de prison dont un avec sursis et à plus de 110 000 euros de dédommagements. Bondonny fait appel. Quand, peu avant la date de ce second procès, Marius Lac est assassiné. Comme l'explique le juge d'instruction Eric Baron, Bondonny a un alibi. Mais les gendarmes, menés par l'adjudant chef Gérard Blazy, vont découvrir que l'auteur du crime a laissé de nombreux indices : un itinéraire, une mystérieuse Alpha Roméo rouge… Et la piste les conduit bien loin de la Corrèze : à Fourmies, dans le Nord ! C'est là qu'ils découvrent qu'un certain Alain Bodchon connaît Roland Bondonny et qu'il pourrait être son homme de main. Le 19 octobre 2004, Bodchon et Bondonny sont arrêtés. Bodchon avoue. Il a tué Marius Lac à la demande de Bondonny or le notable nie toute commandite. Il est mis en examen et incarcéré pour complicité d'assassinat. Mais le 3 février 2005, jour de son procès en appel dans l'affaire des empoisonnements de chiens, il se suicide dans sa cellule. Les propriétaires d'animaux empoisonnés ne seront jamais indemnisés. Le procès d'Alain Bodchon s'ouvre en mai 2007 à Tulle. Son avocat Me Philippe Caetano raconte son terrible périple en Corrèze. En plateau, Me Martine Gout, partie civile, revient sur un procès sur lequel planait l'ombre de Bondonny. Les jurés retiennent la préméditation et condamnent Alain Bodchon à 22 ans de réclusion pour l'assassinat de Marius Lac. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 102 | Michel Fourniret et Monique Olivier - L'Alliance Diabolique (24 Mars 2009) |
| Durée : 105 Minutes | Un document de Marie-Sophie Tellier |
Michel Fourniret & Monique OlivierMichel Fourniret. Sans doute, le pire tueur en série français. Avec sa femme Monique Olivier, ils forment le couple le plus incroyable de notre histoire criminelle. Ensemble, ils partaient à la " chasse aux vierges ". Entre 1987 et 2003, ils ont ainsi «rabattu», violé, tué, sept jeunes femmes âgées de 12 à 21 ans. A l'unique victime qui lui a échappé, Michel Fourniret a même confié : "Je suis pire que Dutroux !". Né en 1942, Michel Fourniret a commencé son parcours criminel par des attouchements. Il avait alors 24 ans. Condamné, il a récidivé, et a été de nouveau arrêté en 1984. Et contre toute attente, devant le Commandant Patrick Rousselot, ce n'est pas une mais quinze agressions sexuelles qu'il a avouées. Des agressions qu'il a même répertoriées, à la manière d'un entomologiste, dans un tableau truffé de détails pervers. Un cynisme incroyable, dans lequel il a révélé son obsession de la virginité. Dahina Le Guennan est l'une de ses premières victimes. Dans son tableau, Fourniret parle d'elle comme de son " cas le plus grave ". Présente en plateau, elle raconte son calvaire. L'enlèvement et le viol que Michel Fourniret lui a fait subir, avant d'être condamné à sept ans de réclusion. C'est à ce moment là, en prison, que Michel Fourniret fait la connaissance de Monique Olivier. Celle qui deviendra sa femme et sa complice a répondu à une petite annonce publiée dans une revue catholique. Ils échangent de nombreuses lettres. Peu à peu le couple passe une sorte de " pacte criminel ". Un contrat pervers que les deux amants suivront dès la sortie de prison de Fourniret. En effet, deux mois à peine après sa libération en décembre 1987, Michel Fourniret tue pour la première fois avec la complicité de Monique Olivier. Sa victime s'appelle Isabelle Laville, une Auxerroise de 17 ans. Suivront Farida Hamiche, 28 ans (à qui ils dérobent le magot du gang des Postiches !) ; Fabienne Leroy, 20 ans ; Jeanne-Marie Desramault, 21 ans ; Elisabeth Brichet, 12 ans ; Natacha Danais, 13 ans ; Céline Saison, 18 ans et Mananya Thumpong, 13 ans. Un parcours criminel qui ne prend fin qu'en 2003, lorsqu'une jeune Belge de 13 ans, Marie, échappe à une tentative d'enlèvement. Ses indications permettent alors aux policiers de remonter jusqu'à Michel Fourniret. Avec Christophe Hondelatte, le procureur Francis Nachbar revient sur l'enquête essentiellement dirigée par la police belge. Il évoque également ses face-à-faces marquants avec Michel Fourniret. Le procès du couple, qui s'est ouvert à Charleville- Mézières le 27 mars 2008, a été particulièrement éprouvant pour les parties civiles. En plateau, Jean-Pierre Saison, le père de la jeune Céline, raconte les provocations de l'accusé, son refus de parler sans huis clos ; mais aussi une Monique Olivier " pimpante ", malgré l'évocation de son abjecte collaboration. Car devant la cour, elle n'apparaît pas seulement comme une femme sous influence. Au terme des deux mois de procès, elle a finalement été condamnée à la perpétuité avec 28 ans de sûreté. Michel Fourniret a écopé de la perpétuité incompressible, la plus lourde des peines prévue par le code pénal. Intervenants en Plateau :
Intervenants dans le Documentaire :
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| Épisode 103 | Les Paras de Francazal - Virée Sanglante (07 Avril 2009) |
| Durée : 72 Minutes | Un document de Vincent de Cointet |
Les Paras de FrancazalAu cours de l'été 1989, quatre parachutistes de la base militaire toulousaine de Francazal se lancent dans une folle virée meurtrière. Ils violent et massacrent trois femmes âgées de 12 à 23 ans. Ils tuent encore un garde-chasse. Ils n'auront jamais le moindre remord. Et au procès, en 1991, l'avocat général évoquera même la peine de mort, dix ans après son abolition. Le 3 juillet 1989, un agriculteur découvre, dans un champ, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse, un corps putréfié. Il s'agit d'Isabelle Rabou, une jeune kinésithérapeute de 23 ans qui a disparu un mois plus tôt. Elle a été étranglée et sans doute violée. Sa voiture a été retrouvée le lendemain de sa disparition aux abords de la base militaire toulousaine de Francazal, entièrement calcinée. La piste militaire est aussitôt privilégiée. Et la police organise des planques aux abords de la base. Mais la collaboration avec l'armée est difficile. Le corps militaire de la BOMAP s'oppose à toute opération policière à l'intérieur de la base. Comme l'expliquera à Christophe Hondelatte, un inspecteur de la PJ. L'enquête est donc au point mort. Quand, le 13 juillet, au matin, une nouvelle voiture brûlée est découverte à proximité de la base. A l'intérieur, se trouvent les corps calcinés de Luiza, 12 ans et de Noria, 17 ans. Cette fois, l'enquête est confiée à la gendarmerie de Francazal. Ce sont des militaires, ce qui facilite les choses. Et le 17 juillet, la BOMAP communique le nom de deux appelés déserteurs. Thierry El Borgi et Philippe Siauve. Deux jeunes de 19 ans, qui font aussitôt l'objet d'un mandat de recherche. Cinq jours plus tard, le 18 Juillet, à Saint Romain-de-Jalionas, dans l'Isère, le corps d'un garde-chasse, est découvert dans un bois. Marcel Douzet avait 62 ans Il a été tué d'une balle en pleine tête. Dans l'après midi, les gendarmes qui recherchaient son corps ont arrêté deux jeunes qui se cachaient dans les maïs. Ce sont les deux paras déserteurs. Siauve et El Borgi. Ils avouent le meurtre du garde chasse. Immédiatement averti, le lieutenant colonel Kouider Lakhal de la SR de Toulouse, arrive sur les lieux pour les interroger. Pour Faites entrer l'accusé, il revient sur les incroyables aveux de leur virée meurtrière. Avec deux autres appelés de la base, Thierry Jaouen et Franck Feuerstein, ils ont violé et assassiné Isabelle Rabou la nuit du 30 mai, puis Noria et Luiza celle du 12 juillet. Lorsque le procès des 4 militaires s'ouvre à Toulouse le 15 avril 1991, tout le monde cherche à comprendre comment ils ont pu en arriver là... Le psychiatre Daniel Ajzenberg explique alors comment l'effet de groupe peut entraîner de jeunes hommes dans une telle dérive criminelle. Ce qui frappe surtout la cour d'assises, c'est l'absence totale de remords, deux ans après les faits. Dans son réquisitoire, l'avocat général demande la perpétuité pour les 4, faute de peine plus lourde… Les jurés suivent les réquisitions, avec des peines de sûreté de 15 ans pour Jaouen, 13 pour Feuerstein, et surtout 30 ans pour SIauve et El Borgi, les deux leaders, soit la peine la plus lourde prononcée depuis l'abolition de la peine de mort. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 104 | Denis Waxin - Le Prédateur (21 Avril 2009) |
| Durée : 80 Minutes | Un document de Romane Mélis |
Denis WaxinDenis Waxin est un tueur pédophile qui a sévi dans la région lilloise. Entre 1985 et 1999, il a violé et sauvagement assassiné trois fillettes, violé deux garçons et une autre fille. Tel un prédateur, il repérait ses victimes au cours de longues marches solitaires. Lorsqu'il a violé et tué sa première victime à l'âge de 17 ans, il était encore vierge ! Et lorsqu'il s'est marié à 23 ans, il avait déjà tué deux fois. Pervers jusqu'au bout, il a fallu attendre son quatrième procès, pour qu'il craque et exprime enfin des remords. Le 29 juillet 1992, le corps de Nadjia, 4 ans, est retrouvé dans un terrain vague de Ronchin, au Sud de Lille. Elle a été violée et étranglée. Elle avait été enlevée 10 jours auparavant par un inconnu. Seuls indices : un portrait robot établi par un témoin et l'empreinte génétique du tueur retrouvée sur la petite fille. Avec Christophe Hondelatte, le Commandant Pascal Delabaere, de la sûreté urbaine de Lille, évoque la crainte d'un tueur en série. Car l'affaire de Nadjia rappelle des souvenirs aux policiers lillois. En 1985 et en 1990, deux petites filles ont été violées et tuées dans des circonstances similaires. Nathalie, 6 ans, et Cathy, 9 ans, avaient été enlevées dans les mêmes quartiers Sud de Lille et leur assassin n'avait jamais été retrouvé. Mais dans les trois cas, l'enquête ne mène nulle part. Jusqu'en 1999, Christophe Ingrain, un nouveau juge d'instruction, hérite du dossier Nadjia. En plateau, il nous raconte comment il a identifié un suspect, 7 ans après, grâce à l'empreinte génétique dont il disposait. Le génotype est celui de Denis Waxin, un Lillois de 31 ans qui vient d'être arrêté au terme d'un incroyable rebondissement. En janvier, il a violé, puis relaché Julie, une fillette de 6 ans. Et l'enfant l'a reconnu tout a fait par hasard dans un tapissage photographique. Face aux policiers, Denis Waxin avoue le viol et le meurtre de Nadjia, puis les viols et meurtres Cathy en 1990 et de Nathalie en 1985, alors qu'il n'avait que 17 ans. Au juge d'instruction, il avoue encore deux viols sur des petits garçons en 1992. Mais à son procès, en 2002, Denis Waxin ne reconnaît plus que le viol et le meurtre de Nadjia et fait vivre un calvaire aux familles des autres victimes. Le Dr Jean-Claude Chanseau, qui l'a expertisé, présente la personnalité extrêmement perverse de Waxin et évoque son potentiel de récidive important. La cour d'assises des mineurs le condamne à vingt ans de prison pour les faits commis sur Nathalie, tandis qu'il écope de la perpétuité avec 30 ans de sûreté pour les autres faits. Mais il fait appel des deux jugements. Et un an plus tard, lors de son dernier procès, il finit par craquer et par demander pardon aux familles de ses victimes. Il est finalement condamné à la perpétuité, assortie de 29 ans de sûreté, soit un an de moins qu'en première instance. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 105 | Jean-Luc Blanche - Le Routard du Viol (05 Mai 2009) |
| Durée : 79 Minutes | Un document d'Anne Gautier |
Jean-Luc BlancheDans les Ardennes, dans le Calvados, dans l'Eure, dans la Drôme, en Côte d'Or, ou encore en région parisienne, Jean-Luc Blanche a enlevé, séquestré et violé des jeunes femmes partout où le portait sa voiture, une Polo noire… En 2006, ce multirécidiviste a été condamné à la prison à perpétuité pour ces viols qu'il a commis durant l'été 2003. Cette affaire a fait grand bruit, jusqu'aux plus hauts niveaux de l'Etat. A l'époque Dominique Perben, ministre de la Justice, et Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, s'en sont ainsi saisis car, un mois avant ces faits, Blanche avait été accusé d'attouchements sexuels par une enfant, et arrêté. Et un juge l'avait remis en liberté sous contrôle judiciaire malgré un casier judiciaire déjà conséquent. Les faits commencent le 12 juillet 2003. Laurence pousse la porte de la gendarmerie de Vouziers, dans les Ardennes : Jean-Luc Blanche, son compagnon, a abusé de sa fille de 9 ans. En garde-à-vue, l'homme nie. Mais son passé judiciaire ne pousse pas à le croire. En 1992, il a été condamné pour trois viols, dont celui de sa femme. C'est au juge des libertés, Paul-André Breton, de décider s'il envoie Blanche en prison, ou le libère sous contrôle judicaire le temps de l'enquête. Et c'est ce qu'il fait. En plateau, il nous explique pourquoi il remet Blanche dehors, contre l'avis du procureur. Une décision qui sera jugée scandaleuse, deux mois plus tard. Car Jean-Luc Blanche n'a pas respecté son contrôle judiciaire. Trois semaines après la fin de sa garde à vue, il est revenu chez son ex concubine pour la frapper. Et malgré, le mandat d'arrêt lancé à son encontre, il a réussi à semer les policiers pour violer cinq femmes au cours de sa cavale. Avec Christophe Hondelatte, le capitaine Laure Oliver, de la PJ de Reims, et le lieutenant Nicolas Cado, de la PJ de Caen, reviennent sur une enquête qui a mobilisé policiers et gendarmes aux quatre coins de la France jusqu'à ce que le "routard du viol" soit finalement arrêté le 7 septembre 2003. Quatre de ses victimes nous racontent leur calvaire. Toutes, décrivent Jean-Luc Blanche comme un manipulateur qui maintient sa victime dans un état de terreur jusqu'à ce que, rassasié, il tente de nouer une relation affective avec elle, et la relâche dès qu'elle ose enfin se révolter. Son procès s'ouvre le 23 juin 2006 à Charleville-Mézières. Blanche y répond de ces cinq viols mais aussi d'un sixième commis sur une mineure avec son frère Bruno, et des attouchements sur la fille de son ex-compagne. Les experts le décrivent comme un pervers narcissique et sadique, peut-être incurable. Mais lui se défend d'avoir fait du mal à ses victimes. Pour l'une d'elle, il affirme même qu'elle était consentante… Tout en reconnaissant qu'il aurait probablement tué sa prochaine victime ! Après cinq jours d'audience, Jean-Luc Blanche est condamné à la perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 106 | Florence Féderlé - Le Mystère du Tronc Brulé (19 Mai 2009) |
| Durée : 79 Minutes | Un document de Cécile Cabanac |
Florence FéderléLe 27 février 2004 dans l'Essonne, un promeneur découvre le corps calciné d'Yves Bourgade. Ou plus exactement, son buste, sans tête, sans pieds, et sans main. Un crime ignoble et un coupable tout désigné : sa femme, Florence Féderlé. Car Yves buvait, la trompait au grand jour. De nombreux indices matériels l'accusent. Pourtant, elle ne cessera jamais d'affirmer son innocence, comme prisonnière de son image d'épouse et de mère modèle. Fin février 2004, Florence Féderlé déclare à la gendarmerie de Milly-la- Forêt, dans l'Essonne, que son mari, Yves Bourgade, un maçon de 44 ans, a quitté le domicile conjugal depuis deux jours. Il serait parti avec une jeune femme de 25 ans et ne donne plus de nouvelles à sa famille. Malgré les investigations des gendarmes, un mois se passe sans nouvelles d'Yves. Edith Delacour, la soeur d'Yves, revient sur le climat délétère qui commence à régner entre Florence et sa belle-famille. Car Florence ne semble pas s'inquiéter beaucoup de la disparition d'Yves. Pressée de réorganiser sa vie, elle commence même à vendre les biens de son mari… C'est à ce moment que l'enquête démarre réellement. Car les gendarmes finissent par faire le lien entre la disparition d'Yves Bourgade et la découverte en forêt, d'un tronc calciné, le 27 février 2004. Une analyse comparative ADN confirme qu'il s'agit bien d'Yves Bourgade. Avec Christophe Hondelatte, Jean Espitalier, le directeur régional de la PJ de Versailles, revient sur l'enquête, qui se focalise sur la vie du couple. Florence, l'épouse « modèle ». Celle qui supporte les frasques de son mari avec le sourire, et fait taire les enfants pour que leur père puisse se reposer de ses nuits agitées… Yves, le fêtard apprécié de tous. Le quadra qui multiplie les sorties en boîtes de nuits et se vante de ses infidélités en présence même de son épouse ! L'entrepreneur en maçonnerie, dont les revenus baissent de plus en plus. Au risque de désespérer Florence qui aime bien sa petite vie bourgeoise. Alors, t-elle pu craquer et tuer son mari ? Petit à petit, l'étau se resserre autour d'elle… Un mégot portant son ADN a été retrouvé près du corps d'Yves et de multiples traces de sang sont détectées dans la chambre du couple. Mais en garde-à-vue, Florence Féderlé ne lâche rien, et a réponse a tout. Malgré ses dénégations, elle comparaît devant la cour d'assises d'Evry en janvier 2007. Sans preuve formelle, ni aveu, tout se joue sur sa personnalité de l'accusée qui apparaît froide et hautaine, quasi-muette. Elle écope de 20 ans de réclusion pour le meurtre de son mari. Une peine qui diminuera en appel en mai 2008, avec la défense de Me Joseph Cohen-Sabban. En plateau, ce ténor du barreau détaille les points faibles d'une enquête focalisée qui n'a pas su apporter de preuve réelle de la culpabilité de sa cliente. Florence Féderlé est finalement condamnée à 15 ans de prison, mais plus pour meurtre. Pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner". Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 107 | Jean-Luc Cayez - La Machination du Concièrge (09 Juin 2009) |
| Durée : 74 Minutes | Un épisode de Nicolas Glimois |
Jean-Luc CayezEn septembre 2005, Jean-Luc Cayez a violé et tué une jeune locataire de la résidence dont il était concierge. Violeur récidiviste, il a rapidement été soupçonné. Et il a avoué. Une chance ! Car un autre homme aurait pu finir en prison à sa place. Cet homme, c'est celui qui jetait ses préservatifs dans la poubelle de l'immeuble. Cayez les avait récupérés, pour en prélever le contenu, et répandre ainsi dans le corps de sa victime un sperme dont il pensait que l'identité génétique l'innocenterait. Une idée piquée dans une série américaine ! Le 15 septembre 2005, les proches d'Audrey Jouannet sont inquiets. Cela fait deux jours qu'elle a disparu de son domicile de Soisy-sur-Seine dans l'Essonne. En plateau, Marie-Antonia Jouannet, la mère d'Audrey, raconte comment, trois jours après la disparition de sa fille, elle a découvert son corps, dissimulé sous le lit. Audrey avait été étranglée et violée. Le concierge apporte alors une aide précieuse aux enquêteurs. A tel point que son intérêt pour l'enquête finit par leur sembler suspect. Ils s'intéressent donc à Cayez, et découvrent qu'il a un casier judiciaire chargé. En février 1983, il a pris sept ans pour le viol d'une automobiliste de 25 ans à Grigny, dans l'Essonne. Et il a récidivé. En 1988, à Lunel dans l'Hérault où il a violé sa voisine, après avoir drogué son dessert. Condamné à 20 ans, il est sorti en 2003, alors que les experts diagnostiquaient un risque de récidive très élevé. Au vu de ce passé, Cayez est placé en garde-à-vue, quand le résultat de l'expertise ADN tombe. Le sperme retrouvé sur Audrey Jouannet n'est pas le sien ! Pour les gendarmes, c'est un choc ! Ils le sentent, quelque chose cloche… Alors, avec l'accord du procureur, ils décident de prolonger tout de même la garde-à-vue. La suite leur donne raison, car le suspect passe aux aveux. La nuit du 13 septembre, en pleine nuit, la tête cagoulée, il a sonné à l'appartement d'Audrey. Il voulait la violer. N'y parvenant pas, il l'a traînée dans sa loge où il l'a séquestrée toute la journée du lendemain. Il dit qu'elle est restée libre de ses mouvements, jusqu'à ce qu'il l'étrangle vers 17 h. Il explique aussi que, quelques jours auparavant, inspiré par un téléfilm, il avait récupéré deux préservatifs usagés dans une poubelle de la résidence, et qu'il en a injecté le sperme dans le vagin et la bouche d'Audrey. Il ajoute : " Je pense que malheureusement j'aurais recommencé ". Le procès de Jean-Luc Cayez s'ouvre en mai 2008 devant la cour d'assises d'Evry. Là encore, le concierge reconnaît avoir violé et tué Audrey. Mais il nie l'avoir frappée, malgré l'avis des légistes. Une attitude que l'expert psychiatre, Serge Bornstein, explique par un sentiment de toute puissance. Au terme des débats, Jean-Luc Cayez est condamné, sans surprise, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté. C'est sa troisième condamnation en 24 ans. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 108 | Thommy Recco - La Malédiction des Recco (23 Juin 2009) |
| Durée : 86 Minutes | Un document de Guillaume Maury |
Thommy ReccoEn 1983, Thommy Recco a été condamné à la prison à perpétuité pour deux triples meurtres. 21 ans auparavant, il avait écopé de la même peine pour avoir tué son oncle. Et chaque fois, le clan Recco, "Mamma Recco" en tête, a défendu son innocence ; bravant les faits, et la honte que jetaient ces affaires sur la famille. Sous son châle noir, Mamma Recco a supporté Thommy, comme elle a supporté tous les malheurs qui se sont abattus sur elle pendant plus de 20 ans. Sur ses onze enfants, cinq ont connu une mort violente, et deux ont fini en prison pour meurtre. C'est la malédiction des Recco. Une malédiction qui pèserait sur la famille depuis que le père Recco a couché ses petits dans la carapace d'une tortue géante, dont il venait de couper la tête. Le 28 octobre 1960, Joseph Casabianca, le garde-pêche de Propriano, en Corse, est retrouvé mort sur la plage du village. Il a été abattu d'une décharge de chevrotine. La rumeur, puis son propre frère Pierre, accusent rapidement Thommy Recco, enfant d'une famille de pêcheurs. Thommy avoue, puis se rétracte, alors soutenu par tout le clan Recco. A son procès, deux ans plus tard, il échappe de justesse à la peine de mort mais il est condamné à perpétuité. Une peine qu'il effectue 17 ans, avant d'être libéré. Il s'installe alors à Marseille. Le 23 décembre 1979, dans un supermarché de Béziers, trois caissières sont tuées d'une balle dans la tête au cours d'un hold-up sanglant. Le 18 janvier 1980, un nouveau triple meurtre survient à Carqueiranne, dans le Var. Quatre balles ont suffi à tuer un père de famille, sa fille de 11 ans, et son voisin. L'enquête mène à un suspect, Thommy Recco, qui avoue le triple meurtre de Carqueiranne, mais se rétracte, cinq jours plus tard. En plateau, Dominique Brejoux, le procureur de la république de Toulon, revient sur les preuves qui accablent Recco. Parmi celles-ci, des expertises balistiques. Ce sont elles, qui conduisent d'ailleurs la police à faire le lien avec l'affaire de Beziers. Car l'arme du crime est la même dans les deux triples meurtres. Thommy est donc aussi accusé de l'assassinat des trois caissières du Mammouth de Beziers. En attendant le procès, Mamma Recco monte au créneau pour défendre son fils et l'honneur de la famille. Me Alain Lhote, l'avocat de Thommy, nous décrit une famille qui s'est soudée dans le malheur, autour de la Mamma. Une famille de onze enfants décimée par le sort. L'un est mort en bas âge, un autre dans un accident de voiture, une 3e en tombant dans un escalier, et deux autres ont été abattus. Enfin, l'aîné, Antoine Recco, accusé des meurtres de deux touristes, a rejoint Thommy en prison. Le procès de Thommy Recco s'ouvre le 6 juin 1983. Guy Maurel, veuf d'une caissière de Béziers, revient sur le comportement de l'accusé. Un accusé qui fait le show. Il s'est laissé pousser les cheveux, et hurle à l'envie qu'il est : "victime d'une abominable machination, qu'il vit le chemin de la croix, alors qu'il est innocent comme le Christ !" Thommy Recco est condamné à la perpétuité, reconnu coupable des deux triple-meurtres. Intervenants dans cette émission :
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