
La Vidéothèque du Documentaire vous propose gratuitement des milliers de documentaires & reportages vidéo en visionnement et téléchargement sur des thèmes très diversifiés et des plus passionnants. Ainsi, nous vous offrons le site francophone le plus complet du genre sur la Toile.
"Il est une bonne chose d’être passionné de documentaires, car ceux-ci lorsqu’ils sont gravés dans la mémoire nous sont utiles pour le reste de notre vie."
| Épisode 79 | Christian Marletta - L'Aveu (22 Janvier 2008) |
|
Christian Marletta a été condamné à la perpétuité pour avoir assassiné, en 1982, une fillette de 12 ans, Christelle Bancourt, dont il était l'éducateur dans un foyer de Marseille. Les circonstances du crime sont terribles. La fillette a été violée, étranglée, et son petit corps découpé en morceaux… des morceaux dispersés dans des sacs poubelle. Tout commence avec la disparition de Christelle, le 10 juin 1982. Marseille s'inquiète... Très vite, les policiers soupçonnent Christian Marletta qui travaille au foyer. On l'a vu avec Christelle à l'heure de la disparition et Chantal, soeur jumelle de Christelle, affirme que Marletta se livrait à des attouchements sur les fillettes. Chantal Bancourt, la soeur jumelle de Christelle, livre le récit des heures d'angoisse au foyer, alors que sa soeur manque à l'appel. Elle fait aussi un portrait sans concessions de la vie des jumelles au foyer et de leur relation avec Marletta, leur éducateur. Alors que Marletta est en garde-à-vue, on découvre des morceaux de corps, dans des sacs-poubelles aux abords d'un supermarché. Le prévenu reconnaît qu'un des sacs lui appartient. Marseille passe de l'amertume à la colère. Marletta est désormais un monstre et nombreux sont ceux qui disent regretter la peine de mort. Louis Bartolomei, alors 1er substitut du procureur de Marseille, retrace sa quête de la vérité à travers l'instruction. Marletta n'explique pas son geste. Il a pris Christelle sur sa moto, ils ont eu un accident, Marletta a alors emmené la fillette chez lui. Là, devant le caractère inapproprié de la situation, il a paniqué et l'a étranglée… Christian Marletta conduit même le juge et les policiers à la Pointe-Rouge, où il se serait débarrassé du reste du corps. Mais Marletta se rétracte. S'il s'est bien débarrassé des morceaux de corps, il n'a pas eu le choix. Il les a trouvés sur sa moto avec une lettre enaçant sa femme et son enfant au cas où il ne ferait pas disparaître les sacs. Les avocats de Marletta, secondés par un comité de soutien, tentent de faire jouer le doute. Comment se fait-il que lors du déplacement très médiatisé à la Pointe-Rouge, les policiers n'aient rien trouvé et que, dans les semaines qui suivent, on y retrouve plusieurs morceaux de corps alors que Marletta est en prison ? Mais malgré de nombreux témoignages favorables, ce sont les premiers aveux de Marletta et le témoignage de Chantal Bancourt qui emportent la conviction du jury. Christian Marletta écope de la perpétuité. Christian Marletta est sorti de prison en 2006. 25 ans plus tard, ses partisans croient encore en son innocence et espèrent une révision. | |
| Épisode 80-81 | Outreau - Le Juge et La Menteuse + Débat, Que Sont-Ils Devenus ? (30 Janvier 2008) |
|
Mai 2004. Au palais de justice de Saint-Omer, Pas-de-Calais, s’ouvre le procès de 17 hommes et femmes accusés des pires sévices sur des enfants. Quelques semaines plus tard, éclatera au grand jour ce qui apparaît aujourd’hui comme un véritable drame judiciaire : l’affaire d’Outreau. Mercredi 30 janvier, à partir de 20.50, France 2 propose une soirée spéciale Faites entrer l’accusé consacrée à cette affaire retentissante, entrée aujourd’hui dans les annales de la justice française. De manière exceptionnelle, France 2 diffusera, en première partie de soirée, un numéro inédit du magazine Faites entrer l’accusé intitulé "Outreau, le juge et la menteuse". Préparé par Youki Vattier, ce document inédit revient sur l’affaire et plus particulièrement sur le rôle de Myriam Badaoui, accusatrice en chef et principale interlocutrice du juge Fabrice Burgaud. Cette seconde partie de soirée sera consacrée aux procès et à l’acquittement retentissantde 13 des accusés… A cette occasion, Christophe Hondelatte animera un débat en présence des acquittés d’Outreau. Seront également présents : André Vallini, président de la commission d’enquête parlementaire chargée en 2006 de réfléchir sur les causes de ce fiasco judiciaire, Philippe Houillon, rapporteur pour la même commission, Maître Eric Dupont-Moretti, avocat emblématique de l’affaire... Ce débat permettra de savoir ce que sont devenus l’ensemble des acquittés d’Outreau : ont-ils pu se reconstruire, quelles cicatrices l’affaire a-t-elle laissées dans leur vie, quels sont leurs projets d’avenir ? Il s’agira également de faire le point sur les différentes propositions faites par la commission d’enquête parlementaire. La commission réclamait des mesures à prendre d’urgence pour que l’affaire d’Outreau ne se reproduise pas. Aujourd’hui, qu’en est-il : la justice française a-t-elle tiré des leçons de ce drame ? Au générique, le titre de l’emission est « Myriam Badaoui, la menteuse et le juge ». | |
| Épisode 82 | Charles et Christophe Cretello - Double Détente (05 Février 2008) |
|
Charles et Christophe Cretello, le père et le fils, sont les derniers à avoir vu vivants, dans leur pizzeria de Mulhouse, Angela et Alain Hay, un couple d'amis venus pour déjeuner et pour " parler affaires… ". Quelques heures avant cette visite, les Hay avaient sorti de leur compte en banque 500 000 F en liquide, environ 76 000 euros. Depuis ce déjeuner, plus aucune nouvelle d'Angela et d'Alain Hay. Leurs corps sont retrouvés un mois et demi plus tard, criblés de balles, dans le coffre de leur voiture immergée au fond du grand canal d'Alsace. Plus aucune trace de l'argent... Pour Faites entrer l'accusé, le commissaire Christian Agrhoum, de la PJ de Mulhouse, revient sur les différentes pistes de l'enquête et sur une piste plus sérieuse, la piste Cretello. Entendus par la PJ, Cretello père et fils craquent et avouent mais livrent des versions totalement différentes. Pour Christophe, le fils, c'est lui qui a tué Angela et son père s'est chargé d'Alain. Charles, lui, endosse la responsabilité des deux meurtres avant de se rétracter et d'affirmer que seul son fils a tué…Avec les témoignages de l'ex-femme de Charles Cretello et de sa nièce, nous reviendrons sur la relation ambiguë qui liait père et fils, entre manipulations, violences et calculs. Charles, le père, faisait régner autour de lui un climat de tension et de peur au point, peut-être, de convaincre son fils de lui obéir aveuglément et de tuer pour de l'argent. Au procès en appel, en juin 2004, devant la cour d'assises de Reims, Charles et Christophe Cretello comparaissent pour enlèvements, escroqueries et assassinats. Le père et le fils campent sur leurs positions. Le père, Charles Cretello, se dit innocent et accuse son fils. Charles écope de la perpétuité, assortie d'une peine de 20 ans de sûreté. Le fils, Christophe, qui avoue le meurtre de la femme et accuse son père du meurtre d'Alain Hay, est condamné à 20 ans de prison ferme. Intervenants :
| |
| Épisode 83 | Edgar Boulai - Les Disparus de Vaux-Le-Pénil (12 Février 2008) |
|
Le 23 septembre 1996, les corps de Donald Davila, trente-quatre ans, Stéphanie Sané, sa compagne, vingt-et-un ans, et de leurs deux enfants Donald Junior, trois ans, et Donatella, vingt-deux mois, sont retrouvés enterrés au fond de leur jardin à Vaux-le-Pénil, près de Melun. Cela faisait un an presque jour pour jour, que la famille avait disparu. Ils ont été sauvagement assassinés : les parents ont été tués à l'arme blanche, les enfants ont eu le crâne fracassé. L'auteur de ce crime atroce : Edgar Boulai, un Martiniquais, lointain ami de la famille qui, pendant presque un an, s'est installé sur le terrain de ses victimes. Et, le plus naturellement du monde, il a refait les peintures, vendu les voitures et mis son nom sur la boîte aux lettres. Aux membres de la famille disparue qui l'interrogeaient, il répondait : "Ils sont partis, ils ne reviendront plus". Seulement voilà, la mère de Stéphanie, Gilberte Crovisier, n'y croit pas, sa famille n'a pas pu partir sans la prévenir... Pour Faites entrer l'accusé, Gilberte Crovisier reviendra sur ses nombreuses démarches auprès de la police, du parquet de Melun, du commissariat de sa ville de Montreuil, de la presse locale… En vain. Personne n'a voulu croire à une disparition inquiétante. Alors Gilberte Crovisier a mené l'enquête, avec ses moyens, jusqu'à ce qu'on s'intéresse à cette affaire. Avec Christophe Hondelatte, Pierre-Jean Gaury, procureur puis avocat général dans cette affaire, retrace l'enquête qui mène à la découverte des corps. Le mobile de Boulai ? Il devait se trouver un nouveau logis au plus vite et ce terrain que la mairie laissait gracieusement à Donald et Stéphanie faisait l'affaire. Si Edgar Boulai n'avoue pas, des éléments d'un rite vaudou sacrificiel jalonnent le terrain et emportent la conviction des enquêteurs. La maîtresse de Boulai confirme. Elle était dans la maison quand le massacre est arrivé, elle a entendu les victimes crier… Le 18 juin 2000, à Melun, Edgar Boulai est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Intervenants :
| |
| Épisode 84 | Luc Tangorre - Innocent à Tout Prix (04 Mars 2008) |
|
Luc Tangorre, cet homme a été condamné par une cour d'assise à deux reprises à neuf ans d'intervalle pour viols et agressions sexuelles. La première fois, c'était en 1983 pour une série de viols à Marseille. Pour les policiers, il était "le violeur des quartiers sud". Tout l'accusait à l'époque : la ressemblance avec le portrait robot, la perquisition à son domicile et surtout les témoignages des victimes qui le reconnaissent formellement. Pourtant Luc Tangorre crie, hurle son innocence, il fait la grève de la faim, proteste par tous les moyens, en vain. Autour de lui se forme un comité de soutien très actif, avec de nombreuses personnalités telles que le célèbre historien Pierre Vidal-Naquet. François Vidal-Naquet, avocat et frère de l'historien, rejoint la défense de Tangorre dans ce climat passionné. Avec Christophe Hondelatte, il fait le portrait d'un accusé qui connaît le dossier mieux que ses avocats. Au procès en mai 1983, Tangorre a 24 ans et, malgré tous les efforts de son entourage et ses alibis, il est condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour quatre viols et sept agressions sexuelles. Commence alors une véritable bataille pour démontrer que le dossier Tangorre est une erreur judiciaire. Pour Faites entrer l'accusé, Luc Tangorre lui-même viendra nous raconter sa version, celle de l'innocence, son "calvaire" et son impuissance face aux faits. Son comité de soutien multiplie les réunions, les pétitions et les demandes de mise de liberté qui échouent une à une, jusqu'en février 1988, Tangorre obtient alors une grâce présidentielle. Il est libre mais pas pour longtemps… Seulement quatre mois après sa libération, Luc Tangorre est de nouveau arrêté pour le viol de deux étudiantes américaines. Elles sont formelles : c'est bien lui qui les a violées après les avoir prises en stop dans la région de Nîmes et elles donnent une multitude de détails qui feront plonger Tangorre. Avec Christophe Hondelatte, Claude Vinals, de la Brigade de recherche de Nîmes, qui a mené l'enquête de cette deuxième affaire Tangorre, nous expliquera comment il a "bétonné" son enquête avant d'interpeller son suspect. Ses avocats, Maîtres Pelletier, Vidal-Naquet et Lombard assisteront impuissants à sa condamnation à 18 ans de prison en février 1992. Intervenants :
| |
| Épisode 85 | Stéphane Krauth - Le Meurtre de Karine Schaaff (18 Mars 2008) |
|
Le 2 août 2001, Stéphane Krauth, un jeune chômeur de vingt-deux ans, conduit les gendarmes de Bitche en Moselle jusqu'aux restes du corps calciné de Karine Schaaff, une jeune lycéenne de seize ans, disparue onze jours plus tôt. Interpellé quelques jours avant, Krauth raconte en garde-à-vue avoir percuté la jeune fille en voiture, un simple accident. Il ne savait pas ce qu'il faisait, il avait beaucoup bu et fumé beaucoup de cannabis. Lorsque les gendarmes interrogent son amie Péroline Garino, elle livre une toute autre version : Stéphane lui a dit avoir percuté Karine, il l'a ensuite étranglée, violée et brûlée… Christophe Hondelatte et le juge d'instruction, Vincent Raffray, se penchent sur une enquête où toutes les pistes ont été explorées. Le juge raconte les auditions de Stéphane Krauth et de sa compagne Péroline Garino, qui changent sans cesse de version. Stéphane et Péroline sont devenus pour la presse "les amants diaboliques". Péroline multiplie les déclarations devant les médias, cherchant à se dédouaner et à enfoncer son ex-compagnon. Elle sera pourtant mise en examen pour "délit de modification des lieux d'un crime". Au premier procès devant la cour d'assises de Metz, Stéphane Kraurh écope de la perpétuité assortie d'une peine de sûreté de vingt-deux ans. Péroline, qui comparaît libre, est condamné à trois ans de prison. Au procès en appel à Nancy, la peine de Krauth est allégée. Cette seconde condamnation provoque la colère de la mère de Karine. Pour Faites entrer l'accusé, Edith Schaaff, la mère de Karine, revient sur ce calvaire, ce drame qui a bouleversé sa vie. Elle parlera de son combat pour la vérité. Les deux procès n'auront pas permis de connaître en détail les circonstances du meurtre de la jeune Karine Schaaff. Intervenants :
| |
| Épisode 86 | Jean-Marc Petroff - Le Meurtre de Jean-Claude Poulet Dachary (15 Avril 2008) |
|
Le 29 août 1995, Jean-Claude Poulet Dachary, le directeur de cabinet du maire FN de Toulon est retrouvé mort à 5 h 30 du matin, la boite crânienne enfoncée, gisant dans une mare de sang, dans la cage d'escalier de son domicile. Deux mois plus tôt, la liste FN avait conquis la mairie lors des municipales. Jean-Claude Poulet Dachary, 46 ans, ancien séminariste et ancien légionnaire, était l'un des artisans de la victoire. Le maire, Jean- Marie Le Chevallier, et les cadres du FN dénoncent un assassinat politique. Mais les policiers apprennent rapidement que la victime menait une vie plutôt dissolue, la rumeur dit qu'il fréquentait les bars gays et les marginaux. Ce qui lui avait attiré des inimités au sein de son parti. Alors, quelle piste privilégier ? Les fréquentations de la victime ou ses ennemis politiques ? Les policiers vont tout explorer, mais ils terminent dans un cul-desac. Martine Poulet, la soeur de Jean-Claude Poulet Dachary, évoquera avec Christophe Hondelatte les engagements de son frère, et notamment son désir d'en finir avec la corruption dans le Var. Pour elle, il s'agit d'un assassinat politique. Ce n'est que 4 ans plus tard qu'on dispose d'un suspect sérieux : un Toulonnais de 37 ans, Jean-Marc Petroff, un marginal qui entretenait des relations ambiguës avec la victime. Un suspect déjà en prison pour trois meurtres et que les policiers avaient entendu comme témoin après la mort de Jean-Claude Poulet Dachary… A cette époque, Petroff leur avait dit être un amant occasionnel de la victime. Ce sont des anciens membres du Département Protection et Sécurité, le service d'ordre du FN, qui ont aiguillé les gendarmes ayant repris l'enquête vers Petroff. Après la mort de Jean-Claude Poulet Dachary, Petroff leur paraissait suspect. Mais le maire de Toulon, Jean-Marie Le Chevallier, leur avait interdit d'en parler aux policiers : seule la piste politique devait être mise en avant… Entre temps, Petroff a tué trois personnes et les hommes du DPS l'ont vu dans le journal. C'est alors que l'un d'eux a décidé d'aller parler aux gendarmes. Avec Nicolas Bessonne, procureur dans cette affaire mais aussi dans les précédents dossiers de Petroff, nous reviendrons sur le parcours du criminel mais aussi sur la mise en examen du maire de Toulon pour subornation de témoin. Petroff avoue avoir poussé Jean-Claude Poulet Dachary dans l'escalier, puis se rétracte. Selon lui, on cherche à le charger parce qu'il est déjà en prison pour meurtres. C'est ce qu'il dit notamment au psychiatre qui l'examine, Jean Lemaire, avec lequel nous tenterons d'en savoir plus sur la psychologie de Petroff. Les zones d'ombre sont encore nombreuses et Petroff a un alibi. En décembre 2005, Petroff est acquitté. Le parquet fait appel et Petroff est rejugé en novembre 2006. Cette fois, son alibi ne tient plus et il est condamné à 15 ans de réclusion. Intervenants :
| |
| Épisode 87 | Nathalie Le Scrill - L'Étrangleuse (06 Mai 2008) |
|
Nathalie et Christophe Le Scrill formaient un couple uni au début de leur mariage. Christophe avait devant lui un brillant avenir de jockey. Dans le milieu des courses, il commençait à se faire un nom. Sa femme Nathalie l'épaulait et le soutenait au maximum. Avec l'arrivée de leur fille, c'était une petite famille modèle. Mais voilà qu'un jour de janvier 1994, Christophe Le Scrill disparaît, sans laisser de traces, sans raisons apparentes… Un mois plus tard, son cadavre est retrouvé dans un sous-bois à 10 kilomètres de chez lui, dissimulé sous des branchages, un lien enserre son cou : Christophe Le Scrill, le crack des hippodromes, a été assassiné. C'est seulement au bout d'un mois d'enquête que Nathalie Le Scrill avouera son crime. Séparée de son mari depuis peu, elle dit l'avoir étranglé avec la ceinture de son peignoir, au cours d'une dispute qui aurait mal tourné. Il avait reconstruit sa vie, elle ne l'a pas supporté. Pour Faites entrer l'accusé, la juge d'instruction Martine Pernollet se plonge à nouveau dans cette affaire. Avec elle, nous reviendrons sur la personnalité ambiguë de Nathalie Le Scrill, une femme menteuse, qui trompait et battait son mari. Une femme manipulatrice, qui a fait croire pendant plus d'un mois que son mari avait disparu à tout son entourage et notamment à Marcelle Le Scrill, la mère de Christophe. Avec Christophe Hondelatte, cette dernière nous parlera de son fils, un homme gentil et aimant, bon père de famille, qui se laissait manipuler par sa femme sans jamais se plaindre. Il n'a rien vu venir, ni les mensonges, ni les amants, ni la mort qui l'attendait. Au terme de son procès devant la cour d'assises de Beauvais, en novembre 1996, Nathalie Le Scrill sera condamnée à 20 ans de prison avec une peine de sûreté de 13 ans. Aujourd'hui libre, elle a choisi de garder le nom de famille de Christophe. Intervenants :
| |
| Épisode 88-89 | Patrick Tissier - Le Récidiviste + Débat, Que faire des Multirécidivistes ? (28 Mai 2008) |
|
Patrick Tissier : longtemps il a fait croire autour de lui qu’il était un homme de confiance à qui l’on confiait volontiers ses enfants et que l’on invitait à déjeuner, toujours prêt à rendre service. Jusqu'au jour où, en septembre 1993, son vrai visage est apparu. Celui d’un meurtrier, violeur, récidiviste qui, en l’espace d’un mois, a assassiné sa voisine Conchetta Lemma, assassiné et violé une petite fille de 8 ans, Karine, la fille de ceux qui l’accueillaient gentiment le dimanche à leur table et a tenté de tuer sa meilleure amie Marie-Josée Gauze. Cette dernière revient sur la nuit de cette terrible agression. Elle nous parle de son choc lorsqu’elle a découvert le vrai visage de celui qui disait être son ami, un homme au lourd passé judiciaire. Avec les policiers de la PJ de Perpignan et du SRPJ de Montpellier, nous reviendrons sur l’itinéraire de ce récidiviste et dangereux désaxé sexuel, déjà condamné pour meurtre et viol en 1972. Pour Faites entrer l’accusé, la juge d’instruction chargée de l’affaire, Danielle Braud, disséquera l’enquête. Elle racontera ses face à face troublants avec un Patrick Tissier manipulateur. Des auditions à l’issue desquelles il avouera difficilement l’ensemble de ses crimes. Avec Christophe Hondelatte, Maître Etienne Nicolau, l’avocat des parties civiles, abordera la question du suivi des multirécidivistes. À l’issue de son procès en janvier 1998, devant la cour d’assises de Perpignan, Patrick Tissier a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 30 ans. C’était son troisième procès d’assises. 1993, la ville de Perpignan est sous le choc : Patrick Tissier vient d’être arrêté pour le viol et le meurtre de Karine, une petite fille de 8 ans. Dans la foulée on apprend que Tissier a déjà tué, qu’il a déjà violé, qu’il a été condamné, qu’il a fait de la prison et qu’il a été libéré… 2007, l’affaire Evrard soulève l’indignation : un pédophile, sorti de prison en juillet, récidive dès le mois d’août. Dans la foulée, les pouvoirs publics lancent le projet de loi sur la "rétention de sûreté", destiné à lutter contre la récidive. Pourtant, un texte existait déjà : la loi Méhaignerie instituait une perpétuité réelle. Elle n’a jamais été appliquée. Intervenants :
| |
| Épisode 90 | Abderrezak Besseghir - Le Bagagiste de Roissy (17 Juin 2008) |
|
Le 28 décembre 2002, un peu plus d’un an après les attentats du 11 septembre, un homme se présente aux policiers de la PAF, la police de l’air et des frontières, de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. Il dit avoir vu sur le parking 2F, un individu qui manipulait des armes dans le coffre de sa voiture. La voiture en question contient en effet un impressionnant arsenal. Dans le coffre, les policiers trouvent des pains de plastique, des armes, des munitions, et un tract pro-palestinien. Le propriétaire de la voiture, un certain Abderrezak Besseghir, 26 ans, est bagagiste à Roissy depuis 3 ans. Il est arrêté dans la journée. Soupçonné de préparer un attentat, le bagagiste prétend que les armes ont été placées dans sa voiture à son insu et dénonce un complot. Dès le lendemain, les médias s’emparent de l’affaire. Dans un climat d’alerte maximale en matière de menace terroriste, "l’affaire du bagagiste de Roissy" alimente les gros titres, et Besseghir est déjà présenté comme un terroriste d’un genre nouveau, qu’aucun service n’avait jamais détecté. Pour Faites entrer l’accusé, Philippe Dehapiot, l’avocat du bagagiste, revient sur le traitement médiatique réservé à son client. Dès les premiers jours, il doit désamorcer les rumeurs et rappeler le principe du secret de l’instruction. En garde-à-vue, Abderrezak Besseghir n’en démord pas : il s’agit d’un complot, sûrement ourdi par sa belle-famille, les Bechiri. En effet, les relations entre la famille de Besseghir et celle de sa femme étaient tendues. Et Louisa, la femme du bagagiste, est morte brûlée vive dans leur maison quelques mois plus tôt, en juillet 2002. La brève enquête avait conclu au suicide par immolation, mais les parents de Louisa récusent cette thèse. Ils sont persuadés qu’Abderrezak a tué Louisa. Les enquêteurs de la Section anti-terroriste commencent à considérer la thèse du complot après 4 jours d’investigations. Le portrait qu’on leur fait du bagagiste ne colle pas avec le profil d’un fondamentaliste… Besseghir est mis en examen, mais ils vont maintenant se pencher sur la piste familiale. Le juge Gilbert Thiel, qui mène l’instruction, revient avec Christophe Hondelatte sur ce tournant de l’enquête. Les résultats ne se font pas attendre. Le témoin qui avait dit avoir vu Besseghir manipuler les armes, un certain Marcel Le Hir, passe aux aveux. Avec son ami, Patrick Pouchoulin, un ami d’enfance de la mère de Louisa, ce détective privé a monté un coup. En compagnie d’un oncle de Louisa, ils ont rempli le coffre d’Abderrezak avec les armes et le tract, puis Le Hir est parti livrer son témoignage bidon… Une machination destinée à faire payer le bagagiste pour la mort de sa femme, dont ils le tiennent pour responsable. Après 10 jours passés en prison, et pendant lesquels il a été présenté à la France entière comme un symbole du terrorisme, Abderrezak Besseghir est libre et les médias font leur mea culpa. En mai 2004, les parents de Louisa et les 3 autres comploteurs écopent, en correctionnelle, de 5 mois ferme, 3 ans de mise à l’épreuve et d’une amende de 15 000 euros. Dans la foulée, la justice rend un non-lieu définitif dans le dossier de la mort de Louisa. Francis Vuillemin, l’avocat des Bechiri, revient sur le désarroi de ses clients, qui espéraient un procès d’assises dans ce dossier. Aujourd’hui, le bagagiste a repris son emploi et vit avec son fils, que les Bechiri ont l’interdiction de voir… Intervenants :
| |

