Faites entrer l'Accusé - Saison 7
Liste des Épisodes avec leur Résumé

Logo énigme, profanations, crimes sexuels, mythomanie, banditisme, couple, femmes, erreur judiciaire, famille, irresponsabilité, infanticide, réseau, crimes passionnels, peine de mort, pédophilie
Saison 7 - Épisodes 59 à 68
Saison 7 - Épisode 01
Catégories : Drame Familial - Insolite - Meurtre
Épisode 59Jean-Claude Romand - Le Menteur (03 Décembre 2006)
Faites entrer l'Accusé Jean-Claude Romand
Jean-Claude Romand

Jean-Claude Romand, marié et père de deux beaux enfants, brillant médecin, est chercheur à l'Organisation Mondiale de la Santé. Un notable dans son village, près de la frontière Suisse. Bref un fils, un mari, un père… idéal. Jusqu'au 9 janvier 1993. Ce jour-là, il tue sa femme, son fils, sa fille, son père et sa mère. Un carnage prémédité, et réalisé de sang froid.

Ceux qui l'ont connu ne comprennent pas ; et ils ne sont pas au bout de leurs surprises. L'histoire du docteur Romand, c'est celle d'un homme qui a construit sa vie en mentant à tous ceux qui le connaissaient et qui, pendant 20 ans, a tout mis en oeuvre pour maintenir l'illusion… Les témoignages des proches rendent compte de l'étendue du mensonge : Romand s'est enfermé dans l'image sociale sans faille qu'il projette. Sentant l'édifice se lézarder, il prend les devants et détruit tout. Avec André Buffard, l'avocat de Jean-Claude Romand, Christophe Hondelatte tente de mettre à jour l'univers de cet assassin hors normes. Comment Jean-Claude Romand, jeune étudiant brillant, a-t-il basculé dans le mensonge et du mensonge au meurtre ? Pour Faites entrer l'accusé, Daniel Settelen, psychiatre qui a rencontré Romand, explique le processus par lequel l'univers de celui-ci s'est créé, puis désagrégé.

Jean-Claude Romand ne vit qu'au travers du regard des autres, et il préfère tuer ceux qui l'aiment plutôt que de voir leur regard changer. Romand a été déclaré pénalement responsable. Il a été condamné, en 1996, à la réclusion à perpétuité, assortie d'une mesure de sûreté de 22 ans. L'expert psychiatre évoque la difficulté de traiter efficacement ce type de malades dans l'optique d'une libération conditionnelle.

Intervenants dans cette émission :
  • Philippe Chambolle, pompier de Ferney-Voltaire
  • Emmanuel Crolet, frère de Florence Romand
  • Colonel Jean-François Impini, directeur d'enquête de la Section de Recherche de Lyon
  • Gilles Debernardi, journaliste au Dauphiné Libéré
  • Thierry Devaux, médecin, ami d'enfance de Jean-Claude Romand
  • Jean-Nöel Crolet, frère de Florence Romand
  • Jean-Luc Perrin, fonctionnaire à l'ONU, ami du couple Romand
  • Bernard Coumes, gendarme de la Brigade de Recherche de Gex
  • Bruno Cavalie, avocat de l'amie de Paris
  • Jean-Louis Abad, avocat de Jean-Claude Romand
  • Olivier Laurent, expert psychiatre
  • Pierre Lamothe, expert psychiatre
  • Jean-Olivier Viout, avocat général au procès Jean-Claude Romand
  • Jean-Yves Coquillat, premier substitut du procureur de la République de Bourg-en-Bresse (1990-1995)
  • Docteur Daniel Settelen, expert psychiatre
  • Maître André Buffard, avocat de Jean-Claude Romand
Saison 7 - Épisode 02
Catégories : Crime Sexuel - Insolite - Récédiviste
Épisode 60Roland Cazaux - Le Chat (10 Décembre 2006)
Faites entrer l'Accusé Roland Cazaux
Roland Cazaux

Pendant 20 ans, Roland Cazaux a été un "prédateur", un chasseur, qui a traqué, épié, suivi, agressé et violé des dizaines de femmes. On l'avait surnommé le "Chat", parce qu'il attaquait dans le noir et se déplaçait avec beaucoup d'agilité... De 1987 à 2002, il a opéré dans un périmètre géographique très réduit : la Gironde, les Landes, la côte Basque. En 15 ans, il a fait au moins 36 victimes. Christophe Hondelatte raconte la traque de ce violeur hors norme, qui a profité

pendant des années de l'absence de croisement des fichiers de police et de gendarmerie. En 1999, un gendarme, Jean-Philippe Cheradame décide de reprendre des dizaines de dossiers de viols non élucidés, similaires à des faits récemment constatés à Hossegor. Il rédige un rapport qui est lu par les policiers de Bordeaux qui, eux aussi, enquêtent sur des affaires de viols. Plus de doute, c'est le même violeur qui sévit dans les deux régions. Gendarmes et policiers partagent maintenant leurs informations. Ils disposent d'un ADN : celui du "Chat". Mais c'est un ADN non identifié. Alors, après chaque viol dont le modus operandi rappelle celui du "Chat", des dizaines de personnes sont soumises à des interrogatoires et des prélèvements d'ADN. Et à plusieurs reprises les enquêteurs pensent tenir leur homme, mais à chaque fois l'ADN disculpe les suspects...

En définitive, c'est un témoignage en apparence anodin qui va mettre les gendarmes sur la piste de Roland Cazaux : un homme marié, bon père de famille. Cazaux avoue rapidement être le "Chat". Et surprise, il était déjà connu des services de police : en 1982, il avait été arrêté pour 3 agressions sexuelles, condamné à 3 mois de prison avec sursis. En 2005, Cazaux est condamné à 14 ans de prison, dont 10 incompressibles, alors que 36 victimes se sont portées partie civile. Il encourait une peine maximale de 15 ans...

Saison 7 - Épisode 03
Catégories : Terrorisme
Épisode 61Khaled Kelkal - Ennemi Public N°1 (17 Décembre 2006)
Faites entrer l'Accusé Khaled Kelkal
Khaled Kelkal

25 juillet 1995 : l'attentat du RER St Michel à Paris fait 8 morts et 200 blessés. En quelques semaines, 7 autres attentats plongent la France dans la terreur… On a peur de prendre le métro ou le train. L'armée est dans les rues, c'est le début du plan "vigipirate". Kelkal est le premier poseur de bombe identifié. Pour les Français, le coupable : c'est lui. C'est le début d'une chasse à l'homme sans précédent. Jusqu'à ce que Kelkal soit abattu, un soir de septembre 95, devant les caméras de télévision.

A travers le récit de la traque de Kelkal, "ennemi public n°1", Faites entrer l'accusé revient sur une affaire emblématique d'un phénomène alors nouveau : le terrorisme islamiste. L'arrestation des terroristes devient La priorité de toutes les forces de l'ordre. Roger Marion, à l'époque chef de la division nationale anti-terroriste (DNAT), est chargé de l'enquête, et le juge Jean-Louis Bruguière chargé de l'instruction. Pour la première fois, pour Faites entrer l'accusé, tous deux retracent les péripéties qui aboutiront à la chute de Kelkal et à l'arrestation de certains de ses complices. Kelkal tombe sous les balles du GIGN, abattu sous un abris bus, dans les monts du Lyonnais. Michèle Fines, à l'époque journaliste pour France 2 était présente sur les lieux.

Khaled Kelkal ne comparaîtra jamais devant la justice… Les circonstances de sa mort soulèvent aussitôt une polémique. Le ministère de l'intérieur a-t-il voulu faire un coup médiatique ? Kelkal n'était-il qu'un bouc émissaire, une cible facile ? En l'abatant, n'est-on pas passé à côté d'une vérité autrement plus complexe et effrayante ? L'enquête sur les attentats de 1995 connaît tout juste son épilogue judiciaire, avec les condamnations à perpétuité de Bensaïd et Belkacem en 2002, et le procès à venir du financier présumé des attentats Rachid Ramda. Mais cette affaire reste à nos jours l'une des plus obscures de l'histoire de la lutte anti-terroriste dans notre pays. Comme en témoigne la polémique soulevée par la publication du livre "Place Beauvau".

Avec Jean-Michel Décugis, l'un de ses co-auteurs, journaliste au Point, Christophe Hondelatte fait le bilan des nombreuses questions restées sans réponse dans l'affaire Kelkal...

Intervenants dans cette émission :
  • Marc Aupeix, fils d'Annie Aupeix, victime de l'attentat du RER Saint Michel
  • Jean-Louis Bruguière, juge anti-terroriste
  • Roger Marion, chef de la division nationale anti-terroriste (DNAT), 1990-1999
  • Jean-Michel Décugis, journaliste
  • Amar Lisser, victime de l'attentat du RER Saint Michel
  • Lucie Bismuth, victime de l'attentat du RER Saint Michel
  • Patrick Lalande, magistrat, chef de la 14e section anti-terroriste (1990-1995)
  • Patricia Tourancheau, Journaliste, Libération
  • Irène Stoller, Magistrat, chef de la 14e section anti-terroriste (1995-2001)
  • Bernard Trenque, directeur du SRPJ de Lyon (1995-2002)
  • Marie-Hélène Sans, journaliste RTL Lyon
  • Robert Marmoz, journaliste Lyonnais
  • Saïd Kebbouche, militant associatif à Vaulx-en-Velin
  • Maître Jacques Debray, avocat de Karim Koussa
  • Michèle Fines, journaliste
  • Bernard Squarcini, sous-directeur des Renseignements Généraux (1993-2004)
Saison 7 - Épisode 04
Catégories : Complot - Meurtre
Épisode 62La Tuerie d'Auriol (07 Janvier 2007)
Faites entrer l'Accusé La Tuerie d'Auriol
Le Père d'Alexi

La tuerie d'Auriol, c'est le fait divers qui a scandalisé la France et précipité la fin du SAC.

Le SAC : Service d'Action Civique, service d'ordre et de renseignement du RPR, la police politique du gaullisme... C'est au nom de ce mouvement que 6 hommes, en 1981, ont massacré toute une famille, à Auriol, dans les Bouches-du-Rhône. Pourquoi ? Jamais ces hommes ne pourront expliquer comment ils sont passés du combat politique au meurtre...

Le dimanche 19 juillet 1981, Marina Massie alerte les gendarmes : ses parents, son frère, sa belle-soeur, son neveu de 8 ans et son ami ont disparu. Elle devait les rejoindre chez son frère Jacques, mais il n'y a aucune trace de vie dans la bastide.

L'ancien directeur central de la police judiciaire, Gérard Girel, revient avec Christophe Hondelatte sur les premières heures de l'enquête. Peu commune puisqu'on compte 6 disparus, dont un policier. Personnage trouble, impliqué dans des trafics, Jacques Massie s'avère être le patron départemental du SAC. Et il est en conflit avec d'autres membres : on dit qu'il s'apprêtait à rejoindre, documents compromettants sous le coude, les rangs de la gauche, fraîchement arrivée au pouvoir.

Un indic' va mettre les policiers sur la trace des ennemis de Massie : Jean-Joseph Maria, l'adjoint de Massie au SAC, l'ancien légionnaire Lionel Collard et Jean-Bruno Finochietti, un instituteur qui avait donné des cours au fils de Massie. En garde à vue, Finochietti craque et fait un dessin de ce qui s'est passé la nuit du 18 au 19 juillet 1981. On y voit un commando de 5 hommes : lui, Collard, et 3 postiers. Envoyés par Maria pour tuer Massie, c'est sa famille qu'ils trouvent. Il ne doit pas y avoir de témoins, alors ils tuent tout le monde en attendant le retour de Massie. Lorsqu'il rentre, Jacques Massie est exécuté à son tour.

En compagnie de Christophe Hondelatte, le docteur Daniel Glezer, expert psychiatre, évoque la dynamique de groupe qui a poussé ces hommes à l'indéfendable... Christian Lassalle, avocat général, raconte le procès d'avril 1985 qui s'annonce comme le procès du SAC. On attend des révélations fracassantes sur le ou les commanditaires de la tuerie, mais tout change lorsque la figure du chef, Maria, explose en vol. Les accusés sont condamnés à des peines allant de 15 ans à la perpétuité. Quant aux documents de Massie, ils n'ont jamais fait trembler la République... Et le SAC a été dissout quelques mois après le procès.

Intervenants dans cette émission :
  • Marina Massie, soeur de Jacques Massie
  • Gérard Girel, ancien directeur central de la police judiciaire
  • Docteur Daniel Glezer, expert psychiatre
  • Christian Lassalle, avocat général
  • Roger Giaime, enquêteur SRPJ de Marseille
  • Gérard de Fabritus, enquêteur SRPJ de Marseille
  • José D'Arrigo, journaliste au Méridional
  • Alex Panzani, journaliste au Provençal
  • Françoise Llaurens, juge d'instruction
  • Daniel Navarro, enquêteur SRPJ de Marseille
  • Docteur Germain Bouckson, expert psychiatre
  • Maître Jean-Louis Pelletier, avocat de Jean-Joseph Maria
  • Maître Gilbert Collard, avocat de Marina Massie
  • Maître Henri Ruggeri, avocat de Jean-Joseph Maria
  • Jean-Pierre Giudicelli, enquêteur SRPJ de Marseille
  • Maître Marc Gréco, avocat de Lionel Collard
  • Maître Eliane Keramidas, avocate de Didier Campana
Saison 7 - Épisode 05
Catégories : Extrême Droite - Techniques Policières d'Enquête
Épisode 63Paul Touvier - La Traque (11 Février 2007)
Faites entrer l'Accusé Paul Touvier
Paul Touvier

Paul Touvier, chef de la milice de Lyon pendant la Seconde Guerre mondiale : symbole absolu du "collabo". Cet homme a arrêté, torturé et livré des Juifs aux Allemands. Le massacre de Rilleux-La-Pape, c'est lui... A la Libération, il est condamné à mort par contumace et il rentre dans la clandestinité avec sa femme et ses deux enfants. Sa cavale va durer quarante-quatre ans.

 À travers les récits de ceux qui ont traqué Touvier des années durant, Faites entrer l'accusé retrace une affaire dont les particularités ont marqué la justice et l'histoire. Une traque qui nous entraîne à travers les ramifications occultes des réseaux de protection des anciens "collabos", et met à jour le rôle de l'église catholique dans la vie clandestine du milicien et de sa famille...

Les techniques d'investigations, comme l'immersion dans les monastères, font de l'affaire Touvier une histoire sans précédent. L'instruction mobilise quatre magistrats.

En avril 1994, Paul Touvier est jugé dans un tribunal spécialement aménagé. C'est le premier procès d'un Français accusé de "complicité de crimes contre l'humanité".

Intervenants dans cette émission :
  • Bob Nant, ancien membre des Corps francs de la résistance de Chambéry
  • Henri Rousso, historien au CNRS
  • Hervé Liffran, journaliste au Canard Enchaîné
  • Jean-Pierre Getti, président de la cour d'assises de Paris
  • Claude Moniquet, ancien journaliste à L'Express
  • Maître Michel Zaoui, avocat des parties civiles au procès de Paul Touvier
  • Henri Revel, ancien résistant au maquis de Savoie
  • René Rémond, historien
  • Dominique Jamet, journaliste au Quotidien de Paris
  • Maître Ugo Iannucci, avocat des parties civiles au procès de Paul Touvier
  • Claude Grellier, juge d'instruction
  • Jacques Delarue, ancien commissaire de police
  • Louis-Marie Horeau, journaliste au Canard enchaîné
  • Jean-Louis Recordon, ancien chef de la Section de recherches de la Gendarmerie nationale
  • Dominique Bellanger, gendarme
  • Le père Louis Soltner
  • Maître Trémolet de Villers, avocat de Paul Touvier
Saison 7 - Épisode 06
Catégories : Braquage - Complot - Crime Organisé - Récédiviste - Scandale
Épisode 64Jean-Claude Bonnal - « Le Chinois » (25 Février 2007)
Faites entrer l'Accusé Jean-Claude Bonnal
Jean-Claude Bonnal

Automne 2001 : nous sommes à quelques mois des élections présidentielles. La sécurité est au coeur du débat. En l'espace de deux semaines, deux braquages sanglants ont lieu en région parisienne. Bilan : six morts, dont deux policiers. Très rapidement, le nom d'un suspect circule : Jean-Claude Bonnal, dit "le Chinois". C'est là que le scandale éclate...

Jean-Claude Bonnal serait l'auteur d'un braquage sanglant, dans le grand magasin Le Printemps, à Paris. Et pourtant, Bonnal a été remis en liberté conditionnelle par les magistrats. Les syndicats de police manifestent et dénoncent le "laxisme de la justice". Jusque-là petit braqueur sans envergure, Jean-Claude Bonnal devient l'ennemi public n° 1.

Tout commence le 24 novembre 1998 : le bureau de change du Printemps, boulevard Haussmann, est braqué en plein jour par deux hommes cagoulés. Emile Ferrari, ancien garde du corps, les poursuit dans la rue. Les hommes sont à présent démasqués. Emile Ferrari a le temps de distinguer leurs visages : il s'agit d'un Asiatique et d'un Maghrébin. Il tente de les maîtriser. Un coup de feu part. Emile Ferrari est touché à la tête. Il échappe de justesse à la mort. Son témoignage va permettre l'arrestation du "Chinois" et de son complice. Mais l'instruction est lente et hésitante. Il n'y a pas, ou peu, de preuves matérielles. En décembre 2000, les deux hommes sont libérés en l'attente de leur procès.

Octobre 2001 : braquage dans un bar-tabac à Athis-Mons. Le couple de propriétaires, la serveuse et la femme de ménage sont froidement exécutés. Quatre morts pour 7 000 francs. Seule la fille des propriétaires est épargnée. Elle a 9 ans. Son témoignage sera capital. Deux semaines plus tard, un braquage raté dans une villa du Plessis-Trévise tourne au carnage. Deux policiers sont tués, un autre grièvement blessé. A chaque fois, les policiers en sont persuadés, il s'agit du "Chinois". Lui et ses complices présumés sont rapidement mis sous les verrous. Et c'est alors que le scandale éclate. Comment, pourquoi Bonnal a-t-il été remis en liberté avant d'être jugé pour l'affaire du Printemps ?

Saison 7 - Épisode 07
Catégories : Insolite - Meurtre - Psychiatrie
Épisode 65Michel Guibal - L'Envoûtement (25 Mars 2007)
Faites entrer l'Accusé Michel Guibal
Michel Guibal

Michel Guibal : un homme qui n'avait rien d'un assassin... Une petite vie tranquille avec sa femme et son fils, dans l'Hérault ; il dirige une entreprise de nettoyage qui fonctionne bien.

Anne-Marie Roudil, elle, vit à Perpignan avec son mari gynécologue et ses deux enfants. Elle est une mère de famille dévouée et une épouse aimante. Rien ne semble relier ces deux personnes et pourtant, le 18 mars 1991, Michel Guibal immole Anne-Marie Roudil sous les yeux de ses enfants.

Un crime gratuit, sans mobile logique : ils s'étaient connus plus jeunes, la vie les avait séparés. Maintenant, elle était heureuse, mais lui ne l'était pas : il avait des problèmes conjugaux, il était impuissant... Alors il s'est vengé, inspiré par des voyants et des magnétiseurs qui "voyaient", à la source de son malheur, une femme qu'il aurait connue des années avant.

Mais l'affaire de "l'envoûtement" c'est aussi l'histoire d'une enquête policière peu banale : Robert Ayache et Jean-Claude Génis, les policiers chargés de l'enquête, racontent comment la PJ est remontée jusqu'à Michel Guibal : un simple sac en plastique orange, oublié sur les lieux du drame, va le faire chuter.

Danielle Braud, la juge, rentre dans le détail de l'instruction. Elle entend Michel Guibal et sa femme, et très vite ils avouent : Michel Guibal a bien fait brûler Anne-Marie Roudil. Mais quel a été le rôle de l'épouse et celui des voyants dans cet assassinat ? Voilà la difficile équation qu'elle doit maintenant résoudre...

Afin de faire la part des choses, elle organise des confrontations, des reconstitutions ; pour en arriver à une intime conviction : Michel Guibal, seul, a froidement prémédité son geste. Il est l'unique responsable de la mort d'Anne-Marie Roudil.

En octobre 1994, Michel Guibal est condamné à la perpétuité sans peine de sûreté.Il accueille le verdict par ces mots : "Je ne suis plus l'homme qui a effectué cet acte. Je ne pardonnerai jamais à l'homme que j'étais ce jour-là"

Intervenants dans cette émission :
  • Gérard Roudil, époux d'Anne Marie Roudil
  • Danielle Braud, juge d'instruction,TGI de Perpignan
  • Jean-Philippe Roudil, fils d'Anne-Marie Roudil
  • Docteur Yves Gotis, témoin
  • Aline, témoin, patiente du Docteur Yves Gotis
  • Robert Ayache, chef d'enquête, PJ de Perpignan
  • Corinne Sabouraud, journaliste L'indépendant
  • Maître Etienne Nicolau, avocat des parties civiles
  • Jean-Claude Génis, enquêteur PJ de Perpignan
  • Jean Marc Aubert, journaliste Midi Libre
  • Jean-Paul Bentivegna, relation professionnelle de Michel Guibal
  • Jean-Pierre Pécastaing, expert psychiatre
  • Maître André Coll, avocat de la défense
  • Jacques Vilaceque, chroniqueur judiciaire Midi Libre
Saison 7 - Épisode 08
Catégories : Drame Familial - Meurtre - Mystère
Épisode 66Dany Leprince - La Feuille de Boucher (02 Avril 2007)
Faites entrer l'Accusé Dany Leprince
Dany Leprince

Le 5 septembre 1994, dans la Sarthe, Christian Leprince,sa femme Brigitte et leurs deux filles de 10 et 5 ans sont retrouvés sauvagement assassinés dans leur maison.Seule la plus jeune des filles, âgée de 2 ans, est retrouvée indemne, cachée derrière une porte. Dans la maison voisine, vit Dany, le frère de Christian, avec sa femme Martine. Martine dit aux gendarmes avoir vu Dany frapper son frère avec un objet tranchant.

Dany avoue le meurtre puis rapidement, il se rétracte. Il est mis en examen pour les 4 meurtres. Depuis il n'a jamais cessé de se dire innocent ! Le crime de Thorigné-sur-Dué nous fait entrer dans l'univers redoutable d'une famille où tout le monde vit côte à côte dans un mélange d'amour, mais aussi de détestation, de jalousie et de haine …

Les experts déterminent l'arme du crime : une « feuille de boucher », un outil professionnel. Or Dany Leprince, agriculteur, travaille aussi dans une boucherie industrielle pour joindre les deux bouts et sa femme, Martine, déclare que la « feuille » de Dany a disparu. Cette « feuille de boucher » devient l'emblème de l'affaire. Les gendarmes trouvent aussi sur la scène de crime une reconnaissance de dettes : Dany devait de l'argent à son frère… Voilà un mobil !

Pourtant, il n'y a pas de preuves formelles, pas d'empreintes, pas d'ADN ; juste les aveux de Dany et les témoignages de sa femme et de sa fille. Mais Dany met sa femme en cause : si elle ment en l'accusant c'est qu'elle a fait le coup… Le procès s'ouvre le 8 novembre 1997, au Mans. Dany nie tout en bloc. Mais à la barre Martine et sa fille réitèrent leurs témoignages. Dany crie au complot mais les jurés suivent les réquisitions de l'avocat général : perpétuité pour Dany Leprince assortie de 22 ans de sûreté.

12 ans après les faits, la justice vient d'ordonner un supplément d'information. La cour de cassation a pris cette décision après la requête de deux avocats saisis par le mouvement « Action Justice » de Roland Agret, qui a mené une contreenquête. Avec Samuel Cornut l'actuel avocat de Dany Leprince,Christophe Hondelatte fait le point sur leszones d'ombres de ce dossier.

Intervenants dans cette émission :
  • Renée Leprince, mère de Dany et Christian, Christophe
  • Galbrun, patron de la carrosserie Leprince
  • Laurent Audry, ancien employé de Christian Leprince
  • Elise et Gérard Hemonnet, cousins des Leprince
  • Jacky Marcel, collègue de Dany Leprince
  • Corinne Justice, membre du comité de soutien à Dany Leprince
  • Roland Agret, Pdt d'Action Justice et membre du comité de soutien à Dany Leprince
  • Me Samuel Cornut, avocat de Dany Leprince
  • Celine Brunetière, juge d'instruction
  • Denis Brunetti, journaliste TF1
  • Xavier Bénéroso, journaliste TF1
  • Maurice Peyrot, journaliste Le Monde
  • Christine Corre, journaliste Ouest France
  • Philippe Lavergne, journaliste Le Maine Libre
  • Liliane Daligand, pédopsychiatre
Saison 7 - Épisode 09
Catégories : Affaire Irrésolue - Innocence à Justifier - Meurtre
Épisode 67André Kaas - La Mauvaise Réputation (29 Avril 2007)
Faites entrer l'Accusé André Kaas
André Kaas

André Kaas a été accusé d'avoir commandité l'assassinat de sa femme Sylviane, en 1992, dans la région de Rouen. Il faut bien le reconnaître, il avait le profil du coupable idéal : nouveau riche qui étalait sa fortune de manière ostentatoire, André Kass et son épouse fréquentaient aussi assidûment les clubs échangistes, sans se cacher... A la mort de sa femme, il n'a rien du veuf éploré.

Quelques semaines après il installe sa maîtresse dans la maison familiale et, en même temps, il fait le tour des agences matrimoniales à la recherche du sosie de son épouse décédée... Etrange attitude qui laisse place à toutes les suspicions. Fallait-il, pour autant, envoyer André Kass et ses deux hommes de main présumés trois ans en prison ? Trois ans pour un crime qu'ils n'ont pas commis.

Pour Faites entrer l'accusé, André Kaas revient sur cette affaire qui a transformé sa vie et celle de ses enfants. Le 5 avril 1992, la famille Kaas part à Rouen pour aller au cinéma. Seule Sylviane, reste à la villa. A leur retour, les Kaas découvrent Sylviane morte, criblée de balles. Sylviane semble s'être battu, les policiers pensent à un cambriolage qui a mal tourné.

Mais, très vite, une rumeur prend corps. Et si c'était Kass qui avait tué sa femme... L'enquête piétine jusqu'au jour où, un an et demi après le meurtre de Sylviane, André Kaas est arrêté sur la base de témoignages de petits "dealers" locaux qui l'accusent d'avoir commandité le meurtre de sa femme. Kaas et ses prétendus hommes de main sont emprisonnés.

L'enquête, d'abord menée par les gendarmes, est reprise par la brigade des stupéfiants. L'affaire semble "pliée" lorsque Joseph Schmit, procureur fraîchement arrivé à Rouen récupère le dossier et s'y plonge. Avec Christophe Hondelatte, il égrène les incohérences du dossier qui mèneront au non-lieu pour les trois hommes.

Aujourd'hui, André Kaas, qui a tout perdu, se bat pour obtenir de l'Etat un dédommagement plus conséquent que les 70 000 euros versés pour les 3 ans de prison. L'affaire n'est pas close et le meurtrier de Sylviane Kaas court toujours...

Intervenants dans cette émission :
  • André Kaas
  • Joseph Schmit, procureur de la République de Rouen
  • Nathalie Kaas, Jérôme Kaas, Julien Kaas, enfants de Sylviane et d'André Kaas
  • Jean-Louis Martinez, de la Section de Recherches de la gendarmerie de Rouen
  • Michèle Decourcelle, mère de Sylviane Kaas
  • Maître Philippe Sarda, avocat de la famille Kaas
  • Malek Mestoui, complice présumé d'André Kass
  • Maître Patrick Ben Bouali, avocat d'André Kaas
  • Jean-Luc Viaux, expert psychologue
  • Maître Philippe Lescène, avocat de Malek Mestoui
Saison 7 - Épisode 10
Catégories : Affaire Irrésolue - Crime Organisé - Meurtre - Mystère
Épisode 68Michel Pinneteau - Les Corps sans Tête de l'Esteron (17 Juin 2007)

18 mars 1999, dans la vallée de l'Esteron, un homme découvre des sacs poubelles contenant des restes humains. Trois corps, dont celui d'une femme, auxquels manquent les mains et les têtes. Le premier corps identifié par les gendarmes de Nice est celui de Jean-Pierre Calligaris. Connu pour des affaires de stupéfiants en région parisienne, le Corse s'était mis au vert depuis peu, vers Antibes. Puis les gendarmes apprennent que le Corse était devenu l'ami et le garde du corps de

Francis Ben Mokthar, truand réputé de la Côte-d'Azur, et de sa compagne italienne Teresa Conte. Les analyses démontrent qu'il s'agit bien des deux autres victimes. Le milieu murmure que Ben Mokthar aurait de deux à cinq millions d'euros, en liquide, qu'il cacherait dans une villa de Juan-les-Pins. Un mobile probable du triple meurtre.

Avec le colonel Jean-Marc Deletang, responsable de l'enquête, Christophe Hondelatte revient sur les premières pistes de l'enquête et sur ce tuyau qui aiguille les gendarmes vers Michel Pinneteau. Selon des proches des victimes, celles-ci devaient dîner chez Pinneteau, un fromager de la région, le 27 février. Depuis ce jour, les téléphones des victimes ont cessé de fonctionner… Les gendarmes qui s'intéressent à Pinneteau découvrent un honnête commerçant de plus de soixante ans. Mais qui a des goûts de luxe et, surtout, qui a fait de la prison pour une affaire de stups. A l'époque, son complice s'appelait Francis Ben Mokhtar… Arrêté en septembre 1999, Pinneteau est mis en examen pour les trois assassinats. Le fromager aurait empoisonné ses convives, puis dépecé les corps avant de les jeter, pour s'emparer du butin de Ben Mokhtar, dont on retrouve une partie sur le compte de Pinneteau.

Le fromager nie mais sa version des faits semble farfelue et ne cesse d'évoluer. Le procès de Pinneteau s'ouvre en novembre 2002, devant les assises de Nice. Eric de Montgolfier, procureur de la République, raconte pour Faites entrer l'accusé le coup de théâtre de ce procès. Le procureur reçoit une lettre d'un ancien co-détenu de Pinneteau qui affirme détenir des informations de premier choix. Une fois la lettre transmise à la présidente de la cour, l'audience est suspendue. Et un supplément d'information demandé. L'enquête reprend début 2003. Le détenu déclare que Pinneteau l'a chargé de faire disparaître l'arme du triple assassinat et les gendarmes retrouvent en effet l'arme chez un ami de Pinneteau. Le procès reprend en septembre 2004. Le fromager est condamné à trente ans de prison et fait aussitôt appel.

Le procès en appel se déroule en mai 2006 à Aix-en-Provence. L'affaire ne passionne plus, l'issue semble certaine. Mais Pinneteau, 1,6 m et soixante-six ans, paraît chétif et ses avocats n'ont aucun mal à convaincre que ce petit homme est physiquement incapable d'avoir découpé et transporté trois corps. Et puis, ils invoquent une mystérieuse mafia d'hommes cagoulés qui effraierait encore Pinneteau et expliquerait ses mensonges. A la surprise générale, le fromager est acquitté. Avec Christophe Hondelatte, Eric Dupond-Moretti, avocat de Michel Pinneteau et artisan de l'acquittement revient sur le verdict et la demande d'indemnisation pour son client. Pinneteau écope de cinq ans pour le vol de l'argent de Ben Mokhtar, mais le mystère des corps sans tête de l'Esteron reste entier…

Intervenants dans cette émission :
  • Jean-Marc Martin, agent de la DDE
  • Lieutenant-colonel Jacques Fombonne, gendarme
  • Adjudant-chef Gérard André
  • Colonel Jean-Marc Delétang, directeur d'enquête
  • Adjudant-chef Christian Serre, Brigade de recherche de Nice
  • Jean-Noël Vignal, expert anthropologue
  • Eric de Montgolfier, procureur de la République de Nice
  • Mario Agneta, avocat général au TGI de Nice
  • Roland Mahy, avocat général au TGI d'Aix
  • Maître Michel Cardix, avocat de Michel Pinneteau
  • Maître Marc Concas, avocat de Joëlle Pinneteau
  • Maître Bernard Ginez, avocat de Joëlle Pinneteau
  • Maître Philippe Armani, avocat de la famille Ben Mokhtar
  • Maître Julien Pinelli, avocat de la famille Calligaris
  • Maître Eric Dupond-Moretti, avocat de Michel Pinneteau
  • Didier Chalumeau, journaliste à Nice Matin
  • Stéphane Durand Souffland, journaliste au Figaro

Retour à la grille des épisodes de cette saison

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