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"Il est une bonne chose d'être passionné de documentaires, car ceux-ci lorsqu'ils sont gravés dans la mémoire nous sont utiles pour le reste de notre vie."
| Épisode 33 | Action Directe - L'Assassinat de Georges Besse (06 Février 2005) |
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Action directe : Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani… En février 2005 cela fera 18 ans qu'ils ont été condamnés à la prison à perpétuité pour l'assassinat de Georges Besse. Joëlle Aubron a été libérée en juin dernier pour raisons médicales et bientôt les trois autres pourront demander une libération conditionnelle. La justice devra dire si on peut aujourd'hui libérer sans risques et sans regrets, ceux qui le 17 novembre 1986, ont abattu Georges Besse, le PDG de la Régie Renault. Faites entrer l'accusé retrace l'enquête hors du commun qui a mené à l'arrestation du noyau dur de l'organisation clandestine et à la fin du "terrorisme à la française". Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 34 | Marcel Barbeault - Le Tueur de l'Ombre (13 Février 2005) |
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Au début des années 70, une série de meurtres ensanglante la ville de Nogent-sur-Oise. Les victimes sont des femmes, repérées à l'avance, traquées alors qu'elles rentrent chez elles après le travail. Elles sont ensuite violentées et tuées. Les meurtres vont se répéter pendant sept ans. Et pendant sept ans, dès la nuit tombée, la peur règne sur la ville. L'enquête pour démasquer "le tueur de l'ombre" mobilise des centaines de policiers. Mais il faudra l'arrivée à Nogent d'un "flic hors pair", pour qu'on arrête Marcel Barbeault. Un homme simple, mari et père modèle, mais un homme qui, la nuit tombée, parcourt les rues pour tuer. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 35 | Les Postiches (20 Février 2005) |
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Eté 2004, un tueur en série défraye la chronique : Michel Fourniret, le présumé "tueur des Ardennes". Fait inhabituel, l'homme réside dans une luxueuse demeure et il semble assez riche. D'où tient-il sa fortune ? En plein mois de juillet, Libération titre à la une : "Fourniret a braqué le butin des Postiches"... C'est le scoop ! Plus de vingt ans après ses premiers faits d'armes, l'équipe de braqueurs devenue légendaire, revient au cœur de l'actualité... Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 36 | La Disparition du Pasteur Doucé (27 Février 2005) |
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Joseph Doucé était homosexuel et pasteur, fondateur du Centre du christ libérateur, une congrégation réservée aux minorités sexuelles. En 1990, il disparaît sans laisser de trace. Quinze ans plus tard, sa mort reste une énigme totale... C'est probablement l'une des pages les plus noires de l'histoire de la police française. En revenant sur le mystère de la disparition de Doucé, Faites entrer l'accusé tente de faire la lumière sur le monde opaque du Groupe d'enquête et de recherche, la section la plus secrète des Renseignements généraux. Jeudi 19 juillet 1990, 19h30. Joseph Doucé, pasteur des marginaux, des transsexuels, des sadomasochistes et aussi des pédophiles, rentre chez lui, où il est attendu par son compagnon, Guy Bondar. Une heure plus tard, deux hommes sonnent à sa porte, exhibent une carte de police et demandent au pasteur de les suivre. Au départ, Guy Bondar ne s'affole pas. Il le savait, Doucé était surveillé par les Renseignements généraux et Bondar imagine une garde à vue qui se prolonge. Mais le temps passe et l'inquiétude le gagne. Il alerte l'IGS, la police des polices. L'enquête sur la disparition du pasteur est confiée à la Brigade criminelle. Aux yeux des policiers, très vite, émerge un suspect : Jean-Marc Dufourg, l'inspecteur des RG chargé de la surveillance du pasteur. C'est un adepte des méthodes musclées. Il n'hésite pas à se qualifier lui-même de "sale flic". Treize jours après la disparition du pasteur, les journaux révèlent que Joseph Doucé était suivi par les RG. Les journaux parlent de "réseaux pédophiles" et s'interrogent sur ceux qui auraient eu de bonnes raisons de vouloir le faire disparaître. On dit que Joseph Doucé possèderait un fichier de près de dix mille noms de "déviants sexuels". Des personnalités du monde politique et du show-business y figureraient. Jean-Marc Dufourg est entendu sur la disparition du pasteur. Les policiers de la crim' imaginent que Dufourg et son équipe ont pu perdre leur sang-froid après des filatures sans succès, et décidé de faire "cracher des noms" au pasteur. Et c'est la bavure. Mais pour étayer ce scénario, il n'y a aucun élément concret et Jean-Marc Dufourg ne parle pas. Au contraire, l'inspecteur retourne la situation et passe à l'offensive. Il prend pour avocat Me Jacques Vergès et déclare que sa hiérarchie lui a donné l'ordre de recruter de jeunes garçons prostitués pour compromettre trois personnalités. L'affaire Doucé fait la "une", mais on a presque oublié le pasteur, qui a disparu depuis maintenant trois mois. Et puis, le 17 octobre 1990, un cadavre est découvert en forêt, près de Rambouillet. C'est celui du pasteur. L'affaire Doucé devient "le fait-divers de l'année" mais plus rien ne se passe. L'inspecteur Dufourg est révoqué de la police et il est condamné à vingt mois de prison avec sursis par le tribunal de Nanterre pour avoir tiré des coups de feu à travers la porte d'un "informateur". Aujourd'hui personne ne sait qui a enlevé et tué le Pasteur Doucé. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 37 | Joël Matencio - Groupe 666 (13 Mars 2005) |
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Durant l'été 1976, une véritable psychose règne sur la région de Grenoble. Un groupe terroriste, faction des Brigades rouges, le Groupe 666, enlève, menace, revendique et tue... Tout commence le 22 juin 1976, par un courrier reçu à la rédaction du journal Le Dauphiné libéré : "Chiens de capitalistes, nous avons enlevé deux de vos esclaves ". La lettre, signée "Brigades rouges Groupe 666", revendique deux enlèvements : ceux de Christian Leroy, un chauffeur de car de 24 ans et Muriel Trabelsi, une jeune mère célibataire de 21 ans. Les mystérieux correspondants réclament 350 millions de francs (53 millions d'euro), somme à réunir pour le surlendemain... Les policiers apprennent très vite que Christian et Muriel sont amants et s'interrogent : et si tout cela n'était qu'un coup monté par les kidnappés eux-mêmes, pour se faire de l'argent facile destiné à financer une escapade amoureuse ? Qui sont vraiment les otages : victimes ou auteurs de leur propre enlèvement ? Un mois plus tard, une autre lettre revendique un troisième enlèvement. Celui d'une jeune femme de 21 ans : Olga. Dès lors, une seule priorité : retrouver les otages vivants et mettre le Groupe 666 hors d'état de nuire. Ce groupe multiplie les communiqués de presse et les appels téléphoniques pour faire connaître ses revendications. Des revendications complètement farfelues ! Il faut rendre les transports en commun gratuits, les grandes surfaces doivent distribuer leurs marchandises aux pauvres et chaque Français doit payer la somme de 5 francs... sinon les otages seront exécutés ! Les enquêteurs n'y comprennent rien ! À cette époque, les Brigades rouges sont inconnues en France. Mais depuis des années, elles pratiquent, en Italie, enlèvements, séquestrations, demandes de rançons et assassinats. Grenoble n'est pas loin de l'Italie ; les menaces du Groupe 666 semblent crédibles... L'affaire est prise en main par les plus hautes autorités. Michel Poniatowski, Ministre de l'Intérieur, et Robert Pandraud, directeur de la Police nationale, se rendent à Grenoble pour motiver leurs troupes ! Mais les semaines passent et l'enquête n'avance pas... Et puis un jour, les policiers reçoivent une lettre : "Puisque vous êtes incapables de trouver, on va vous aider". A l'issue d'un véritable jeu de piste, la police retrouve les corps de Muriel et de Christian, dans la forêt de Chamrousse. Maintenant, il faut faire vite : Olga, la troisième otage, est peut-être toujours en vie. Les policiers sortent alors leur joker : ils font diffuser la voix du "porte-parole du Groupe 666" par toutes les radios et toutes les télés. Le 19 octobre 1976, à 20 heures, la France écoute "la voix du tueur"... Et la voix "parle" ! Un policier de Grenoble reconnaît son beau-frère : un certain Joël Matencio, 28 ans. Il est arrêté le lendemain, à Paris. Devant les policiers, Joël Matencio raconte qu'il a été victime d'un chantage. On menaçait de tuer sa femme et son fils s'il n'acceptait pas de faire passer les messages. Quant à Olga, il ne sait pas où elle se trouve, ni même si elle est encore vivante... Le procès de Joël Matencio s'ouvre le 23 août 1981. Un procès qui ne révèle ni les circonstances, ni le mobile des crimes et n'apporte pas vraiment de réponse sur les complicités potentielles dont a pu bénéficier Matencio... La peine de mort venant d'être abolie, Matencio est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Deux mois plus tard, il finit par avouer à sa grand-mère l'emplacement du corps d'Olga, qui sera retrouvé dans un bois. Joël Matencio est aujourd'hui libre. Les "Brigades rouges, Groupe 666" n'existent pas. C'est bien lui, et lui seul, qui a tué Christian, Muriel et Olga. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 38 | L'Enlèvement du Baron Empain (10 Avril 2005) |
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3 janvier 1978. Le baron Edouard-Jean Empain, héritier de la dynastie industrielle Empain-Schneider, est enlevé devant son domicile parisien, avenue Foche. Edouard Jean-Empain, baron richissime au physique de play-boy, a tout pour être heureux. A 41 ans, il est à la tête d'un empire colossal : pas moins de 300 sociétés, 150 000 employés et 22 milliards de chiffre d'affaire. Ce matin du 23 janvier 1978, il sort du parking de son immeuble. Soudain, sa voiture est stoppée par une fourgonnette dont surgissent des hommes armés et cagoulés. Le baron est enlevé. L'opération dure moins d'une minute. Une structure permanente de coordination est aussitôt mise sur pied au ministère de l'Intérieur. On met en place un très important dispositif policier. Les routes sont barrées, des fouilles sont pratiquées à chaque porte de Paris et aux frontières. En vain. Pendant ce temps-là, le baron Empain est face à ses ravisseurs. Leur motivation : l'argent. Il aura la vie sauve contre 80 millions de francs (plus de 12 millions d'euro). Une somme colossale. En attendant, bâillonné, menottes aux poignets, des chaînes autour du cou, il est enfermé sous une tente où il peut à peine tenir debout. Pour prouver leur détermination et faire pression sur sa famille, les ravisseurs l'amputent d'un doigt : l'auriculaire gauche, qu'ils envoient à sa femme. Après presque deux mois de détention et plusieurs tentatives de remise de rançon ratées, commence un long jeu de piste. Pendant plusieurs jours, un policier déguisé en "employé de bureau", la veste truffée de micros, sillonne Paris et sa banlieue, allant de message en relais et de relais en message. Il a avec lui deux sacs postaux pleins de coupures de papiers journaux ! Le 24 mars 1978, le "faux-employé", reçoit l'ordre d'aller garer sa voiture à hauteur de la borne 13, sur l'autoroute A6. Et là, tout s'accélère. Deux hommes cagoulés, mitraillette à la main, surgissent de derrière un monticule, c'est la fusillade. Bilan : trois blessés, dont deux policiers, et un mort, Daniel Duchâteau, l'un des truands. Son complice est capturé blessé. Il est conduit à la crim' pour être cuisiné… Le lendemain, un homme maigre et hagard erre dans les rues de Paris. C'est le baron Empain, libéré suite à l'échec de la remise de rançon. Il découvre avec stupeur à l'issue de son cauchemar, qu'il est loin d'être le héros d'une aventure infernale, mais bel et bien la victime fragile et banalisée d'un fait-divers crapuleux. Sa vie privée dans tous ses détails, a été fouillée par la police et étalée devant le public par les médias. Le procès s'ouvre en décembre 1982. Après 16 jours de débats, la cour d'assises de Paris a infligé des peines sévères aux accusés, allant de 15 à 20 ans de réclusion criminelle pour les ravisseurs et de 2 à 5 ans pour leurs complices. Mais le dossier Empain garde sa part d'ombre. On ne connait toujours pas le commanditaire de l'enlèvement, ni le mobile exact du rapt. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 39 | Alfredo Stranieri - Voleur de Vies (17 Avril 2005) |
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Après s'être débarrassé de ses victimes, Alfredo Stranieri s'installe dans leur vie et s'approprie leur maison, leur voiture, leurs vêtements, leurs comptes en banque. Pendant des mois, il vit sans remords, prend "l'apéro" et joue au foot dans le jardin au-dessus de leurs dépouilles, dans l'indifférence de toutes les polices de France. L'affaire Stranieri, une affaire de disparition... Fin 1997, Alfredo Stranieri répond à une petite annonce publiée par un couple de restaurateurs. Frédéric Adman et sa compagne Nathalie Girard veulent vendre le New Love, une boîte de nuit à Viry-Chatillon. Le 7 novembre, la vente est signée. Six jours plus tard, le couple disparaît... Au commissariat, où Claude Girard déclare la disparition de sa fille, l'affaire est vite enterrée. Le couple est majeur, rien ne justifie l'ouverture d'une enquête. On se contente d'une RIF, une Recherche dans l'Intérêt des Familles, pure formalité administrative. Durant plus d'un an, Claude Girard recherche sa fille Nathalie, dans l'indifférence générale. Pendant ce temps-là, Stranieri, lui, gère l'établissement et vide les comptes bancaires de ses victimes. Le 4 janvier 1999, il tend un guet-apens à Simon Cohen, un commerçant qui a passé une annonce pour vendre sa Jaguar. Stranieri, propose à Cohen de le retrouver dans "sa" discothèque, le New Love pour conclure l'affaire. Le rendez-vous tourne au traquenard. Alfredo Stranieri le paye avec une rafale de 22 long rifle. Simon Cohen, grièvement blessé, parvient à s'échapper et se réfugie dans un pavillon voisin. Recherché pour tentative de meurtre, Stranieri réussit à filer et reprend sa cavale mortelle. En mars 1999, dans l'Aveyron, il sélectionne dans les petites annonces une auberge à Bez-de-Naussac : La Bouriate. L'endroit est à son goût : luxueux et isolé. L'acte de vente est signé le 10 avril. Deux jours plus tard, les deux propriétaires, Nicole Rousseau et son ami Claude Mouly s'évaporent... Stranieri s'installe à la Bouriate. Mais Corinne Mouly, inquiète de ne plus avoir de nouvelles de son père, alerte la gendarmerie. Les enquêteurs découvrent alors que Stranieri est recherché pour la tentative d'assassinat sur Simon Cohen. Il est aussitôt arrêté. Quelques jours plus tard, on retrouve les corps de Frédéric Adman et Nathalie Girard dans le jardin du New Love et ceux de Nicole Rousseau et Claude Mouly à proximité de la Bouriate. Après deux procès, Stranieri est finalement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. | |
