Faites entrer l'Accusé - Saison 04
Liste des Épisodes avec leur Résumé

Logo énigme, profanations, crimes sexuels, mythomanie, banditisme, couple, femmes, erreur judiciaire, famille, irresponsabilité, infanticide, réseau, crimes passionnels, peine de mort, pédophilie
Saison 04 - Épisodes 27 à 32
Saison 04 - Épisode 08
Catégorie : Tueur en Série
Épisode 27Thierry Paulin - Le Tueur de Vieilles Dames (01 Juillet 2004)

Homosexuel, travesti, toxicomane et à l’occasion gigolo; Thierry Paulin, figure de “la nuit parisienne”, habitué du Palace. Il est l’auteur présumé des meurtres de 21 femmes âgées, à Paris, dans les années 80. Faites entrer l’accusé retrace le parcours sanguinaire de ce tueur inclassable à la fois monstre et acteur des années fric des années frime.

Entre octobre et novembre 1984, huit femmes âgées du 18ème arrondissement sont suivies jusqu’à leur domicile. Là, elles sont agressées, torturées puis froidement assassinées. Leurs maigres économies sont volées … Le seul mobile semble être l’argent … Alors pourquoi tant de violence ? Une véritable psychose s’empare de la capitale. Le fait divers devient l’objet d’un affrontement politique entre gauche et droite, autour de l’obsession sécuritaire. Daniel Vaillant, ministre de l’intérieur de Lionel Jospin, à l’époque conseiller municipal dans le 18ème, était au coeur de la polémique et témoigne de la tension qui régnait à Paris. Entre décembre 85 et juin 86, onze autres femmes sont à leur tour retrouvées mortes chez elles, étranglées, étouffées ou asphyxiées…

Les policiers qui n’ont aucune piste pour cerner l’identité du ou des meurtriers, mettent en place un dispositif exceptionnel et multiplient les descentes dans les milieux marginaux. Pourtant, le tueur de vieilles dames passe à travers les mailles du filet… Et tue encore. L’inspecteur divisionnaire Bernard Laithier revient sur les péripéties de cette enquête hors norme. 1987 : la série noire reprend, avec trois nouveaux meurtres de vieilles dames et plusieurs agressions. Mais cette fois-ci, il y a des survivantes. L’une d’entre elles donne aux policiers le signalement de son agresseur : un garçon métis, les cheveux décolorés et portant une boucle d’oreille.

C’est grâce à ce signalement qu’un commissaire de police arrête par hasard, l’homme que toutes les polices traquent depuis trois ans … Le commissaire Francis Jacob raconte l’interpellation de Thierry Paulin. Placé en garde-à-vue, Thierry Paulin avoue. En 48 heures, il reconnaît les meurtres et dénonce son complice sur la première série de crimes : Jean-Thierry Mathurin, un ancien amant. Paulin donne des détails et semble n’éprouver aucun remord … Ses victimes n’étaient pour lui que des “cartes bleues”. Alors qui est vraiment Thierry Paulin ? Pourquoi tue-t-il ? Et pourquoi avec tant de violence ? Comment passe t-on d’une personnalité à l’autre : fêtard branché la nuit et tueur le jour ?

Ses amis de l’époque évoquent un garçon sympathique et serviable, parfois un peu violent, mais à l’opposé du sadique “tueur de vieilles dames” … Serge Bornstein, expert psychiatre, évoque ses entretiens avec le tueur … Incarcéré à Fleury-Mérogis, Thierry Paulin ne sera jamais jugé. Atteint du sida, il est mort en prison en 1989. Quant à Jean-Thierry Mathurin, il est condamné en 1991, à la réclusion criminelle à perpétuité, pour sa participation à 7 meurtres.

Saison 04 - Épisode 09
Catégories : Drame Familial - Meurtres - Mystère
Épisode 28Alexi - La Tuerie de Louveciennes (08 Juillet 2004)

Alexi, 16 ans, fils d’un riche homme d’affaire russe était apparemment un adolescent sans problème. Et pourtant en 1995, il avoue un sextuple meurtre, celui de son père, de sa belle mère, des parents de celle-ci et de deux amis de la famille. Alexi à l’issue de son procès en 1998, ne sera condamné qu’à 8 ans de prison…

26 février 1995, les policiers de Versailles découvrent six corps éparpillés à tous les étages d’une villa cossue de Louveciennes. Les victimes sont toutes d’origine russe. Seuls survivants : le fils Alexi qui a donné l’alerte et sa demi-soeur de deux ans, Nathalie, trouvée endormie dans son berceau… Jules Couppey, expert en balistique découvre dans la maison un véritable arsenal. Alexi avoue vite et en détail les meurtres devant Pierre Adisson, le policier qui l’interroge, puis devant le juge d’instruction et même devant le psychiatre père.

Le jeune homme est écroué. Sa mère Raïssa vient de Moscou pour le soutenir. Neuf mois après son incarcération, coup de théâtre, l’adolescent se rétracte, il n’a pas commis les crimes, le tueur est un mystérieux homme en noir. Dès lors, deux parties vont s’affronter. D’un côté juge d’instruction et procureur qui ne croiront jamais à cette version. De l’autre, famille, avocats et certains journalistes persuadés de l’innocence d’Alexi et qui en accumulent les preuves. Le père, Eugène, faisait en Russie des affaires pas très claires dans des domaines, bois et pétrole, où les conflits se règlent à cette époque à coups de kalachnikov.Il se sentait menacé depuis un certain temps, il parlait d’hommes de la mafia à ses trousses.

Le juge d’instruction, sous la pression des avocats, diligente une enquête à Moscou, mais les policiers rentrent bredouilles. Pourtant, un fait va relancer la piste russe. C’est l’assassinat, en Biélorussie du frère d’Eugène, Dimitri qui avait repris ses affaires. André Pochtarev, procureur de Russie a informé la justice française qu’un lien entre les deux affaires lui paraîssait certain…

Le juge d’instruction doit boucler le dossier sous peine de devoir relâcher Alexi. L’adolescent est renvoyé devant les Assises. À la barre, ses avocats convaincus qu’il n’a pu commettre le crime relèvent les erreurs de l’expertise balistique. Après un procès houleux, Alexi écope d’une peine ambiguë. Son avocat Maître Henri Leclerc, parle d’un vrai jugement de Salomon… Aujourd’hui Alexi vit dans le plus strict anonymat.

Saison 04 - Épisode 10
Catégorie : Terrorisme
Épisode 29Human Bomb - Prise d'Otages à La Maternelle (15 Juillet 2004)

Le 15 mai 1993, un peu avant 7h du matin, deux commandos de l’unité d’élite du RAID font à l’école maternelle du Commandant Charcot, à Neuilly. Trois balles atteignent l’homme couché au sol, sa mort est instantanée. Sa “neutralisation” est l’épilogue d’une terrible prise d’otages qui a mobilisé les médias et angoissé la France entière.

Tout commence à 9h30 le jeudi 13 mai 1993, lorsque l’institutrice de la classe maternelle n°8 vient prévenir la directrice de l’école : un homme cagoulé et armé a pénétré dans la salle où se trouvent une vingtaine d’enfants de 3 à 4 ans. L’homme ne parle pas, etcommunique par le biais de documents tapés sur ordinateur : “ Ceci est une prise d’otages”. Il précise également qu’il est muni d’explosifs.

Les premiers policiers sont sur place en quelques minutes. Les médias aussi. La prise d’otages a lieu à Neuilly, dans la ville dont Nicolas Sarkozy est Maire. À l’époque, il est aussi Ministre du budget, et porte-parole du gouvernement. Il arrive sur les lieux quelques heures seulement après le début de la prise d’otages. Sont également présents : le préfet des Hauts-de-Seine Charles-Noël Hardy, Marcel Leclerc, conseiller de Charles Pasqua et le procureur de la république de Nanterre, Pierre Lyon-Caen. Les hommes du RAID prennent position, prêts à intervenir. L’homme se fait appeler “HB” pour “ Human Bomb” et porte constamment une cagoule sur la tête.

Il ne parle pas et refuse qu’on entende sa voix, pour ne pas être identifié. Il réclame une rançon de 100 millions de francs. L’affaire mobilise toutes les chaînes de TV, toutes les radios. Par mesure de sécurité, les informations sont distillées au comptegouttes à la presse. L’homme a en effet une télévision et la radio avec lui. Il ne faut pas le renseigner sur la position des policiers et ne pas le “froisser”. Alors, la presse exerce une forme “d’auto censure”.

D’autant qu’HB utilise les médias. Pour être sûr que ses revendications sont bien claires, il veut rencontrer un journaliste de TF1. Jean-Pierre About revient sur ce moment incroyable où il dût s’improviser négociateur… 13h40 : Un premier enfant est libéré. L’espoir renaît. Puis un deuxième, Lucas sort dans les bras de son papa, Pierre Narboni, qui a participé aux négociations. Père et fils reviennent aujourd’hui sur ces longues heures d’angoisse et d’émotion. Une partie de l’argent de la rançon est versée à “HB” qui libère d’autres enfants en échange. Mais à la nuit tombée, il y a encore 6 fillettes à l’intérieur. Elle resteront prisonnières jusqu’à l’assaut final, 31 heures plus tard.

Quand tout est fini, Charles Pasqua annonce devant les micros des reporters : “Le forcené est mort, les enfants sont en bonne santé. Force est restée à la loi”On découvre sa carte d’identité sur lui après sa mort. Cette fois, “HB” a un nom : Erick Schmitt. Un homme ordinaire dont la vie était loin d’être une “success-story”. Pour Richard Bonnafous, l’un de ses amis, il avait prévu de se faire abattre, un peu comme s’il avait “organisé” son propre suicide… Pourtant, moins de deux mois après la prise d’otages, l’affaire rebondit avec un article paru dans la revue “justice” du Syndicat de la Magistrature. Plusieurs magistrats dont Alain Vogelweith, posent une question : Erick Schmitt a-t-il été abattu pendant son sommeil ?

La polémique s’installe … Finalement, le juge Prache rend un non-lieu : les policiers étaient en état de légitime défense. Pour la justice, il n’y a plus d’affaire “HB”. Quelques heures avant sa mort, “HB” écrivait : « Prisonnier de mes rêves les plus fous : je suis mal assis sur une petite chaise de bambin… Alors, revenons à cette mort dont je sens à peine, mais sûrement, la faux s’affûter sur ma nuque. Mort je le suis, il fallait l’être, je m’y suis préparé… »

Saison 04 - Épisode 11
Catégories : Braquage - Psychiatrie - Tueur en Série - Tueur Fou
Épisode 30Roberto Succo - Succo Le Fou (22 Juillet 2004)

En 1987, un homme en treillis militaire sème la terreur en Savoie. La nuit du 27 avril, nuit de pleine lune, deux personnes, France Vu Dinh et le Dr Michel Astoul, sont enlevés séparément, à quelques heures d’intervalle. Une troisième personne : un chauffeur de taxi, échappe au rapt et au vol de sa voiture. Le lendemain, les journaux titrent sur "Le ravisseur de la pleine lune".

Roberto Succo tue, viole, cambriole. Et il ne se fait jamais prendre. Jusqu’au jour où, en 1988, il abat un inspecteur depolice à Toulon et en blesse grièvement un autre. Roberto Succo prend la fuite.Il est l’homme le plus recherché de France : "L’ennemi public N°1, le tueur fou"… Succo est pris par la police en Italie, le 28 février 1988. Et on découvre son histoire : Roberto est né près de Venise, dans une famille studieuse. Il a tué son père et sa mère quand il avait 19 ans. Roberto Succo est fou. Il ne peut être jugé et il est interné en hôpital psychiatrique. Cinq ans plus tard, Succo s’évade. Direction : la France… Et là, il va kidnapper, tuer, violer…

Qui est le ravisseur de la pleine lune ? Qui est Roberto Succo ? Roberto Succo est un tueur violent et multirécidiviste. Schizophrène, assassin ; Roberto Succo a laissé derrière lui un sillage de morts et une vingtaine de dossiers non résolus. Sur son chemin, l’homme a laissé des traces, des souvenirs sanglants. Ce documentaire donnera avant tout la parole à ses victimes : madame Morandin, l’épouse d’un inspecteur de la PJ, abattu d’une balle en pleine tête. Françoise Vannaz, une institutrice de 33 ans, prise en otage en Suisse. Jacky Volpe, ancien petit truand Toulonnais. Succo lui a tiré dessus. Depuis il se déplace en chaise roulante. Jean-Marie Ribère, chauffeur de taxi : il a échappé de peu à la folie de Succo.

Pourquoi tue-t-il ? Nous retournerons sur les lieux de l’enfance de Succo, en Italie. Les psychiatres et les avocats qui l’ont côtoyé lors du meurtre de ses parents évoqueront la personnalité insondable de ce personnage torturé. Mais l’histoire de Roberto Succo, le tueur fou, c’est aussi celle d’une enquête policière hors du commun. À la tête de l’enquête, un jeune juge d’instruction : Jean-Pierre Bernard. À la suite du meurtre de l’inspecteur Morandin, il perquisitionne dans l’appartement que Succo a loué à Toulon. Et là, le juge se trouve face aux pièces éparpillées d’un puzzle d’une incroyable complexité.

Armes, pièces d’identité, permis de conduire, cartes grises diverses et variées, munitions, factures, chéquiers volés, plaques d’immatriculation… Jean-Pierre Bernard reviendra en détail sur cette enquête épopée.

Il rassemblera devant nous, une à une, les pièces du puzzle. Nous montrerons comment le moindre détail est minutieusement exploité afin de faire toute la lumière sur le parcours obscur du "tueur fou". Succo est signalé en Suisse. Il est capturé en Italie. Trois mois après son arrestation, Succo se suicide dans sa cellule de prison. Il avait 26 ans et au moins sept meurtres sur la conscience. Pour certains, il emporte avec lui son mystère. Pour d’autres, ses victimes, il échappe de nouveau à la justice.

La vie de Roberto Succo a fait l’objet de livres, de films de fiction, de pièces de théâtre. À chaque parution, les réactions sont vives. Manifestations, pétitions, boycotts… Pour les gendarmes et les policiers, Succo est un tueur de flic. Pour d’autres il est un personnage romanesque, source d’inspiration artistique, d’interrogations métaphysiques…

Saison 04 - Épisode 12
Catégories : Braquage - Crime Organisé - Insolite
Épisode 31Albert Spaggiari - Le Casse du Siècle (29 Juillet 2004)

Faites entrer l’accusé retrace le parcours d’Albert Spaggiari, personnalité ambiguë, à la fois séducteur désinvolte à la Arsène Lupin et militant violent de toutes les causes nationalistes. Société Générale de Nice, 20 juillet 1976. L’annonce du casse du siècle est à la Une de tous les médias. Le fric-frac a été découvert la veille par Charles Battistelli, employé à la Société Générale, le premier à être entré dans la salle des coffres.dans cette salle, un vrai capharnaüm : photos intimes affichées, sol jonché d’objets divers, de bijoux de pacotille, ceux qui n’ont pas intéressé les voleurs. Les casseurs ont signé leur coup d’un mot collé sur une armoire : ni armes, ni violence et sans haine.

Les policiers refont à l’envers le parcours des voleurs Ils passent par un tunnel de 8 mètres creusé dans la roche, puis les égouts de Nice, puis la rivière souterraine du Paillon. Tout au long, le sol est jonché de matériel. Peu d’indices, mais une seule certitude, la logistique est sans précédent. Le casse a été fait par une grosse équipe, des bandits expérimentés. Une rafle est lancée dans le milieu marseillais. Certains voyous donnent un nom, celui d’Albert Spaggiari.

Spaggiari, le petit photographe niçois, commence par nier Il veut négocier ses aveux, il a des amitiés haut placées, il ne parlera que devant un grand personnage du ministère de l’intérieur. Maître Jacques Peyrat son avocat, actuel maire de Nice, assiste aux aveux de Spaggiari devant Honoré Gévaudan, l’un des plus importants flics de France. Des mois de préparation, des semaines de travaux en sous-sol ; dans les égouts, les casseurs ont fini par apprivoiser les rats.

Fanfaron, hâbleur, provocateur, Spaggiari devient pour l’opinion publique une sorte de mythe, mandrin qui vole les riches sans haine, ni violence et sans armes. Et pourtant l’homme est plus complexe qu’il n’y paraît. Le casse, il le revendique au nom d’une organisation chargée d’aider les fascistes du monde entier. Ancien d’Indochine, il a été membre de l’OAS et a même voulu assassiner de Gaulle. Depuis il continue à militer dans les mouvements nationalistes. Robert, son ami l’a accompagné dans ses combats et ses errances.

Après son arrestation, Spaggiari ne reste pas longtemps en prison. Le 10 mars 1977, Il s’évade par la fenêtre du bureau du juge d’instruction. Une évasion très facile, trop facile selon certains. A-t-il bénéficié d’aide de ses amis politiques, notamment d’anciens OAS proches du maire de Nice Jacques Médecin ? La polémique lancée par la presse de gauche permet la mise en ballottage du maire lors des municipales de 1977. Le juge d’instruction Richard Bouazis et Me Jacques Peyrat, se souviendront toujours de cette évasion et de ses conséquences.

Spaggiari en cavale devient le premier "bandit médiatique". Il donne régulièrement de ses nouvelles à la presse, écrit des livres. Il fraie aussi en Amérique du sud avec la fine fleur du fascisme international. Lassé de la cavale, ruiné, malade d’un cancer de la gorge, Spaggiari tente de négocier sa reddition. Mais il meurt en 1989, à 57 ans, en exil en Italie, après douze années passées à se grimer et à fuir. Sa compagne ramène elle-même le corps de Spaggiari en France. Il est enterré à Hyères, dans le Var. Devant les caméras de télévision, il avait pourtant demandé à être incinéré…

Saison 04 - Épisode 13
Catégories : Crimes Sexuels - Tueur en Série
Épisode 32Guy Georges - Le Tueur de l'Est Parisien (12 Août 2004)

Dans l’esprit du public, Guy Georges est aujourd’hui l’archétype du criminel sexuel, du tueur en série. Une figure du monde contemporain qui inspire tout à la fois : la peur, le dégoût, la réprobation mais aussi la fascination. Mais au-delà de cette fascination, l’affaire Guy Georges est celle qui va imposer, pour le public et pour le législateur, le principe du fichage ADN. Véritable révolution dans le domaine de l’investigation policière, le relevé d’empreintes ADN permet d’identifier le meurtrier. Et, pour la première fois, cette technique est largement médiatisée.

Automne 1997. Un homme terrorise la capitale. Coup sur coup, il vient de tuer deux jeunes femmes : Estelle Magd et Magali Sirotti, retrouvées violées et égorgées à leur domicile, près de la Bastille. À chaque fois, l’homme a procédé de la même manière. Les policiers sont sur la piste d’un meurtrier hors normes. Martine Monteil, Directrice de la P.J et à l’époque chef de la Crim’, revient sur les péripéties de cette enquête hors du commun.

Y-a-t-il un serial-killer dans Paris ? Une femme en est convaincue. Cette femme, c’est Anne Gautier, la mère d’Hélène Frinking, 27 ans, assassinée à son domicile en juillet 95. Son meurtre ressemble trait pour trait à ceux de l’automne 97. Grâce aux empreintes ADN relevées sur les lieux du crime, le juge d’instruction Gilbert Thiel reçoit la confirmation scientifique de cette intuition. Mais en l’absence d’un fichier ADN centralisé, impossible d’identifier le meurtrier. Pourtant, ces empreintes génétiques sont déjà bien connues. En effet, en 94 et 95, trois jeunes femmes sont attaquées en rentrant chez elles. Et là aussi Guy Georges avait laissé des traces…

Automne 1997 : Avec deux nouvelles victimes et la pression des médias, il y a urgence à trouver le "tueur de l’Est parisien". Au Laboratoire de biologie moléculaire de Nantes, sont conservées des milliers d’empreintes génétiques prélevées au cours d’enquêtes criminelles. Le docteur Olivier Pascal va les comparer une par une avec le code ADN du tueur de l’Est parisien. En mars 98, il découvre avec stupeur que depuis près de 3 ans, il possède sans le savoir, l’identité du tueur. En effet, en septembre 95, l’ADN d’un certain Guy Georges, a été prélevé lors d’une affaire de meurtres dans des parkings.

Guy George est arrêté et commence par tout nier. Mais face aux preuves matérielles, il finit par avouer les 7 meurtres devant le policier qui l’interroge, Mr Vielfaure. Le 20 mars 2001, Guy George comparaît devant la cour d’assises de Paris, souriant et décontracté et, d’emblée, il se rétracte. Mais au cours du procès, Guy Georges craque. Il avoue de nouveau tous les meurtres. Dès lors, sa personnalité "crève l’écran". Son silence d’abord et puis ses aveux : La vie, le passé, les motivations du criminel deviennent matière à débat. Les témoignages de gens qui l’ont connu comme Gabriel Thibault, ancien instituteur de Guy Georges ou du Dr Philippe Tersand, psychiatre, et surtout ami du tueur, s’étalent dans la presse à grand tirage.

Réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Les jurés ont suivi le réquisitoire de l’avocat général, Evelyne Lesieur. L’assassin regarde la foule une dernière fois, baisse la tête, puis repart en prison, encadré par les hommes du GIPN. Crime sexuel, meurtres en série, profilage, fichage ADN. L’affaire Guy Georges est un condensé des problématiques les plus actuelles en terme de criminalité et d’investigations policières. On pourrait presque dire un "cas d’école"…

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