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"Il est une bonne chose d'être passionné de documentaires, car ceux-ci lorsqu'ils sont gravés dans la mémoire nous sont utiles pour le reste de notre vie."
| Épisode 12 (No. 012 - Réf. S03E01) | L'Assassinat du Petit Grégory (10 Juillet 2003) |
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16 octobre 1984, 21 h 15 à Lépanges, dans les Vosges. Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé mort, flottant pieds et poings liés dans la Vologne. Depuis 17 h 15, sa mère, Christine, le recherche. Elle l'avait laissé jouer sans surveillance devant leur pavillon. Le lendemain, Jean-Marie Villemin reçoit une lettre revendiquant le crime : "Voilà ma vengeance, pauvre con". Son auteur ? Un mystérieux corbeau. Pour Jean-Michel Lambert, qui va devenir "le petit juge" le plus célèbre de France, le corbeau est le coupable. Encore faut-il savoir qui il est ! Bernard Laroche, un cousin jaloux ? Ou Christine, la propre mère de l'enfant ? L'affaire Grégory est le fait divers le plus marquant de ces trente dernières années. Pourtant, à ce jour, c'est la première fois qu'un documentaire exhaustif est consacré à cette affaire. Cela fait maintenant 20 ans. Et pourtant, les circonstances de la mort de Grégory restent encore totalement mystérieuses. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Malgré des années d'instruction, aucune de ces questions n'ont trouvé de réponse. Résultat : un père qui rend lui-même la justice à coup de fusil. L'honneur d'une mère traîné dans la boue, une famille entière exposée à la curiosité de la presse et à l'opprobre de l'opinion publique. L'affaire Grégory, c'est avant toute chose l'histoire d'une catastrophe judiciaire. Des gendarmes, des policiers, trois juges d'instruction, des dizaines d'experts, des mètres cubes de procès verbaux pour un résultat nul… Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 13 (No. 013 - Réf. S03E02) | Christian Ranucci - L'Énigme du Pull-Over Rouge (17 Juillet 2003) |
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Le lundi 3 juin 1974, Marie-Dolorès, 8 ans, est enlevée près de chez elle, à Marseille, tandis qu’elle joue avec son frère. Les deux enfants sont accostés par un homme qui leur demande de l’aide pour retrouver son chien. La petite fille monte dans la voiture de l’inconnu. Un témoin assiste à la scène. Le même jour, midi et demi, à quelques kilomètres de là… Christian Ranucci est au volant d’une Peugeot 304 de couleur grise. Il brûle un stop à un carrefour et percute une voiture. Le jeune homme prend la fuite. Des témoins notent son numéro d’immatriculation. On fait le rapprochement avec l’enlèvement. Christian Ranucci est interpellé et passe aux aveux après 19 heures de garde-à-vue. La disparition et le meurtre de la petite Marie Dolorès sont médiatisés à l’extrême. Alors que Ranucci est encore en garde-à-vue, les quotidiens annoncent "l’arrestation du meurtrier". Et avant même l’inculpation de Ranucci, certains journalistes évoquent son châtiment : la peine de mort. Le mardi 9 mars 1976 débute le procès de Christian Ranucci devant la Cour d’Assises d’Aix-en-Provence. L’opinion publique l’a déjà condamné. L’enlèvement et le meurtre du petit Philippe Bertrand, au même moment, ne font qu’ajouter de la vigueur à la vindicte populaire. Après seulement deux jours de débats, Christian Ranucci est condamné à mort. En 1978, Gilles Perrault publie Le Pull-over rouge, une minutieuse contre-enquête sur l’affaire Ranucci. Il y explore un dossier bourré de contre-vérités, une instruction menée à la va-vite, des auditions de témoins contradictoires… Il parvient ainsi à faire naître le doute sur la culpabilité de l’accusé. Le succès du livre et de ses thèses est spectaculaire. Coupable ou innocent ? Le saura-t-on jamais ? Une chose est certaine : la justice aurait tout à gagner si elle acceptait un nouveau procès pour le meurtre de Marie-Dolorès. | |
| Épisode 14 (No. 014 - Réf. S03E03) | L'Assassinat du Juge Michel (24 Juillet 2003) |
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Le 21 octobre 1981, Pierre Michel, 38 ans, premier juge d'instruction à Marseille est abattu par deux tueurs alors qu'il regagnait son domicile. Trois coups de feu, à bout portant. Une exécution à la “Marseillaise”. L'histoire du juge Michel, c'est l'histoire d'un homme en guerre contre les barons de la drogue de la “French connexion”. C'est aussi l'histoire des “grands flics” qui, pendant plus de dix ans, vont tout mettre en oeuvre pour mettre les assassins du juge sous les verrous. Les caïds marseillais ne manquaient pas de raisons pour vouloir la peau de Pierre Michel. Mais une affaire intéresse plus particulièrement les inspecteurs. Le 8 juillet 1981, un laboratoire de fabrication d'héroïne est démantelé à Saint-Maximin, dans le Var, sous la direction du juge Michel. Une dizaine de personnes sont inculpées, dont Homère Filippi et Marc Chambault. Au domicile de Marc Chambault on trouve un nom et une adresse : celle de Gaëtan Zampa. Le juge Michel veut la peau de Zampa depuis longtemps, alors il va tout faire pour obtenir les aveux de Chambault. Il convoque le criminel dans son bureau pour le 23 octobre 1981. Mais Pierre Michel ne pourra se rendre à ce rendez-vous : il est abattu deux jours avant. Pour les enquêteurs, Zampa devient donc le suspect n° 1. Il est arrêté le 27 décembre 1983. Le 16 août 1984, Zampa est retrouvé pendu dans sa cellule à la maison d'arrêt des Baumettes. Au printemps 1986, deux truands Français, Philippe Wiesgrill et François Scapula, sont arrêtés en Suisse pour une grosse affaire de drogue. Ils risquent de fortes peines de prison et veulent passer un accord avec la justice suisse : ils sont prêts à donner les noms des assassins du juge Michel. François Checchi, disent-il, est le tueur et Charles Altiéri, le conducteur de la moto. Les commanditaires de l'assassinat sont François Girard et Homère Philippi. Au terme de deux procès, où vont défiler le ban et l'arrière-ban du milieu marseillais, ces hommes seront tous condamnés à perpétuité. Mais le mystère est-il pour autant résolu ? Philippi, en cavale, n'a jamais comparu devant les juges. Girard et Altièri, aujourd'hui encore, se disent innocents. Quant au rôle de Zampa dans la mort de Pierre Michel, il ne sera jamais établi. | |
| Épisode 15 (No. 015 - Réf. S03E04) | Christine Malèvre - La Mort au Bout de l'Aiguille (31 Juillet 2003) |
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En janvier 2003, Christine Malèvre, infirmière de l'hôpital de Mantes-la-Jolie, comparait devant la Cour d'Assises de Versailles pour sept assassinats. Elle aurait tué ses propres patients. Elle risque la réclusion criminelle à perpétuité : la prison à vie. En face d'elle, des familles l'accusent d'avoir tué leur père, leur mari, leur femme… Lorsque l'affaire Malèvre sort dans les médias en 1998, on nous raconte l'histoire d'une infirmière compatissante, dévouée, attentive aux souffrances des malades et qui a aidé certains de ses patients en fin de vie, à mourir. Il s'agit d'euthanasie et en cela Christine Malèvre n'est-elle pas en avance sur son époque ? Mais soudain, l'image se trouble, on parle d'une personnalité perverse, d'une tueuse en série… Et l'on raconte l'histoire d'une femme qui, un soir, administre en 3 minutes à l'un de ses patients, la dose de morphine prévue pour 12 heures. Qui est donc Christine Malèvre ? Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 16 (No. 016 - Réf. S03E05) | Patrick Dils - Marathon pour un Acquittement (07 Août 2003) |
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Patrick Dils a 16 ans quand on l'accuse du pire des crimes : avoir tué deux petits enfants, à coups de pierre. Il avoue, est condamné à perpétuité… puis acquitté à 31 ans, après 15 longues années de prison et trois procès. Il a perdu la moitié de sa vie dans les prisons françaises. Lorsqu'il est interpellé en avril 1987, Dils est un garçon faible et renfermé. Au bout de 30 heures de garde-à-vue, il finit par avouer aux policiers, puis au juge d'instruction, et même à sa mère… Difficile de faire machine arrière quand on a réitéré à six reprises des aveux qualifiés de "circonstanciés". Les aveux, la "reine des preuves" dans notre système judiciaire… Pourquoi avouer un crime que l'on a pas commis ? Comment revenir en arrière et lutter contre le poids des aveux ? Retour sur "la plus grande erreur judiciaire depuis l'affaire Dreyfus", selon maître Florand, avocat de Patrick Dils. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 17 (No. 017 - Réf. S03E06) | Jean-Louis Turquin - Voyage au Bout de La Haine (14 Août 2003) |
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Le 21 mars 1991 à 7 heures 15, Jean-Louis Turquin, 41 ans, vétérinaire à Nice, téléphone au commissariat central de Nice pour signaler la disparition de son fils Charles-Edouard âgé de 8 ans. Il déclare aux policiers que la veille, son fils s’est couché vers 21 heures. Ils occupent tous deux des lits jumeaux dans la même chambre de sa grande maison du quartier de Gairaut sur les hauteurs niçoises. Les policiers explorent en premier la piste de la fugue ou de l’enlèvement mais l’enfant n’a rien emporté : ni objet personnel ni vêtements et les chiens policiers perdent sa trace à la sortie de la maison. Mais en poursuivant leurs investigations sur la vie privée des parents de Charles-Edouard, les enquêteurs s’orientent très vite vers la thèse d’un enlèvement familial. En effet, au terme d’une lente dégradation de ses relations avec son mari, Michèle Turquin a quitté le domicile conjugal en février 1991 et a entamé une procédure de divorce. Après avoir fait pratiquer des analyses génétiques, il a la confirmation, en janvier 1991, qu’il n’est vraisemblablement pas le père de Charles-Edouard. S’en suit une violente altercation au cours de laquelle il asperge sa femme de gaz lacrymogène. Cet évènement la mène à se réfugier chez des amis. | |
| Épisode 18 (No. 018 - Réf. S03E07) | François Besse - Lieutenant de Mesrine (21 Août 2003) |
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En 2002, François Besse, "bandit d'honneur", lieutenant de Jacques Mesrine, "l'anguille", évadé six fois de prison, a été jugé aux Assises de Paris et condamné après un réquisitoire très "indulgent" à 8 ans de prison. Pourtant, dans les années 70, il avait été condamné à mort ! Besse : une légende, un destin exceptionnel. Trente ans de braquages et de prises d'otages d'Angoulême à Tanger, en passant par Paris, la Belgique et l'Espagne. Mais François Besse, c'est surtout le "roi de l'évasion..." Six fois il a tiré sa révérence ; des prisons belges, françaises ou espagnoles. Et à chaque fois avec une imagination exceptionnelle : du briquet pour faire fondre les vitres blindées de sa cellule, à l'arme collée par un complice sous le banc du tribunal où il est jugé. Aucun mur ne résiste à François Besse... Mêmes ceux des QHS, les quartiers de haute sécurité d'où personne n'est censé pouvoir s'évader... Pour échapper à la justice, Besse est prêt à tout : même à se tirer une balle dans le ventre ! C'est au QHS de la prison de la Santé que Besse fait la connaissance de l'ennemi public n°1 : Jacques Mesrine.... C'est le début d'une amitié mythique... Besse s'associe au combat anti-QHS mené par Mesrine et d'autres prisonniers. Un combat soutenu par la presse de gauche et aussi par une partie de l'intelligentsia française dont Sartre, Deleuze et Foucault qui militent contre les conditions de détention des prisonniers... Et le 8 mai 1978, Mesrine et Besse réussissent un pari jugé impossible, l'évasion de la prison de la Santé. Besse devient alors le "lieutenant de Mesrine"... C'est le début de la "grande cavale". Ensemble, ils dévalisent une armurerie, braquent le casino de Deauville et réussissent à échapper aux gendarmes après une course-poursuite rocambolesque... Une fuite semée de prises d'otages et de fanfaronnades médiatiques. Besse et Mesrine deviennent de vrais héros populaires dont les journaux, comme Libération, racontent les exploits jugés "révolutionnaires"... Besse continue un moment sa cavale avec Mesrine... Mais bientôt leurs "routes professionnelles" divergent. François Besse continue sa carrière en solo jusqu'en Amérique du Sud où il sera trafiquant d'armes. Plus tard, il réussira d'autres évasions spectaculaires en Belgique et en Espagne... Ultime évasion, symbolique celle-ci, il fera courir le bruit de sa mort pour que la police cesse de le rechercher. Et ça marche ! Jusqu'au jour où François Besse est finalement arrêté au Maroc et extradé vers la France. François Besse comparait en 2002 devant les Assises de Paris où il désavoue son passé de bandit... Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 19 (No. 019 - Réf. S03E08) | Marc Dutroux - Le Démon Belge (28 Août 2003) |
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Le 15 août 1996, la Belgique et l'Europe entière découvrent le nom et le visage de Marc Dutroux. Un nom qui va être associé à la plus grande histoire judiciaire de la Belgique et qui va plonger tout un peuple dans l'horreur et la colère. Ce jour-là, on retrouve deux fillettes Sabine, 12 ans et Laetitia, 14 ans, disparues l'une depuis deux mois et l'autre depuis une semaine. Elles sont vivantes, mais elles ont subi d'innommables abus sexuels durant leur détention dans une cave. Cette libération est obtenue à la suite des aveux de Dutroux, un homme de 39 ans déjà bien connu des services de police… Notamment pour des actes de pédophilie. Le 17 août, Marc Dutroux fait une autre révélation aux policiers : les corps de deux fillettes, Julie Lejeune et Mélissa Russo, 8 ans toutes les deux, disparues depuis le 24 juin 95 sont enterrées dans une des maisons de Dutroux. Mais la liste macabre ne s'arrête pas là, Dutroux révèle trois jours plus tard qu'il a aussi enlevé, fin août 1995 à Ostende, deux jeunes filles, An Marchal, 19 ans et Eefje Lambrecks, 17 ans. Leurs corps sont aussi retrouvés dans le jardin de l'une des maisons de Dutroux. En découvrant peu à peu l'histoire de Marc Dutroux, la Belgique s'interroge… Pourquoi avoir remis en liberté Dutroux alors qu'il avait déjà en 1989 enlevé et violé cinq jeunes filles ? Pourquoi les gendarmes ne sont-ils pas parvenus à l'identifier plus tôt ? N'a-t-il pas bénéficié de protections ? La justice a-t-elle fait son travail ? Enfin, Dutroux n'est-il qu'un pervers isolé ou existe-t-il un véritable réseau pédophile avec, à sa tête, un dénommé Michel Nihoul ? Le 14 octobre 1996, nouveau coup de théâtre. Le juge d'instruction qui avait réussi à retrouver les deux fillettes vivantes est dessaisi de l'enquête. Le peuple belge ne comprend pas cette éviction et une semaine plus tard 325 000 personnes manifestent dans les rues de Bruxelles leur désir de justice. C'est la marche blanche : la plus grande manifestation populaire en Belgique depuis la deuxième guerre mondiale. Tout le pays est en crise et réclame la vérité sur l'affaire Dutroux. Une commission d'enquête parlementaire est créée et les auditions sont retransmises en direct à la télévision. Mais il n'y aura, en deux mois, aucune révélation sur d'éventuelles protections, on ne fera que montrer qu'il y a eu d'innombrables dysfonctionnements au niveau des autorités policières et judiciaires. Après sept interminables années d'instruction, le procès devrait enfin avoir lieu fin 2003 ou début 2004. Ce procès, bien entendu, va fasciner l'opinion à cause de la personnalité monstrueuse de Dutroux, mais sa culpabilité n'est pas le seul enjeu du procès… La véritable question est de savoir si ce monstre a pu bénéficier de protections et si d'autres personnes, avec lui, avaient constitué des "réseaux de l'horreur". | |
