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| Épisode 01 (No. 147 - Réf. S12E01) | Abderrazzak Zhiba - L'Homme du Ferry (30 Octobre 2011) |
| Durée : 79 Minutes | Une émission de Guillaume Maury |
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*** Première émission du magazine judiciaire Faites entrer l'Accusé avec Frédérique Lantieri comme animatrice.
Anne-Laure Urvoy & Abderrazzak ZibhaIntroductionEnquête sur Abderrazzak Zibha - Durée: 0Min : 39SecCette histoire, c'est celle d'une traque éclair, d'une course contre la montre pour mettre la main sur le meurtrier d'Anne-Laure Urvoy, une jeune ingénieure de la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne. Quand les gendarmes découvrent son corps, chez elle, dans une flaque de sang, ils soupçonnent très vite son ex-petit ami, Abderrazzak Zibha. Mais le fugitif est déjà en route pour l'Algérie. Un pays qui n'extrade pas ses ressortissants. Qu'à cela ne tienne ! Le parquet de Montauban et les gendarmes de Toulouse vont monter en moins de 24 heures l'une des opérations d'arrestation les plus spectaculaires : pour Zibha, ils ont détourné un ferry. Une première en France. Il faut dire qu'Anne-Laure n'avait que 27 ans. Jeune, brillante, c'était une jeune fille sans histoires et un cadre très apprécié à la centrale nucléaire de Golfech. Quand ses collègues se sont aperçus de son absence, le mercredi 21 novembre 2007, ils se sont tout de suite inquiétés et ont harcelé les gendarmes pour qu'ils se rendent à son domicile. C'est là qu'on la découvre, baignant dans son sang, avec de nombreuses plaies, des fractures, des ecchymoses sur le visage, et une écharpe nouée autour du cou. Sur la scène de crime, pas d'arme ni d'effraction, mais une succession d'indices qui montrent que le meurtrier a tout fait pour retarder la découverte du corps, le temps de se mettre à l'abri… Alors, très vite, les soupçons se portent sur l'ex d'Anne-Laure, un certain Abderrazzak Zibha. Les voisins l'ont vu chez elle ces derniers jours, et il a subitement disparu depuis le meurtre. Et quand l'enquête s'étoffe un peu plus, elle révèle un homme violent aux multiples visages : avec Anne-Laure, de 21 ans sa cadette, il joue l'amoureux transi, tandis qu'en région parisienne, où il réside quand il n'est pas chez elle, c'est un séducteur invétéré qui promet de belles noces et une vie de famille épanouie à chacune de ses conquêtes. Zibha cache un autre secret à Anne-Laure : il est déjà marié. La jeune femme a pourtant cru qu'elle allait l'épouser. Au début de l'année 2007, le couple a même fixé une date. Les préparatifs avançaient. Il ne manquait que l'extrait de naissance du futur époux pour publier les bans. Un futur époux qui esquivait, embourbé dans ses mensonges. Alors, un jour, exaspérée par tant de mystères, Anne-Laure a tout annulé. Avait-elle découvert sa double vie ? Possible. Ce qui est sûr, c'est qu'il a tenté de recoller les morceaux mais qu'elle a refusé de céder. Ce mercredi 21 novembre, le ton est monté, Anne-Laure a lâché le mot de trop. Le mot "qui tue". Zibha s'en est pris violemment à elle. Il l'a battue, lui a asséné trois coups de bêche, avant de l'étrangler et de prendre la fuite. Quand les gendarmes le comprennent, ils ont 24 heures de retard sur le meurtrier. Grâce aux «fadettes», les facturations détaillées de son portable, ils découvrent que l'homme tente de rejoindre l'Algérie. Il est même en mer depuis 6 heures, à bord du Corse. Alors, le parquet tente le tout pour le tout ! La mer est démontée : pas question d'intervenir par hélicoptère, il faut détourner le bateau. L'intervention est une première. Le commandant de bord craint pour la sécurité de ses 300 passagers ; le procureur a peur de se tromper, alors qu'il s'engage dans une opération extrêmement coûteuse pour la SNCM… et la justice ! A deux heures du matin, le Corse entre dans la rade de Toulon, où l'attendent les gendarmes de la brigade maritime et ceux de Toulouse. En moins d'une heure, l'opération commando est une réussite. Abderrazzak Zibha avoue. Jugé devant la Cour d'Assises de Montauban, "l'homme du ferry", écope de 27 ans de prison, sans peine de sûreté. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 02 (No. 148 - Réf. S12E02) | Poncé Gaudissard - Les Mystères de Meyrargues (06 Novembre 2011) |
| Durée : 80 Minutes | Une émission de Ionut Teianu |
Poncé GaudissardLe crime est barbare et le mobile incompréhensible. Quand une mère et sa fille sont retrouvées mortes, chez elles, à Meyrargues (13), ligotées, et égorgées dans leur maison en feu, l'affaire fait grand bruit. Pendant des mois, les gendarmes font et refont «l'entourage» des deux femmes. Pendant des mois, ils multiplient les prélèvements génétiques. Et c'est finalement une autre agression, commise à Pertuis, qui les mettra sur la piste. Celle d'un homme dont ils étaient pourtant tout près. Un homme qui ne passera jamais aux aveux, contre lequel ils n'ont aucune preuve matérielle, mais dont le passé pèsera lourd devant les jurés. 31 mars 2003. Ce sont les collègues de Chantal d'Amato qui préviennent les secours, inquiets de ne pas la voir arriver au bureau. Audrey, sa fille de 24 ans, est elle aussi absente de son travail. Mais quand les pompiers enfoncent la porte de la maison, ils découvrent le corps de Chantal, saucissonné avec du scotch. Dans la pièce voisine, celui d'Audrey gît sur un lit, attaché avec des fils électriques, un bâillon sur les yeux, le visage lacéré de coups de couteau. Et visiblement, le meurtrier s'est acharné sur la fille. Face à la monstruosité du crime, les gendarmes sortent les grands moyens. Ils veulent absolument connaître le profil psychologique de l'assassin. Pour la première fois en France, un profileur intervient, et son expertise est claire : le meurtrier connaît les victimes, il en veut à Audrey, et son sang-froid dénote une certaine «habitude». Il s'agit probablement d'un récidiviste, qui recommencera encore…. Les enquêteurs n'ont qu'une piste : des traces ADN retrouvées sur les lieux du crime. La famille, les voisins, les collègues… tout le monde y passe. Des centaines de tests génétiques sont réalisés mais rien n'y fait ! L'empreinte digitale et le sang retrouvés chez les d'Amato ne correspondent à personne. Il faut attendre un an pour que l'enquête rebondisse. Le 2 février 2004, à Pertuis, dans la banlieue d'Aix-en-Provence, un homme s'en prend à sa belle soeur. Il l'agresse dans son appartement, la viole et jure de la tuer. Pris en flagrant délit, Poncé Gaudissard n'aura pas le temps de mettre ses menaces à exécution. Mais le mari de la victime alerte les policiers : cet homme travaille aux Cars des pays d'Aix, la société de transports qui employait la jeune fille de Meyrargues : Audrey d'Amato ! Les gendarmes ont enfin un suspect solide ! Un couteau, des câbles électriques… Le mode opératoire est le même. Et surtout, Poncé Gaudissard est un violeur récidiviste au casier judiciaire long comme le bras. En garde à vue, Gaudissard nie tout en bloc. Aucun élément matériel ne permet de lui coller l'assassinat de Meyrargues sur le dos. Les empreintes trouvées sur les lieux du crime ne sont pas les siennes. Mais les gendarmes n'en démordent pas. Et un an plus tard, ils interpellent à nouveau Gaudissard, persuadés d'avoir découvert son mobile : une lettre envoyée à la société de transports du chauffeur de bus. Le courrier, signé de la main du Procureur, exige des renseignements sur Gaudissard pour indemniser l'une de ses anciennes victimes. C'est Audrey d'Amato qui a traité le dossier ! La jeune fille aurait donc découvert le passé de son collègue. Le 1er juillet 2008, le procès s'ouvre avec un dossier sans aveux ni preuves matérielles, mais beaucoup d'anciennes victimes qui défilent à la barre. Poncé Gaudissard écope de 30 ans de prison. Mais il continue à crier son innocence et, un mois avant le second procès en appel, les faits semblent lui donner raison. L'ADN parle enfin ! Presque sept ans après le meurtre de Chantal et Audrey, les traces ADN retrouvées chez les victimes parlent enfin ! Elles appartiennent à un homme qui vit en Picardie . Un coup de théâtre incroyable…. Qui tourne finalement court. Car le laboratoire s'est trompé ! Les premiers prélèvements ADN sont finalement déclarés inexploitables. Et Gaudissard repasse devant les Assises, où il voit sa peine aggravée. Le jury le condamne cette fois à la perpétuité. | |
| Épisode 03 (No. 149 - Réf. S12E03) | Youssouf Fofana - Le Cerveau du Gang des Barbares (13 Novembre 2011) |
| Durée : 80 Minutes | Une émission de Clémence Badault |
Youssouf Fofana20 Heures le Journal sur France 2 - 25 Février 2006Enquête sur les Activités du « Gang des Barbares » - Durée: 2Min : 22SecInterview sur les activités du « Gang des barbares ». Témoignages des autres cibles de Fofana : l'ancien président de MSF, Rony Brauman ; le PDG d'Arte, Jérome Clément ; l'avocat Maître Joseph Cohen-Saban.Il avait 23 ans. Il s'appelait Ilan Halimi. Il était juif. Son calvaire a duré 24 jours. Enfermé dans la cave d'un immeuble de Bagneux, le jeune homme a été torturé, nuit et jour, tandis que les hommes de la Brigade Criminelle tentaient, dans la plus grande discrétion, de mettre la main sur ses ravisseurs. Jusqu'au bout, ils ont espéré arracher Ilan des mains de ses ravisseurs. On a retrouvé le jeune homme agonisant le long d'une voie ferrée, le 13 février 2006. Quand le «Gang des Barbares» et son chef, Youssouf Fofana, sont tombés, il a fallu comprendre. Crime crapuleux ou crime antisémite ? Le fait divers sordide est devenu une affaire d'Etat. Ilan Halimi est enlevé le 20 janvier 2006. Un soir de shabbat. Dès le lendemain, sa petite amie reçoit par mail une demande de rançon de 450 000 euros. En pièce jointe, une photographie d'Ilan, le visage scotché, un pistolet sur la tempe. La brigade criminelle prend l'affaire au sérieux, même si le mobile de l'enlèvement n'est pas évident : Ilan n'est pas connu des services de police ; il est vendeur en téléphonie et sa famille n'est pas fortunée. Mais les policiers décident de travailler en toute discrétion pour ne pas éveiller les soupçons des ravisseurs. Les enquêteurs sont rapidement convaincus qu'Ilan est tombé dans un piège que lui a tendu un appât. Le soir de sa disparition, il avait rendez-vous avec une mystérieuse jeune fille, une esthéticienne. Etrangement, elle a utilisé une carte sans abonnement pour le contacter. En remontant cette piste, les policiers découvrent que la puce a été utilisée par d'autres jeunes filles, qui tentaient d'appâter des hommes du même profil qu'Ilan. Grace à eux, ils parviennent à établir le portrait robot de l'une d'elle. Mais la piste ne les mène pas plus loin… Dans le même temps, les policiers tentent de remonter jusqu'à l'homme qui envoie les demandes de rançon à la famille. Mais ses appels téléphoniques sont brefs, ou proviennent d'Afrique. Et quand il se connecte à un ordinateur, il prend soin de changer régulièrement de cybercafé. Il faut attendre le 2 février pour qu'une caméra de surveillance enregistre l'image du suspect. Son visage est en partie dissimulé par une écharpe. Mais les policiers ont maintenant la confirmation qu'il s'agit d'un homme de type africain. Ils diffusent sa photo dans tous les commissariats de Paris et de banlieue, informent leurs collègues. Les policiers de Villefuif, réagissent : un mois plus tôt, un agent immobilier a fait l'objet d'un piège très semblable : appâté par une fille qui se prétendait esthéticienne, l'homme a été conduit dans une cité d'Arcueil où il a été tabassé, avant que ses ravisseurs ne prennent peur et ne s'enfuient…. La crim fait une rapide et surtout discrète enquête de voisinage, qui ne les conduit nulle part. La piste était pourtant bonne : Ilan Halimi est séquestré tout près de là… à Bagneux. Pendant ce temps là, les ravisseurs s'impatientent. Le 29 janvier, ils ont contacté le rabbin Zini, en espérant mobiliser la communauté juive et accélérer le paiement de la rançon. Mais lorsqu'une remise de rançon est tentée, le 6 février, avec le père d'Ilan, les ravisseurs ne se montrent pas. Les policiers décident de rompre tout contact avec eux. Une semaine plus tard, on retrouve Ilan à Sainte Geneviève des Bois, nu, tondu, brûlé. Les policiers ont échoué. Ils rendent alors l'affaire publique. Ils diffusent le portrait robot de l'un des appâts et la photo du suspect. Dès le 15 février, une femme se présente aux policiers : la fille du portrait robot, c'est elle ! Grâce à son témoignage, le « gang des barbares » est démantelé : 27 hommes et femmes, de 17 à 32 ans. Le cerveau du gang, c'est Youssouf Fofana, un caïd de banlieue. C'est lui qui a pensé à kidnapper un jeune juif, parce que, dira-t-il, «les juifs ont de l'argent, et qu'ils sont solidaires». Il a recruté des appâts, des geôliers, monté toute une entreprise criminelle. C'est une fille de 17 ans surnommée Yalda qui a appâté Ilan. L'opération devait durer trois jours ; elle s'est éternisée 24 jours, pendant lesquels Ilan a été séquestré dans des conditions de plus en plus épouvantables. Jusqu'à ce que Fofana, incapable de contrôler ses hommes plus longtemps, l'assassine de plusieurs coups de couteau, avant de le brûler. Dès la découverte du corps, la famille d'Ilan et la communauté juive, dénoncent le caractère antisémite du crime. Dans les journaux, les milieux politiques, l'affaire prend une dimension nationale, qu'elle gardera tout au long du procès. Au terme de la première instance, le garde des sceaux demande même publiquement que le Parquet fasse appel d'un verdict, que la famille Halimi juge trop clément. Si Fofana a été condamné à la peine maximale, la perpétuité assortie de 22 ans de sûreté, ses complices ont pris de 5 à 15 ans. Le procès en appel ne changera pas beaucoup la donne. La peine de Yalda, condamnée à 9 ans en première instance, est confirmée. | |
| Épisode 04 (No. 150 - Réf. S12E04) | Franck Siegler / Robert Moris - Retour à la Case Prison (20 Novembre 2011) |
| Durée : 86 Minutes | Une émission de Stéphane Ghez |
Franck SieglerUn meurtre, deux coupables. Mais lequel des deux a assassiné Philippe Vuillet ? Franck Siegler ou Robert Moris ? Cette affaire, c'est celle de deux complices récidivistes, qui se renvoient la balle, parce qu'ils refusent d'admettre qu'ils ont tué un homme, sans raison, sans mobile… Un homme qui vivait tranquillement en Alsace, aux côtés de sa compagne, et ne demandait qu'une chose : avoir des amis et se lancer dans le métier dont il rêvait, la puériculture. Un amour des enfants, que Siegler et Moris n'ont peut-être pas compris… Quand Sylvie rentre chez elle, ce 20 mars 2007, elle sait que Philippe sera de bonne humeur, qu'il aura plein de choses à lui raconter. Ce jour-là, son compagnon avait rendezvous avec la directrice d'une crèche, pour un stage. Un emploi dont le trentenaire rêvait, et qu'il venait enfin de décrocher ! Mais Philippe n'est pas à la maison… Inquiète, elle se rend à la gendarmerie, où elle tombe des nues en s'entendant répondre que Philippe Vuillet est adulte, et qu'il a tout simplement dû mettre les voiles ! Incrédules, la jeune femme et ses beaux-parents se lancent à sa recherche, sans succès. Dans les jours qui suivent, d'autres événements viennent encore les alarmer : la voiture de Sylvie disparaît, des sommes d'argent inhabituelles sont débitées du compte de Philippe et un mystérieux détective privé téléphone à Sylvie pour lui dire que que son compagnon est accusé d'actes pédophiles, et qu'il est en fuite ! Qui plus est, en danger de mort. Un certain Robert Moris lui en veut… Sylvie retourne voir les gendarmes, avec ces nouveaux éléments et, là encore, ils la renvoient dans ses foyers, persuadés que Philippe a tout simplement refait sa vie ailleurs. Ils en sont sûrs car, en étudiant les appels qu'il a passés de son portable, ils ont découvert le numéro d'une femme, à Paris. Elle leur a même passé Philippe Vuillet, qui était chez elle. Pour la famille de Philippe, c'est une histoire de fous ! Alors, pour obliger les gendarmes à poursuivre l'enquête, elle a une idée : porter plainte contre Philippe pour le vol de la voiture de Sylvie ! Et ça marche ! Quelques jours plus tard, une patrouille de la BAC parisienne repère la voiture volée, et arrête son conducteur. Il se présente : Philippe Vuillet. Mais quand les policiers passent ses empreintes au fichier, ils ont une sacrée surprise. Non seulement l'homme qu'ils viennent d'arrêter n'est pas Philippe Vuillet, mais c'est un détenu en cavale : un certain Franck Siegler ! Du coup, l'affaire rebondit en Alsace où le procureur s'intéresse maintenant sérieusement à la disparition du compagnon de Sylvie, muni d'une autre piste : celle du dénommé Robert Moris, l'homme dénoncé par le «détective». Car ce nom est aussi connu des services de police. Comme par hasard, l'homme a fait de la prison avec Siegler. Des complices ? Peut être… Placé en garde à vue, Moris est moins costaud que Siegler. Après quelques versions contradictoires, il finit par craquer. Philippe Vuillet a bien été assassiné et Franck Siegler est le meurtrier. Son mobile ? Une haine des pédophiles, et Siegler était persuadé que Philippe l'était. C'est pour cela qu'il l'a drogué, ligoté, conduit en voiture jusqu'à un champ désert puis attaché à une herse avant de l'étrangler à l'aide d'une sangle. Moris l'aurait assisté, impuissant, complice malgré lui. Il conduit les policiers jusqu'au corps. Interrogé, Siegler refuse de passer aux aveux. Glacial et manipulateur, il préfère se construire une image de justicier… quitte à s'accuser d'autres meurtres qu'il n'a même pas commis. Depuis sa cellule, il joue au chat et à la souris avec le juge d'instruction, promet de lui parler, puis s'y refuse. Finalement, il renvoie la balle à Moris et l'accuse à son tour du meurtre de Philippe Vuillet. Le procès des deux meurtriers s'ouvre à Colmar en décembre 2009. Mais il ne permettra pas de trancher. L'appel non plus. L'audience a mis en lumière une homosexualité refoulée chez Moris qui pourrait expliquer qu'il projette sur Siegler ses propres fantasmes. Du côté de Siegler, un mobile crapuleux avec le vol de la voiture et des chéquiers… Mais ni l'un ni l'autre des procès ne permettra de savoir lequel des deux hommes a réellement instigué cet assassinat. Une chose est sûre : l'un n'aurait pas agi sans l'autre. Moris a été condamné à 30 ans de prison, Siegler à la réclusion criminelle à perpétuité. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 05 (No. 151 - Réf. S12E05) | Michel Ambras - L'Homme à la Cigarette (27 Novembre 2011) |
| Durée : 70 Minutes | Une émission de Nicolas Glimois |
Michel AmbrasC'est un simple mégot de cigarette qui a confondu le meurtrier de Willy Pomonti. Un mégot qui a «parlé» dix ans après le crime. L'architecte à la retraite avait été torturé à la perceuse. On l'a retrouvé, le 16 avril 1996, mort de douleur, dans sa maison de La Celle- Saint-Cloud. Mais sans les progrès techniques en matière d'analyse ADN, l'affaire serait close et l'assassin, Michel Ambras, courrait toujours ! Quand on découvre le crime, les murs, les meubles sont maculés de sang. Au sol, les experts retrouvent des dents. Le retraité a le crâne fracassé, les doigts écrasés, et sur les cuisses et les mains, de curieuses perforations. Le médecin légiste, qui l'examine, n'en revient pas… Willy Pomonti a été torturé à la perceuse jusqu'à l'arrêt cardiaque. Du jamais vu pour l'expert. Devant l'horreur du crime, la PJ de Versailles multiplie les auditions. Famille, voisinage… Qui pouvait en vouloir à ce point au retraité ? Un client ? Un rival ? Mais l'hypothèse d'une vengeance tourne court. L'homme était apprécié de tous et ne comptait pas d'ennemi. Dans la maison, les policiers ne relèvent aucune trace d'effraction. Quelques objets ont bien disparu : un magnétoscope, et d'autres broutilles… Mais s'il s'agit d'un cambriolage, pourquoi avoir ainsi torturé un homme qui ne cachait chez lui, ni coffre, ni trésor ! Seule piste : quelques mégots de cigarettes, retrouvés dans la chambre, dans le salon. Des cigarettes d'une marque que Willy Pomonti ne fumait pas. Mais les analyses ADN ne donnent rien. La découverte de la voiture de Willy Pomonti, à Ivry-sur-Seine, quelques mois plus tard, non plus. Là encore, la PJ piétine. Et d'année en année, la famille de l'architecte perd espoir. Quand, en 2004, une nouvelle juge d'instruction décide de relancer le dossier. Huit ans après le meurtre, la justice dispose de nouveaux moyens : le FNAEG, le fichier national des empreintes génétiques, s'est élargi et la probabilité de retrouver le tortionnaire du retraité est plus forte. Alors, elle renvoie les mégots à l'analyse. L'opération de la dernière chance. Après cela, il faudra se résoudre à clore le dossier. Et ça marche ! Dix ans après les faits, la génétique vient au secours des enquêteurs : les mégots de cigarette appartiennent à un dénommé Michel Ambras. Un filou, un escroc à la petite semaine, que les policiers n'auraient jamais rapproché de Willy Pomonti. D'ailleurs, les deux hommes ne se connaissaient pas. Reste à comprendre, ce que Ambras, qui habite Aulnay-sous-Bois, dans la banlieue nord de Paris est venu faire à La Celle-Saint-Cloud ? Et surtout, pourquoi, cet homme, qui n'a jamais fait preuve de violence, se serait transformé en tortionnaire ? En garde à vue, il commence par nier : il n'est jamais venu de sa vie à La Celle-Saint-Cloud. Une erreur monumentale, quand les policiers savent qu'il y a fumé des cigarettes un jour ! Mis devant les faits, Ambras est finalement obligé d'admettre qu'il s'y est arrêté. Mais sa version ne tient pas debout. Alors, au fil du temps, il en construit une autre : celle d'un complice, un certain Lepetit, qui l'aurait entraîné dans un cambriolage. Lui faisait le guet pendant que l'autre torturait le retraité. Et quand il a découvert le massacre, Lepetit l'a menacé. Alors, Ambras s'est tu. Les policiers recherchent ce Lepetit et découvrent qu'Ambras en a bien connu un, lors d'un de ses séjours en prison. Mais l'homme est mort. C'est peut être pour cela que l'accusé tente aujourd'hui de lui faire porter le chapeau, tant l'horreur des faits qui lui sont reprochés est grande. Au procès, qui s'ouvre devant la cour d'Assises de Versailles, en septembre 2010, ni les experts, ni les témoins, ni l'accusé lui-même, ne peuvent apporter la moindre explication à ce déchaînement de violence. Ambras maintient qu'il n'était pas seul, sans pouvoir le prouver. Le jury le condamne à vingt-cinq ans de prison. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 06 (No. 152 - Réf. S12E06) | Alain Kernoa - Meurtre au Teknival (04 Décembre 2011) |
| Durée : 76 Minutes | Une émission de Hélène Gauthier |
Alain KernoaLe Teknival. C'était la toute première rave party autorisée en France. L'occasion pour des milliers de fans de célébrer la musique techno, pendant cinq jours et cinq nuits, à Carnoêt, un petit village breton. Mais la fête a tourné court, quand au matin du 23 Juin 2005, des teufeurs ont retrouvé, à quelques mêtres des murs de son, le corps de Mathilde Croguennec. Une fille de 18 ans, pour laquelle la gendarmerie va déployer des moyens gigantesques, à la mesure de cette scène de crime surdimensionnée et de ses 40 000 suspects…. Au bout du compte, après un an d'enquête, ils se retrouveront face à un criminel hors norme : Alain Kernoa, un jeune marin de 23 ans, qui a tué Mathilde, parce qu'il se croyait dans un jeu video. Le corps, dévêtu, est lardé de 28 coups de couteau. Sur elle, la victime ne porte aucun papier d'identité. Les gendarmes doivent attendre que la rumeur du crime enfle sur le site du Teknival pour apprendre qu'il s'agit de Mathilde Croguenec. Une fille de 18 ans venue, comme 40 000 autres festivaliers, assister à l'événement techno de l'année. Car c'est la première fois que les pouvoirs publics autorisent et encadrent une rave party en France. Autant dire que ce meurtre sonne comme une gifle. Une fille tuée au nez et à la barbe des centaines de gendarmes présents sur le site ! Un coupable qui se fond peut être encore parmi les milliers de festivaliers tandis que les premières investigations commencent… L'affaire fait immédiatement du bruit : dans la presse, et en haut lieu, où l'on somme le préfet de faire le nécessaire ! Sans perdre une minute, les gendarmes photographient le site depuis un hélicoptère et bloquent tous les accès du Teknival. En 12 heures, ils relèvent 20 000 identités. Ils récoltent aussi les tonnes de déchets qui jonchent le site, les bois et les ruisseaux voisins dans l'espoir d'y découvrir un indice : 60 hectares, foulés par 40 000 personnes, à passer au crible ! Une aiguille dans une meule de foin ! Et pourtant, leurs efforts payent. En ratissant la sapinière dans laquelle le corps de Mathilde a été retrouvé, ils découvrent un couteau. L'arme du crime. La lame et le manche sont couverts du sang de Mathilde sans aucune autre trace d'ADN. Alors les experts démontent le manche en se disant que le tueur y a peut être laissé quelques cellules… Et c'est le cas ! Un ADN masculin est identifié. Reste à le comparer à… celui de dizaines de milliers de suspects… Une tache impossible mais que le juge entreprend néanmoins, petit à petit… Pendant ce temps-là, les gendarmes continuent leurs recherches sur le couteau : un modèle assez rare. Ils épluchent tous les sites de vente en ligne, découvrent que l'arme a été vendue à 221 exemplaires en France et remontent les points de vente. Ticket de caisse par ticket de caisse, ils tentent de retrouver tous les acheteurs de ce couteau. Au même moment, d'autres gendarmes de la cellule recueillent des milliers de photos auprès des festivaliers. Et un cliché attire leur attention. On y voit la victime, quelques heures avant sa mort, aux côtés d'un jeune homme qu'aucun de ses proches ne reconnaît. Un gars au pull rouge avec lequel elle a manifestement passé une partie de la nuit. Des circulaires de recherche sont placardées dans tous les commissariats et toutes les gendarmeries de France dans l'espoir de mettre un nom sur cet inconnu. Et cette fois, ça marche ! dix mois après le meurtre, un homme, interpellé pour un banal vol de tickets restaurants, l'identifie. C'est un de ses anciens collègues de la Jeanne d'Arc. Il s'appelle Alain Kernoa. Il a 23 ans. Il a servi deux années dans la marine nationale avant de quitter l'armée et de s'installer chez sa mère à Marseille. Un garçon aimé, intelligent, instruit mais qui s'est construit dans le mensonge, sans doute, pour faire oublier sa petite taille : 1 m 60. Toute sa vie, il s'est inventé des aventures incroyables, pour frimer. En garde à vue, il surprend par sa docilité. A aucun moment, il ne semble réaliser la gravité des charges qui pèsent contre lui. Alain Kernoa se reconnaît bien sur la photo mais la jeune fille à ses côtés ne lui inspire rien. Au fil des auditions, la mémoire lui revient peu à peu. A la troisième, il passe aux aveux. Dans un interminable monologue, il raconte comment Mathilde a souhaité s'isoler avec lui dans la sapinière, comment sans raison, il s'est jeté sur elle avec son couteau… avant de l'entraîner à l'abri des regards pour la caresser. C'est là, explique-t-il, qu'il a réalisé et pris la fuite. Là qu'il est enfin sorti de son «jeu vidéo». Car il se croyait dans un jeu lorsqu'il a agressé Mathilde… Le 22 septembre 2008, Alan Kernoa comparaît devant la cour d'Assises des Côtes d'Armor. Un procès attendu par toute la Bretagne. Ses aveux détaillés et son ADN retrouvé sur l'arme du crime laissent peu d'espoir à ses avocats qui ne peuvent que «faire valoir» l'immaturité de leur client. Las ! Les jurés le condamnent à la réclusion criminelle à perpétuité. | |
| Épisode 07 (No. 153 - Réf. S12E07) | Albert Millet - Le Sanglier des Maures (11 Décembre 2011) |
| Durée : 84 Minutes | Une émission de Youki Vattier |
Albert MilletAlbert Millet. Un criminel au destin hors norme. A Hyères, on n'est pas prêt de l'oublier. A 20 ans, comme à 80, l'homme n'a jamais supporté d'être éconduit. Car Albert ne transigeait pas avec l'amour. Quand sa belle ne voulait plus de lui, il la tuait ou l'agressait. Il y a eu Paulette en 1954. Fernande en 1979. Gisèle en 2002. Et puis, Chantal en 2007… Comme le sanglier, Albert chargeait. Comme le sanglier, il se cachait dans le maquis, ses forfaits accomplis. Les balles des gendarmes, les années de prison n'y ont rien fait. Comme le sanglier, Albert Millet avait la peau dure. C'est comme cela, qu'on l'a surnommé dans son pays : le sanglier des Maures. Tout commence en 1954. Millet a 25 ans. Avec sa petite gueule de jeune premier, il court les dancings et rencontre Paulette. Une fille de quinze ans dont il tombe très amoureux. Mais la tante de sa dulcinée ne l'entend pas de cette oreille : en toute décence, Paulette ne peut pas fréquenter un homme dont le passé est déjà émaillé de larcins. Et pour mieux en persuader Millet, elle le gifle devant tout le monde ! Une humiliation qu'il ne supporte pas. Le 3 avril 1954, sans hésiter, il crible de balles la tante de Paulette en pleine rue. C'est là que naît la légende du Sanglier des Maures… Parce qu'il se réfugie dans le maquis et surtout parce qu'il réchappe des trois balles que les policiers lui collent dans la peau quand ils mettent la main sur lui. Il faut croire que son son heure n'était pas venue. Condamné à la peine de mort pour ce crime, sa sentence est finalement commuée en travaux forcés ! Vingt ans plus tard, Albert Millet sort de prison. Et en août 73, il épouse Fernande avec qui il entretenait une correspondance alors qu'il était derrière les barreaux. Epoux modèle, il se tient à carreau. Mais ses vieux démons ne tardent pas à ressurgir. Possessif, jaloux, il la harcèle. Son appétit sexuel est insatiable. Fernande n'en peut plus et le lui dit. Alors dans un accès de colère, Millet se jette sur elle et la tue d'un coup de dague. Dans la vieille ville d'Hyères, c'est la panique. L'homme tire partout depuis sa fenêtre, en menaçant de se suicider. Il joue le veuf éploré, désespéré d'avoir «tué une sainte» ! Le GIPN débarque. Mais ce sont les curés d'Hyères qui le ramènent à la raison. Millet repart en prison. À sa sortie, il a 72 ans dont 40 en prison. Mais toujours le coeur tendre. Et, cette fois, c'est Gisèle qui lui tend les bras. Gisèle pour laquelle Millet dépense sans compter jusqu'à ce qu'elle aussi se lasse des assiduités du vieil homme. Alors, une fois encore, Millet rumine et se fâche. Il ne la tue pas mais il la blesse. Et il retourne en prison ! Il en sort à 78 ans. À Hyères, on le croit maintenant guéri des femmes, «guéri de tuer». Mais depuis la fenêtre de sa petite chambre d'hôtel, il remarque Chantal… Et l'histoire se répète. Quatre mois, plus tard, Millet débarque chez elle, arme au poing, parce qu'il ne supporte plus qu'elle reçoive un autre homme que lui. Il tire, et cette fois, il tue son rival. Comme toujours, Millet prend ensuite le maquis. La police à ses trousses, il grimpe la colline où il finit par retourner son arme contre lui. Cette fois, le vieux sanglier n'en réchappe pas. | |
| Épisode 08 (No. 154 - Réf. S12E08) | Philippe Dubois / Laurent Gauvin / Patrick Gauvin - Trois Hommes et un Magot (18 Décembre 2011) |
| Durée : 85 Minutes | Une émission de Imen Ghouali |
Philippe DuboisIl y a des disparitions qui restent longtemps sans suite. D'autres qui inquiètent rapidement les policiers. Celle des Véran-Raspini est de celles-là. Peut-être à cause du chat affamé qui miaulait désespérément dans leur grande bâtisse de la colline de Gairaut, sur les hauteurs de Nice. Plus sûrement, parce que Francine Raspini et son fils ne seraient jamais partis la semaine, où ils percevaient les loyers de leurs locataires… Et la police a eu raison de s'inquiéter, puisque la disparition de ce couple invraisemblable cachait un double homicide. Francine et son fils Marc ont été assassinés par trois hommes qui s'étaient persuadés qu'ils découvriraient un magot dans la grande maison. Pour devenir riches, Philippe Dubois, Patrick et son fils, Laurent Gauvin n'ont pas hésité à tuer Marc et à l'enterrer aux côtés de sa mère alors qu'elle était encore vivante. Pour tout butin, ils avaient emporté un chéquier. C'est ce qui les a perdus. Un sou est un sou, et Francine Véran-Raspini les comptait, au centime près. A 71 ans, elle gérait encore d'une main de fer sa petite fortune immobilière : des appartements dans le centre de Nice et un immense terrain sur la colline de Gairaut. C'est là, qu'elle vivait, en autarcie, avec son fils de 47 ans ; sans visites, sans amis, sans dépenses. Les loyers ? Elle les percevait sur le pas de sa porte, et en liquide. Alors, au fil des années, la mère et le fils ont fini par se tailler une réputation singulière sur la colline : celle d'un couple improbable, assis sur un magot. C'est sans doute ce qu'ont pensé les Gauvin, père et fils. Le dimanche 10 mars 2002, ils sont allés à Gairaut, armés et cagoulés, bien décidés à s'emparer du trésor des Raspini. Marc a été ligoté sur une chaise, tandis que ses agresseurs fouillaient la maison. Quand il a réussi à se défaire de ses liens, pour se jeter sur eux, ils l'ont étranglé en le noyant dans la baignoire ! Quant à Francine, ils l'ont réveillée en plein sommeil, en la menaçant d'un pistolet. Ensuite, ils ont conduit la mère et le fils dans une forêt toute proche, où ils avaient déjà creusé une fosse. C'est là qu'ils se sont débarrassés du cadavre de Marc et qu'ils ont poussé Francine, encore vivante, sur le corps de son fils, avant de les enterrer tous les deux. Tout cela pour un butin dérisoire : un sac à main, quelques formules de chèques… Leur crime serait peut-être resté impuni si les Gauvin avaient fréquenté plus longtemps les bancs de l'école. Ils n'auraient alors sans doute pas pris le risque de confier à un troisième larron le soin de falsifier les chèques volés et d'écrire pour eux des sommes qui ne pouvaient qu'attirer l'attention des policiers. C'est ce complice, Philippe Dubois, et ces faux en écriture qui les ont fait tomber. Car, depuis la disparition des Raspini, la police surveillait cet homme, un locataire qui avait eu maille à partir avec Francine. Quand ils sont arrêtés, près d'un an après l'assassinat, Laurent, le plus jeune des trois, craque rapidement. Il raconte le crime, tout en minimisant le rôle de Patrick Gauvin, et en refusant de balancer le nom de son complice, un mystérieux «troisième homme». Il prétend que son père dormait dans la voiture pendant qu'il s'occupait des Raspini et que Philippe Dubois n'est pas dans le coup, alors qu'on a retrouvé un mégot avec son ADN dans la maison ! Une version que Dubois soutient aussi : il n'a jamais mis les pieds chez les Raspini, et encore moins participé à leur assassinat. L'homme crie son innocence, mais aux yeux des policiers, comme à ceux du juge, il passe pour le chef de la bande, l'instigateur de cette expédition digne des Pieds Nickelés. Au premier procès, comme en appel, le verdict est le même : tous coupables ! Seules les peines s'allègent : le 20 mars 2008, la cour d'appel d'Aix-en-Provence condamne Philippe Dubois à 28 ans de prison, comme Laurent Gauvin. Son père, Patrick, écope quant à lui de 25 ans de réclusion. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode XX (No. XXX - Réf. S12EXX) | Yvan Colonna (À Venir dans cette Saison) |
Le Journal de la Nuit sur France 2 - 04 Juillet 2003Arrestation d'Yvan Colonna - Durée: 1Min : 45Sec[Source : Prompteur France 2] Madame, monsieur bonsoir.. Yvan Colona, l'assassin présumé du préfet Claude Erignac à Ajaccio en 1998, a été arrêté ce vendredi en fin d'après midi.. Il se trouvait dans une bergerie près de Porto-Pollo, en Corse du sud.. Cette arrestation intervient après 5 semaines de procès des autres coupables présumés de cet assassinat et 48 heures avant la tenue du référendum sur le statut de l'île.. Les circonstances de son interpellation, Evelyne Goldman
Yvan ColonnaYvan Colonna, né le 7 avril 1960 à Ajaccio (Corse), est un militant indépendantiste corse poursuivi pour l'assassinat du préfet Claude Érignac le 6 février 1998 à Ajaccio et reconnu coupable pour ce fait en première instance, le 13 décembre 2007. Sans qu'aucune preuve matérielle n'ait jamais été rapportée, Yvan Colonna est condamné à la perpétuité le 27 mars 2009 assortie d'une période de sureté de 22 ans par une cour spécialement composée de 9 magistrats professionnels alors qu'il a toujours clamé son innocence depuis sa mise en cause controversée par les auteurs reconnus de l'assassinat. | |

