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| Épisode 15 (No. 142 - Réf. S11E15) | David Jandin et Joao Souares - Le Pacte du Sang (13 Mars 2011) |
| Durée : 82 Minutes | Une émission de Guillaume Maury |
David JandinAu début, il devait n'y avoir qu'un assassinat. Celui d'un homme au Portugal, achevé à la broche à rôtir. Mais un des tueurs a parlé. On a retrouvé son corps lardé de coups de couteaux à Amsterdam. Son confident, lui, a été tué à l'arbalète dans un bois en France. Cette affaire, c'est celle de l'incroyable pacte de sang qui a lié quatre jeunes gens, tout juste sortis de l'adolescence. Le corps de José Martins est retrouvé le 16 avril 1997, dans un parc d'Amsterdam. Lardé de 23 coups de couteau. C'est un Français, d'origine portugaise, âgé de 24 ans. Les policiers de la crime retrouvent un de ses amis, Manuel Freitas. L'homme leur raconte que Martins serait en fait la troisième victime d'une série d'exécutions. La première victime, Mandinho, aurait été tuée au Portugal. La deuxième serait un ami, Armando Nogueira. Il n'a pas reparu depuis qu'il s'est rendu à un pique-nique familial dans la forêt de Larchant, avec un certain Joao Soares. C'était le 21 avril 1996. Le lien entre ces affaires, c'est qu'Armando avait recueilli des confidences de José Martins, le mort d'Amsterdam. Martins lui avait raconté qu'il avait participé à l'assassinat de Mandinho, au Portugal. Une sale besogne, dans laquelle il était accompagné de deux hommes, dont le fameux Joao Soares… Une histoire abracadabrante, que les policiers de la Brigade Criminelle n'ont plus trop de mal à croire quand ils découvrent qu'au Portugal, il y a bien un «cold case», un meurtre non résolu. Celui de Mandinho ! Ils ont toutes les pièces d'un puzzle macabre. Reste maintenant à les assembler. En multipliant les interrogatoires, en collaboration avec la police portugaise, ils finissent par établir un scénario. L'histoire a commencé en août 1994 à Fafe, au Portugal. Julia Cunha, une riche entrepreneure, voulait se débarrasser de son mari, Mandinho. Elle en a donc parlé à un ami, Hilario Soares, le père de Joao. Un homme faible qui n'a pas hésité à proposer le contrat à son fils. Et Joao a fait appel à ses copains : Jose Martins et un troisième larron, David Jandin. Mais de retour en France, José Martins s'est montré trop bavard. Il a raconté l'assassinat du Portugal à certains proches, dont Armando Nogueira. Armando aurait-il voulu en profiter pour faire chanter les tueurs ? Toujours est-il, qu'invité à l'un de ces pique-niques dont la famille Soares est coutumière, dans la forêt de Larchant, où elle possède une parcelle, il est tombé dans un guet-apens. Joao, David et un dénommé Lotfi Mustafa l'ont assassiné à l'arbalète. En garde à vue, les trois copains varieront dans leurs déclarations ; faisant tantôt de Joao, tantôt de Lotfi le tireur. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que 8 mois plus tard, les trois hommes ont fini le boulot en déterrant le corps, pour le brûler, le concasser, et disperser les cendres, sur l'autoroute ! L'assassinat de José Martins, à Amsterdam, lui ne sera jamais résolu. L'enquête a été longue. C'est donc près de 15 ans après les faits, en septembre 2009, que le procès s'est ouvert à Paris. En cavale, Lotfi Mustafa manquait à l'appel. David Jandin et Joao Soares ont donc répondu seuls du double assassinat de Fafe et de Larchant. Ils comparaissaient libres. Mais ils étaient devenus des hommes mûrs, installés dans la vie, pères de famille. Loin des jeunes paumés de 20 ans, qui s'étaient laissés entraînés dans une série de crimes sordides. En larmes, Joao Soares a demandé pardon à la famille d'Armando. Leurs remords, leur repenti ont ému. Malgré l'horreur des faits, les deux hommes ont pris 10 ans. Un an plus tard, Lotfi Mustafa sera condamné à 8 années de prison pour sa participation au crime de Larchant. Des verdicts qui tranchent avec la sévérité de la justice portugaise. Pour la commandite de l'assassinat de son mari, Mandinho, la veuve Julia Cunha a écopé de 18 ans de prison ! Maria, la mère de Joao Soares, a pris 7 ans pour avoir nettoyé la scène de crime. Quant à Hilario Soares, il ne sera jugé ni en France, ni au Portugal. Les autorités portugaises n'ayant pas fourni tous les documents nécessaires à son extradition. C'est donc en qualité de témoin qu'il sera entendu aux Assises de Paris. En quittant la barre, il n'aura pas un regard pour son fils, assis dans le box. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 16 (No. 143 - Réf. S11E16) | Albert Foulcher - La Vengeance de l'Assureur (10 Avril 2011) |
| Durée : 79 Minutes | Une émission de Cécile Cabanac |
Albert FoulcherSur la route d'Albert Foulcher, il y a six cadavres. Le premier, en 1993, celui d'un assureur concurrent à qui il reprochait de l'avoir coulé ; puis quatre en un seul jour de janvier 2001, au cours d'une folle cavale vengeresse dans le Languedoc. Le dernier cadavre, c'est le sien. Car Foulcher s'est suicidé. Jusqu'au bout, il aura préféré s'en remettre à lui-même plutôt qu'à la justice. Le 21 janvier 1993, André Meffray dînait chez lui, à Pailhès, près de Béziers, quand on a sonné au portillon. Il est sorti. On l'a abattu de cinq balles de revolver. Une exécution. Deux témoins ont vu le tueur s'enfuir dans une voiture sombre à bandes rouges. Chez Meffray, les gendarmes découvrent des photos d'identité de lui, le visage tuméfié. Elles sont récentes. Les traces d'un accident ou celles d'une rouste ? L'enquête n'apportera jamais de réponse. Retraité d'un grand groupe d'assurances, André Meffray avait repris récemment quelques activités. D'après sa femme, il proposait des placements à d'anciens clients. Des placements parfois hasardeux. Voilà peut-être une piste… En parallèle, les gendarmes se lancent à la recherche de l'arme du crime. Grâce à l'analyse des balles, les experts ont identifié 22 modèles. Les armuriers du coin sont priés de répertorier les possesseurs de ce type d'armes. Et justement, l'un d'entre eux se souvient qu'un client lui a fait une drôle d'impression. L'homme, Albert Foulcher est un habitué des stands de tir. Il détient un Dan Wesson, l'une des armes évoquées par les balisticiens. Coïncidence troublante, c'est un ex-collègue assureur d'André Meffray. Quand celui-ci a pris sa retraite, Foulcher a hérité d'une partie de son portefeuille. Mais les affaires ont rapidement périclité. En 1988, Albert Foulcher a renoncé, persuadé que Meffray détournait d'anciens clients, au profit d'un autre de ses successeurs : un certain Michaud. Depuis, Foulcher vivote, entretenu par l'une de ses maîtresses. Aurait-il voulu se venger cinq ans plus tard ? En garde à vue, Foulcher nie farouchement. Malgré les armes, les balles retrouvées chez lui. Ainsi qu'une voiture, sombre, à bandes rouges. Il prétend qu'il était avec une de ses maîtresses, Isabelle Susic, au moment du drame. Sauf qu'Isabelle dit le contraire. Elle a beau revenir sur ses déclarations 4 mois plus tard, personne ne la croit. Albert Foulcher est mis en examen et écroué. Le fameux Dan Wesson, retrouvé à son domicile, devient l'enjeu majeur du dossier. Car aucun des deux témoins n'a formellement reconnu Foulcher, ni le bruit de la voiture. Quatre rapports d'expertises successifs sur le Dan Wesson le désignent comme l'arme du crime. Mais la défense dénonce des contradictions qui mettent en doute leur fiabilité. C'est dans ce contexte que Albert Foulcher sort de prison après trois ans de préventive. En attendant son procès, il clame son innocence, et s'installe avec Isabelle Susic et leur bébé, conçu en prison. Mais Foulcher ne sera jamais jugé. À nouveau inquiété par la justice dans une affaire de saucissonnage, il se sent persécuté. En janvier 2000, trois mois avant son procès, il part en cavale. Il est condamné à perpétuité, par contumace. C'est ainsi que le 8 janvier 2001, Foulcher réapparaît près de Narbonne. Ce jour-là, il tue Pascal Herrero, le mari d'une ancienne maîtresse, ainsi que deux policiers venus s'interposer; et enfin Maurice Michaud, l'assureur qu'il accusait d'être de mèche avec Meffray. Dans le Languedoc, les forces de l'ordre sont sur les dents. Elles craignent que la virée sanglante de Foulcher ne fasse d'autres victimes. Le 17 janvier, l'homme est repéré dans l'appartement d'Isabelle Susic. Et à l'approche des policiers, il tire ! Les hommes du RAID débarquent. Ils ne l'auront pas vivant. Quand ils pénètrent dans l'appartement, Albert Foulcher s'est suicidé d'une balle dans la tête. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 17 (No. 144 - Réf. S11E17) | Jean-Paul Leconte - Le Tueur de la Somme (24 Avril 2011) |
| Durée : 78 Minutes | Une émission de Marie-Sophie Tellier |
Jean-Paul LeconteUn tueur en série. Dans la Somme, c'est d'abord ce que tout le monde a cru, quand, en 2002, trois jeunes filles ont été retrouvées assassinées, en quelques mois, dans un rayon d'une trentaine de kilomètres. Dans la presse, ce petit coin de la campagne picarde est devenu le «triangle de la mort» ! Jusqu'à ce que les gendarmes ne mettent la main sur un homme : Jean-Paul Leconte. Il a tué par deux fois. Le premier meurtre de la série, celui d'Élodie Kulik, reste lui, non élucidé. En attendant, qu'un jour, peut être, l'ADN, retrouvé sur son corps parle enfin… La psychose a commencé le 11 janvier 2002, près de Péronne, avec la découverte du cadavre en partie calciné d'Élodie Kulik, une directrice d'une agence bancaire… Sur un préservatif, jeté près du corps, les gendarmes isolent un ADN, inconnu de leurs fichiers. La jeune fille avait disparu quelques jours plus tôt, alors qu'elle rentrait chez elle en voiture. Ce soir là, les pompiers ont enregistré un appel désespéré de la jeune femme. Ses cris, et puis, en arrière fond, des voix d'hommes, à l'accent picard. On retrouve sa voiture accidentée et abandonnée à cinq kilomètres du corps. Mais rien ne permet de comprendre ce qui est arrivé, ce soir-là, à cette jolie jeune femme de 24 ans… L'enquête stagne. Quand le 8 juillet 2002, à Buire-sur-Ancre, on découvre le corps d'une deuxième jeune fille. Patricia Leclerc, 19 ans. Les gendarmes convoquent les délinquants sexuels répertoriés dans la région, vérifient leur alibi… Mais rien. Et six semaines plus tard, le cauchemar recommence. Cette fois, c'est une fille de 18 ans, Christelle Dubuisson, qu'on retrouve sous une camionnette volée, à Villers-Bretonneux. C'est à ce moment-là que les experts font avancer l'enquête. Sur les vêtements de Patricia Leclerc, la deuxième victime, ils viennent de retrouver des traces de sperme et ont réussi à isoler un ADN, différent de celui de l'affaire Kulik. Cet ADN, c'est celui de Jean-Paul Leconte, un homme de 36 ans, qui vient de purger 13 ans de prison pour des viols commis en 1989. Les gendarmes tombent à la renverse ! Jean-Paul Leconte était encore détenu au moment du meurtre d'Élodie Kulik. Ca ne peut pas être lui. En revanche, il était sorti, au moment où Patricia Leclerc a été tuée. Et les gendarmes l'ont entendu à ce moment-là, comme beaucoup d'autres délinquants sexuels. Il semblait très calme, sûr de lui… sûr de son alibi ! Et les gendarmes l'avaient laissé repartir. Maintenant, ils comprennent qu'il les a bernés. Et ils se demandent s'il n'est pas aussi pour quelque chose dans le meurtre de Christelle Dubuisson ! Arrêté le 25 novembre 2002, il conteste les résultats de l'expertise ADN et se dit innocent. Une habitude chez lui. Car en 1989, il s'obstinait déjà à nier, alors même que ses victimes le reconnaissaient formellement ! Et il n'assume pas plus le meurtre de Christelle Dubuisson. Alors qu'un témoin a assisté au vol de la camionnette sous laquelle on a retrouvé son corps ; il a vu un homme arriver en mobylette. Et Jean-Paul Leconte a bien une mobylette. Une mobylette sur les roues de laquelle les experts analysent la même terre que celle qui recouvre les lieux du vol ! Jugé pour ces deux crimes, Jean-Paul Leconte n'avouera jamais le meurtre de Christelle Dubuisson. Tout juste reconnaîtra-t-il, lors du procès en appel, qu'il a tué Patricia Leclerc. Mais ces maigres aveux n'attendriront pas les jurés, exaspérés par l'attitude d'un homme qui s'entête, défie les familles. Un homme qui semble avoir, toute sa vie, voulu faire payer aux femmes, l'abandon de sa mère, et la surprotection de sa grand-mère. Chaque fois, les jurés se sont prononcés pour la perpétuité. Quant au dossier Kulik, il reste ouvert… et hante toujours les jours et les nuits d'un père, d'un juge, et de plusieurs gendarmes bien déterminés à trouver l'assassin d'Élodie Kulik. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 18 (No. 145 - Réf. S11E18) | Bernard Rouhalde - Le Mari, la Mafia et la Mamie (1er Mai 2011) |
| Durée : 80 Minutes | Une émission de Laure de Nadaillac |
Bernard RouhaldeElle voulait de l'argent, une prestation compensatoire, pour leur divorce. Lui, ne voulait pas payer. Alors, il a décidé de la supprimer. Et pour réussir le crime parfait, Bernard Rouhalde a invité la mafia italienne au fin fond de l'Auvergne ! Les tueurs ? Trois Calabrais. Bernard Rouhalde a demandé à une amie, une veuve au-dessus de tout soupçon, de les héberger dans son village de 300 habitants. Le temps de préparer et de commettre leur crime. Ce qu'il ignorait, c'est qu'un mafioso est parfois plus bavard qu'une «mamie» auvergnate !… Françoise Ferreyrolles a été assassinée le 26 novembre 1991, à 7 h 30 du matin. Le tueur, était embusqué chez elle, dans le hall de son appartement, en plein centre de Clermont-Ferrand. Quand elle rentrée de sa promenade quotidienne, il l'a achevée de quatre balles. Toutes mortelles. Et sans un bruit. Un crime de professionnel, commis avec un Beretta, une arme italienne. Les policiers fouillent dans la vie de Françoise Ferreyrolles. Ils découvrent qu'elle a entamé une procédure de divorce, il y a deux ans, et que depuis, c'est la guerre. Le divorce a été prononcé trois mois plus tôt, aux torts partagés. Bernard Rouhalde doit une pension à sa femme, mais il ne veut pas en entendre parler ! Et les policiers constatent vite que la date de l'assassinat de Françoise l'arrange bien : à un jour près, ils ne sont pas encore officiellement divorcés. Bernard Rouhalde n'a donc plus rien à payer ! Pour les policiers, voilà un mobile !… Le problème, c'est que le mari de Françoise Ferreyrolles exerce en Italie, à Aoste, où il est dentiste stomatologue. Et le jour du crime, il était bien làbas… Loin de Clermont-Ferrand. Quand les policiers l'interrogent, Bernard Rouhalde, leur explique que la mort de Françoise est sûrement liée aux trafics de drogue auxquels elle se livrait avec l'Italie. Ils vérifient, mais les seules activités louches dont les proches du couple leur parlent, ce sont celles du Docteur Bernard Rouhalde : travail au noir, trafic de devises… Françoise aurait même constitué un «dossier» de preuves de toutes ses combines ! Les soupçons sur le mari planent toujours, mais l'enquête n'avance pas plus. Quand, en juillet 1992, la justice italienne vient donner un sérieux coup de pouce aux enquêteurs clermontois ! Un mafieux calabrais, Salvatore Caruso, veut bénéficier de la loi sur les repentis. Et pour ça, il est prêt à collaborer avec la police, à «balancer» son clan. Il raconte les menaces, les enlèvements, les crimes… Et au fil du récit, il avoue que son clan a aussi commis un assassinat en France. À Clermont-Ferrand ! Celui de Françoise Ferreyrolles. C'est le dentiste d'Aoste, le Docteur Rouhalde, qui l'a commandité à l'un de ses patients, un certain d'Agostino. L'homme s'est adressé à Caruso, qui a lui-même recruté trois mafiosi. Reitano, Sorrento et Asciutto. Des tueurs. Et Caruso explique que les mafieux ont été hébergés à Saint-Laure, chez une amie du Docteur Bernard Rouhalde. Une «mamie» d'une soixantaine d'années : Christiane Seguin. C'est elle qui les a nourris, qui les a conduit sur les lieux du crime. C'est elle qui leur a remis un paquet contenant l'argent en échange de l'arme… Une histoire incroyable ! Au départ, tout le monde nie. Mais les détails qu'a donnés Caruso sont accablants. Et les mafieux finissent par craquer. Madame Seguin, elle, reconnaît tout juste, qu'elle a hébergé trois Italiens à la demande du docteur Rouhalde. Mais elle pensait que c'étaient des touristes ! Dans ce cas, pourquoi avoir caché, avec autant de précautions, leur présence, à Saint-Laure ?… Le juge et les policiers veulent comprendre le lien qui l'unissait au dentiste. Tous les deux s'étaient rencontrés, par hasard, quelques années plus tôt, alors que le dentiste venait de tomber en panne. Christiane Seguin l'avait aidé, et depuis, c'est elle qui s'occupait de ses papiers, de ses démarches en France, pendant qu'il était en Italie. C'est elle qui le logeait quand il revenait dans la région… Ils n'étaient pas amants, dit-elle. Mais cet homme, elle le vénérait. Elle vivait pour lui. Le 7 mars 1993, Bernard Rouhalde est retrouvé pendu dans sa cellule, en Italie. Madame Seguin sera donc seule à porter la responsabilité de l'assassinat de Françoise Ferreyrolles, cinq ans plus tard, devant les assises du Puy-de-Dôme. Les mafiosi ont déjà jugés en Italie. Sorrento, le tireur, a pris perpétuité. Reitano et Asciutto 23 ans. D'Agostino et Caruso : 12 et 10 ans. Dans le box, madame Seguin mise tout sur son parcours d'honnête femme. Elle n'aurait jamais été complice d'un assassinat. Mais les jurés en doutent quand ils l'entendent encore, défendre, envers et contre tout, le «bon» docteur Rouhalde. Le procureur demande 15 ans de prison pour la «mamie» complice. Les jurés lui en ont donné 16 ! Et c'est sans un mot, sans un cri contre l'homme qui l'avait conduite en prison, que la vieille dame a quitté le box. Emportant son secret avec elle. Christiane Seguin est morte en 2006. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 19 (No. 146 - Réf. S11E19) | Jacques Hyver - L'Aventurier et le PDG (15 Mai 2011) |
| Durée : 80 Minutes | Une émission de Richard Vargas |
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*** Dernière émission du magazine judiciaire Faites entrer l'Accusé avec Christophe Hondelatte comme animateur.
Jacques HyverJacques Hyver. Beau gosse, joli coeur, bien élevé… Un fils de "bonne famille" qui aimait les femmes et l'aventure. Alors, pour s'offrir la "dolce vita" de ses rêves, il a décidé, en 1980, d'enlever un grand patron : Michel Maury Laribière, directeur de la TBF, une entreprise de tuilerie, et surtout vice président du CNPF. Une «mode», à l'époque ! 9 PDG en ont fait «l'expérience» en moins de cinq ans. À l'époque où les flics étaient des stars, tous les grands noms de la police ont traqué Hyver. Les Gévaudan, Pellégrini, Broussard et Bardon… C'est comme ça que le petit aventurier s'est fait un nom. Tout commence le 28 juin 1980, en Charente. Au petit matin, Michel Maury-Laribière est enlevé, près de son usine de Confolens. Sur le siège de sa CX, on retrouve une lettre signée FM. Une lettre qui réclame trois millions de francs, pour la libération du PDG. Le gratin de la Police et la presse nationale débarquent à Confolens. Le Commissaire Bardon, chef du SRPJ de Bordeaux, prend la tête des opérations. Il s'installe chez le fils du PDG, pour suivre les tractations avec les ravisseurs. En coulisses, il n'est pas question de payer la rançon. Il faut gagner du temps, pour localiser les auteurs du rapt, les intercepter, et libérer l'otage. Aiguillée par la police, la famille Maury-Laribière joue alors un double jeu avec la presse : aux micros, elle ne cesse de répéter qu'elle ne «travaille» pas avec la police, et qu'elle attend les directives des preneurs d'otage… Histoire de les forcer à sortir du bois. Tandis que la police tente de remonter les coups de fils échangés avec les ravisseurs, le 9 juillet, tout s'accélère. Des habitants de Dordogne, s'étonnent du comportement de leurs locataires ; un petit couple qui leur a loué un gite le jour de l'enlèvement, et qui y reste claque muré toute la journée. Ils préviennent la gendarmerie, qui débarque pour un contrôle de routine… et revient avec Michel Maury-Laribière ! L'opération permet d'arrêter la gardienne de l'otage : une jolie jeune femme de 24 ans, qui semble soulagée que l'affaire se termine ! Elle raconte que c'est son compagnon qui a eu l'idée du rapt. Il s'appelle Jacques Hyver, il a 29 ans et il est à Paris, où il doit se faire remettre la rançon… Mais l'opération, négociée la veille avec la famille, et orchestrée par le commissaire Broussard, tombe à l'eau, quand la presse annonce la libération de l'otage. Hyver qui l'apprend, par la radio, prend la poudre d'escampette ! La police sait, néanmoins, maintenant qui elle recherche : un garçon de bonne famille. Comme sa complice. Un «aventurier» qui rêvait d'une vie facile, et de voyages que l'argent de la rançon devait lui offrir. En cavale, l'homme ne tarde pas à refaire surface. Un mois plus tard, le 28 juillet, il tue Christian Maury, un gérant de discothèque, dans le Val d'Oise. Les policiers remontent sa piste… grâce à une boîte d'allumettes ! Et début octobre, ils le coincent à Tours, à la sortie de La Jocondière, la boîte branchée du moment… Hyver doit maintenant répondre de ses crimes devant la justice. Il prend vingt ans pour l'enlèvement de Michel Maury-Laribière. Mais le verdict est cassé, et la peine ramenée à douze ans. Sa complice écope de quatre ans. Quant au meurtre de Christian Maury, Hyver affirme qu'il s'agit d'un accident. Il aurait voulu se défendre et les coups seraient partis. Il est condamné à perpétuité, mais le verdict est à nouveau cassé et la peine ramenée à vingt ans. La suite, c'est une série de tentatives d'évasions, dont deux réussies au camionpoubelle contre les portes de la prison ! Et puis, une nouvelle tentative d'enlèvement sur un banquier Suisse ! Une nouvelle cavale, et enfin, des années de prison… jusqu'à la libération de Jacques Hyver en 2005. Intervenants dans cette émission :
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