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| Épisode 09 (No. 117 - Réf. S10E09) | Annie et Yann Baudet - Meurtre en Famille (19 Janvier 2010) |
| Durée : 90 Minutes | Une émission de Hélène Gautier |
Yann BaudetLa famille Baudet est une drôle de famille. En 2009, Annie, la mère, et Yann, le fils, ont été condamnés à 25 ans de prison pour le meurtre de François Baudet, le père, 11 ans plus tôt. Lui qui avait longtemps fait régner la violence dans la famille. A l'époque, les deux filles, Sandrine et Rozenn, étaient placées en famille d'accueil. C'est Rozenn, qui du haut de ses 16 ans, avait alerté la justice en 2001… et permis d'établir la vérité. Le 13 février 1998, Annie, François, Yann et Rozenn Baudet, de retour d'une foire à la brocante, passent la nuit dans un motel de Nîmes. Le lendemain matin, Rozenn, alors âgée de 14 ans, est réveillée à 5 heures. Sa mère Annie, lui annonce qu'il faut partir immédiatement. Sans François. Annie explique qu'il a fait un malaise dans la nuit et qu'il est à l'hôpital. Rozenn ne le reverra jamais. Les mois passent. De retour dans sa famille d'accueil en Bretagne, Rozenn n'a toujours aucune nouvelle de son père. Lui qui n'avait jamais manqué un anniversaire ! Elle en parle à sa grande soeur Sandrine, à qui Annie a donné une version totalement différente. François serait parti avec une jeunette. Sandrine veut des explications. Elle finit par faire craquer sa mère au téléphone. En fait, François Baudet est mort, au cours d'une dispute qui a mal tourné avec Yann. Prévenue, Rozenn ne croit pas à un accident. Elle veut connaître la vérité. Elle écrit trois lettres au procureur. Dans la dernière, elle accuse sa mère et son frère du meurtre de son père. Poinso, substitut, prend l'affaire au sérieux. D'autant plus que Yann vient de tomber pour une tentative de meurtre le 1er novembre 1992. Un contrat proposé par Geneviève Montilliet, qui prétendait que son compagnon Eric de Vriendt la battait. Yann, lui-même enfant battu, avait renversé Eric, à vélo. Mais il avait survécu et Geneviève l'avait achevé 3 mois plus tard. En juin 2003, Yann est condamné à 5 ans de prison. Les policiers de Nice, chargés de l'enquête sur la disparition de François Baudet, mettent les Baudet sur écoute. Ils savent que Yann communique avec sa famille grâce à un portable qu'il utilise clandestinement en prison. Alors pour faire bouger les choses, ils convoquent Rozenn au commissariat le 24 mars 2004, jour de l'anniversaire de Yann. Bien vu ! Mis au courant par sa petite amie, Yann, fou de colère, appelle Rozenn, puis sa mère. Apeurée, Annie se confie à Sandrine au téléphone. Yann a bien tué son père. Elle l'a aidé à l'enterrer 2 mois plus tard à Plumaugat, en Bretagne. Le lendemain, les policiers déterrent le corps de François Baudet. Confronté à la version de sa mère, Yann reconnaît qu'il a tué son père. Sous la pression de sa mère, selon lui. Elle menaçait de le dénoncer dans l'affaire de Vriendt. Quant au mobile, il n'est pas établi. Selon Rozenn et Sandrine, leur père n'était plus violent Lors du premier procès, Yann apparaît agressif et hargneux. Les jurés le condamnent à 27 ans de prison avec une peine de sûreté des deux tiers. Sa mère écope de 22 ans. En appel, Yann adoucit son image. Il demande pardon à ses soeurs. Au contraire, Annie choque et ne manque pas une occasion d'enfoncer son fils. Tous deux prennent 25 ans, sans peine de sûreté. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 10 (No. 118 - Réf. S10E10) | Débat : Criminel de Père en Fils (19 Janvier 2010) |
| Durée : 60 Minutes | Seconde partie de l'émission intitulée : « Annie et Yann Baudet - Meurtre en Famille » |
Après la diffusion en première partie de soirée du document «Yann et Annie Baudet : meurtre en famille» de Faites entrer l'accusé, Christophe Hondelatte poursuivra cette soirée spéciale par un débat intitulé "Criminel de père en fils". Guy Georges, Francis Heaulme, Louis Poirson, Patrice Alègre, Emile Louis, Patrick Tissier et tant d'autres encore : ces tueurs en série ou ces meurtriers, qui ont défrayé la chronique judiciaire française par l'atrocité de leurs crimes, ont tous un point commun : une enfance malheureuse. Pas d'amour parental. Pas de lien constructeur avec un substitut affectif (à défaut du père ou de la mère). Et, presque toujours, les coups qui pleuvent à la maison… Peut-on expliquer, par ces enfances déchirées, les pulsions meurtrières de ces assassins ? Et si oui, de quoi s'agit-il : d'une détresse refoulée pendant des années et qui tout à coup s'exprime de manière extrême par le biais du crime ? D'un besoin de se venger des horreurs subies pendant la prime jeunesse ? D'un désir inconscient de vivre comme l'on a été traité jadis ? Bref, les meurtriers perpétuent-ils la violence qu'ils ont subie ? Pour répondre à cette question, Christophe Hondelatte sera entouré d'experts : psychanalyste, psychiatre, professionnel de l'aide à l'enfance, juge d'instruction ou avocat… Ces derniers nous diront que, bien évidemment, tous les enfants battus ne deviennent pas des adultes violents, mais ils nous expliqueront pourquoi la plupart des assassins ont connu la violence dans leur jeunesse. Ils nous parleront aussi des mesures de prévention à mettre en place, ou, thème plus controversé, de la part de la génétique… Des témoins viendront également nous raconter leur histoire : ils seront parents, proches ou lointains, d'assassins ; témoins de la dérive d'un meurtrier ; ancien ou ancienne pensionnaire de la DDASS, institution où le lien affectif avec les familles d'accueil n'est pas toujours favorisé, ce, afin de préserver le lien parental direct… parfois au détriment de la construction psychique des enfants. Quelques reportages viendront ponctuer le débat, avec notamment un montage d'archives de "Faites entrer l'accusé" pendant lequel seront égrenées les enfances terrifiantes des pires meurtriers de France… | |
| Épisode 11 (No. 119 - Réf. S10E11) | Vincenzo Aiutino - L'homme aux cinquante affaires (28 Février 2010) |
| Durée : 82 Minutes | Un document inédit d'Imen Ghouali |
Journal Télévisé sur France 3Vincent Aiutino, Le Playboy Pervers - Durée: 0Min : 45Sec
Vincenzo AiutinoA vingt et un ans à peine, il était surnommé «l'homme aux cinquante affaires» ! En 1991 et 1992, Vincenzo Aiutino a aussi tué trois femmes, à coups de barre de fer, à Longwy, en Lorraine. Son parcours judiciaire et son enfance chaotique en faisaient une bombe en puissance. Pourtant, personne n'a pu arrêter l'escalade judiciaire d'Aiutino. Le 6 août 1991, la famille Le Nénan signale la disparition d'Isabelle, une attachée commerciale de vingt ans. Sa voiture est garée sur le parking du supermarché, où elle prend sa pause déjeuner. Sur la baquette arrière, un sandwich à peine entamé. La famille est très inquiète. Mais pas la police qui pense à une fugue. Le 13 septembre, nouvelle disparition. Une autre Isabelle. Isabelle Christophe, vingt et un ans, n'a pas donné signe de vie depuis qu'elle a quitté son poste de caissière à dix heures… au supermarché de Longwy ! Mais pour les policiers, aucun lien entre les deux affaires. Cette fois, il s'agit selon eux d'un suicide. Ils ont trouvé chez une lettre évoquant une déception amoureuse… Ce n'est qu'à la découverte du corps d'Isabelle Le Nénan, le 20 Octobre, dans le bois de Turpange, en Belgique, que les policiers s'inquiètent enfin. Ils dressent la liste des délinquants sexuels de la région et tombent sur Vincenzo Aiutino. Il habite Longwy et à vingt et un ans à peine, il est déjà surnommé l'"homme aux cinquante affaires". Placé en garde à vue, il se vante de ses antécédents d'agressions sexuelles mais nie tout lien avec ces deux affaires. Sans billes, les policiers le relâchent. Le 25 février 1992, c'est au tour de Bernadette Bour, une visiteuse médicale de quarante et un ans, de disparaître. Inquiet, son mari contacte tous les médecins qu'elle devait visiter ce jour-là. Sa piste s'arrête chez un docteur de Longwy qui l'informe que dans sa salle d'attente, se trouvait un certain… Vincenzo Aiutino. Informée, la PJ de Longwy fonce chez lui et l'attend jusque dans la soirée. Quand il rentre, elle le prend en chasse, mais il parvient à semer les policiers, à la frontière belge. Ce sont les policiers belges qui l'arrêteront le lendemain, chez ses parents. En garde-à-vue, Aiutino commence par nier. Mais les policiers de Longwy ont retrouvé chez lui des affaires de Bernadette Bour, tâchées de sang. Alors, il finit par avouer ce meurtre. Incarcéré en Belgique, Aiutino fait tout pour retarder son extradition. Il se rétracte et accuse son beau-frère, puis son père. Il tente même une évasion, ce qui lui vaudra trois ans de prison. Aiutino est jugé en mars 1998 à Nancy. Les jurés découvrent une enfance meurtrie par la violence d'un père, qui l'obligeait à manger ses excréments quand il s'oubliait dans son lit ! Mais l'atrocité des trois meurtres ne laisse aucune place à la clémence. Aiutino est condamné à la perpétuité assortie de dixuit ans de sûreté. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 12 (No. 120 - Réf. S10E12) | Bérenger Brouns - Le Charcutier du Marché Saint-Martin (28 Mars 2010) |
| Durée : 78 Minutes | Une émission de Géraldine Laura |
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Bérenger Brouns. Traiteur italien au marché Saint-Martin, à Paris. En 2005, dans son arrière boutique, il a découpé en morceaux, sa maîtresse, le fils de sa maîtresse, et son petit chien. Christelle l'avait rendu fou d'amour. Mais elle voulait le quitter… et elle l'a giflée. Le mercredi 23 février 2005, Liliane et Elodie Leroy signalent à la police, la disparition de Christelle, et de Lucas, son fils de 4 ans. Christelle Leroy a 26 ans. Cela fait 3 jours, que sa mère et sa soeur sont sans nouvelles d'eux, et qu'elles soupçonnent le petit ami de Christelle d'y être pour quelque chose… Il s'appelle Bérenger Brouns. C'est aussi l'employeur de Christelle. Il est traiteur. A la police, la mère et la soeur le décrivent comme un homme fou d'amour pour Christelle, généreux avec sa jeune maîtresse, mais aussi, menaçant, dès qu'elle songeait à le quitter. Et puis, Brouns, est aussi le dernier à l'avoir vue, dimanche midi… Mais à ce stade, la police ne peut lancer qu'une simple recherche dans l'intérêt des familles. Les policiers sont persuadés que Christelle et Lucas réapparaîtront à la fin des vacances de février. D'autant que Christelle Leroy n'est pas une jeune femme très stable. Adolescente rebelle, elle a vite porté ses vues sur des hommes plus âgés qu'elle, et bien installés. L'un d'eux, le père de son fils, a divorcé pour elle. Mais quand elle a compris qu'il n'entretiendrait pas une femme au foyer, elle l'a quitté. Pour un autre… Brouns, qu'elle a littéralement envoûté. A la fin des vacances, Christelle et Lucas n'ont pas reparu. Trois techniciens de l'identité judiciaire inspectent l'appartement. Le frigo est plein. Il y a du linge sale en vrac dans la salle de bain. Et surtout, les chaussures et les tétines du petit sont toujours là…. Cela ne colle pas avec une disparition volontaire. En consultant le relevé d'appels du portable de Christelle, les policiers remarquent qu'il a activé une borne relais, près de chez Bérenger Brouns, le jour où la jeune femme a disparu. Ce qui est bizarre, car Christelle ne s'approchait jamais du domicile de cet homme marié ! Si la femme de Brouns était parfaitement au courant de cette liaison, elle tenait à ce que son mari "s'amuse" en dehors de chez eux ! Quatre mois après la disparition de la mère et de l'enfant, la PJ s'intéresse enfin à cette histoire, et décide d'entendre le traiteur italien. En garde à vue, il craque. Il révèle qu'au cours d'une dispute, Christelle l'a giflé. Il l'a étranglée. Puis il a étranglé Lucas et étouffé le chien. Il a découpé les corps dans son atelier de charcutier et s'en est débarrassé en les dispersant dans les poubelles de Paris. Quant aux têtes, il les a cimentées, dans des pots de crème fraîche ! A son procès, en février 2007, l'expert psychologue Bertrand Phésans revient sur la gifle, l'élément déclencheur de la folie meurtrière. Il explique que Bérenger Brouns, habitué à se dérober à toute situation de conflit, est sorti de ses mécanismes de défense habituels. Son avocat maître Jean-Marc Fédida a beau plaider le crime passionnel, Bérenger Brouns est condamné à 30 ans de prison. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 13 (No. 121 - Réf. S10E13) | Jamila et Mohamed M'Barek - Le Lord Assassiné (18 Avril 2010) |
| Durée : 82 Minutes | Une émission d'Anne Gauthier |
Journal Télévisé de 20 heures sur France 2 - 22 Mai 2007Nice - Ouverture du Procès du Meurtre de Lord Shaftesbury - Durée: 2Min : 00SecReportage à Nice sur l'ouverture du procès des meurtriers présumés de Lord Shaftesbury, aristocrate anglais tué il y a deux ans.Les accusés : sa femme et son beau-frère. Interview de Nicolas Ashley Cooper, fils de la victime à l'entrée du tribunal. Mohamed M'Barek, beau frère de la victime, entre dans le box des accusés. Photo du Comte de Shafesbury et de Jamila son épouse, accusée du meurtre. Interview de Maître Philippe Soussi, avocat de la partie civile.Jamila M'Barek lors du procès, très agitée. Photo du Lord et sa femme, de Jamila et son frère. de Maître Franck de Vita, avocat de Jamila M'Barek.Extraits de l'intervention de Mohamed M'Barek qui réfute la thèse de la préméditation.Olivier Théron dans un couloir du palais de justice fait le point.
Lord Anthony Ashley Cooper
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| Épisode 14 (No. 122 - Réf. S10E14) | La Folle Cavale de Lionel Gardon (25 Avril 2010) |
| Durée : 88 Minutes | Une émission de Richard Vargas |
Lionel CardonA l'automne 1983, Lionel Cardon est devenu l'ennemi public numéro un. Accusé d'un double assassinat à Pessac, près de Bordeaux, il s'est lancé dans une cavale sanglante marquée par le meurtre d'un policier et une spectaculaire prise d'otage dans un cabinet d'avocat à Paris. Le 11 octobre 1983, on retrouve le corps sans vie de François-Xavier Aran, un éminent chirurgien bordelais, dans la baignoire de sa villa à Pessac. Il a été ligoté de telle sorte qu'il a fini par s'étrangler dans ses liens. Sa femme Aline a disparu, de même que sa voiture. Les policiers de Bordeaux excluent rapidement la piste passionnelle. Selon les témoignages, le couple était très uni. La famille d'Aline lance un appel aux éventuels ravisseurs par l'intermédiaire de leur avocat, Me de Caunes. C'est à son cabinet que le 21 octobre, un homme appelle à plusieurs reprises. Il se présente comme un des ravisseurs. Les appels proviennent de cabines téléphoniques à Bordeaux. Les policiers parviennent à localiser l'homme et le prennent en chasse. Ils ne l'interpellent pas au cas où Aline serait encore en vie auprès d'éventuels complices. Ils perdent sa trace, mais peuvent établir un portrait robot. Le 28 octobre, le corps d'Aline est retrouvé dans un bois près de Nevers. Elle a été tuée plusieurs semaines auparavant d'une balle de 7,65 à bout touchant. Henry Guidon de la Sûreté Urbaine fait le rapprochement avec un autre dossier. Il enquête sur des cambriolages de villas de médecins, dont la villa voisine des Aran, il a trouvé une carte d'identité dont la photo est en tout point semblable au portrait robot. Il s'agit de Lionel Cardon. Il est sorti de prison au mois de février après avoir purgé six ans pour vols. Il est le suspect numéro un du meurtre des époux Aran. Et comme il doit pointer pour son contrôle judiciaire, les policiers l'attendent de pied ferme. C'est à ce moment-là que le quotidien régional Sud-Ouest publie en une le portrait-robot de Lionel Cardon. Tous les médias reprennent l'info et donnent son nom. Les policiers sont fous furieux. Ils ne peuvent plus le prendre par surprise. Dans la nuit du 21 au 22 novembre, à Paris, deux policiers appréhendent un motard qui circule sans feu. Mais l'homme prend la fuite. Le brigadier Claude Hochard parvient à le suivre jusqu'au bois de Boulogne. Là, c'est le choc. Le fuyard se relève et tire trois fois. Le brigadier Claude Hochard, 35 ans et père de famille, vient de tomber sous les balles de Lionel Cardon. Le lendemain, Cardon téléphone à l'AFP. Il affirme avoir tiré pour se protéger et crie son innocence dans l'affaire de Pessac. Le jour des funérailles du brigadier Hochard, Lionel Cardon prend en otage Me Nicole Dreyfus à son cabinet d'avocate, avec sa secrétaire, sa femme de ménage, et la journaliste Annette Kahn qu'il a attirée dans un guet-apens. La femme de ménage parvient à donner l'alerte. La prise d'otage dure 9 heures avant que Lionel Cardon accepte de se rendre. Jugé en 1986, il est condamné à deux reprises à la perpétuité : à Paris pour le meurtre du brigadier Hochard et la prise d'otage, puis à Bordeaux pour le meurtre d'Aline Aran, qu'il aura toujours nié. Concernant le meurtre de François-Xavier, il a été condamné pour complicité. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 15 (No. 123 - Réf. S10E15) | Jacquy Haddouche - Au Hasard du Crime (02 Mai 2010) |
| Durée : 71 Minutes | Une émission de Vincent de Cointet |
Jacquy HaddoucheEntre 1995 et 2002, Jacquy Haddouche a tué trois fois. Sans raison. Un peu au hasard de sa route. Et, sans la ténacité d'une juge d'instruction, il aurait sans doute échappé à la justice pour une grande partie des faits. Le 21 juin 2002, Danièle retrouve le corps sans vie de sa mère, Léo, dans son appartement à Beauvais. Elle a été rouée de coups, puis égorgée. L'appartement est dévasté et des objets sans valeur ont été volés. Devant la porte, des sacs poubelles. Les policiers de Beauvais visionnent les bandes de vidéosurveillance de l'immeuble et y repèrent un homme au comportement étrange. Rentré dans la résidence tête nue, il ressort avec une casquette, comme s'il se cachait. Il tient dans les mains deux sacs poubelle remplis. Mais les images, de mauvaise qualité, permettent tout juste d'identifier un homme au crâne dégarni. L'enquête patauge. Jusqu'au 13 septembre… Ce jour-là, Liliane Michaud, 82 ans, rentre du supermarché quand elle se fait violemment agresser. Un homme la roue de coups et lui vole son portefeuille. Les policiers font le lien avec l'affaire Capon et obtiennent un signalement de l'agresseur. Ils interrogent les agents de sécurité du supermarché, qui leur donnent une piste : Jacquy Haddouche. Il vient de faire 6 ans de prison pour des vols. Il empoisonnait ses victimes avec des médicaments. Et il ressemble à l'homme de la bande de vidéosurveillance. Les policiers se rendent chez lui mais Haddouche a quitté la ville. Il est arrêté le 2 octobre à Nîmes. Ivre, il vient de fracasser une vitre de la gare. Aux policiers, il se présente comme Saïd Haddouche, kinésithérapeute. C'est son empreinte digitale qui le confond finalement. À Beauvais, les policiers perquisitionnent son appartement. Ils tombent sur des objets volés chez Léo Capon. Pourtant accablé, Haddouche s'obstine à nier le meurtre. Né en 1964 à Beauvais, Haddouche a grandi avec ses 11 frères et soeurs sous le joug d'un père violent. À 16 ans, son père se suicide sous ses yeux. Dès l'année suivante, il est condamné à 5 ans de prison dans une affaire de viol collectif. Puis, au fil des ans, ce sont 24 années de condamnation pour des vols divers. En 1993, il avait déjà été soupçonné d'un meurtre. Celui de Gilles Canette, retrouvé mort par asphyxie le 1er décembre 1992 à Beauvais, suite à une forte absorption de médicaments. À l'époque, la petite amie de Haddouche lui avait fourni un alibi décisif et le dossier avait abouti à un non-lieu. En 2003, la juge d'instruction décide de rouvrir le dossier et de réentendre la petite amie… qui reconnaît avoir menti pour protéger son ex-compagnon. Haddouche, lui, continue de nier. Il dénonce même deux jeunes du quartier. Interrogés, ils révèlent qu'ils étaient bien chez Canette le soir du meurtre, mais avec Jacquy Haddouche, qui est resté après leur départ. Et que le lendemain matin, il les avait menacés pour qu'ils ne disent rien de la soirée de la veille. Problème : à ce moment-là, le corps n'avait pas encore été découvert. La juge est persuadée que le parcours criminel de Haddouche ne s'est pas arrêté là. Elle envoie à toutes les polices une circulaire avec son profil criminel. Et, à Saint-Etienne, elle ne passe pas inaperçue. Car, en juillet 2002, Sylvain Rome, un caméraman de 32 ans, avait été poignardé à plusieurs reprises. Dans son sang, on avait retrouvé une grande quantité de médicaments. La signature de Jacquy Haddouche. D'ailleurs, des témoins l'identifient comme la dernière personne aperçue en compagnie de la victime. Entre 2007 et 2009, au cours de différents procès Haddouche a été condamné à 30 ans de prison dont 20 de sûreté pour le meurtre de Sylvain Rome, et à la perpétuité et 22 ans de sûreté pour les deux autres meurtres ainsi que pour l'agression de Liliane Michaud et un viol commis en 1995. A l'audience, il a avoué le meurtre de Léo Capon, sans l'expliquer. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 16 (No. 124 - Réf. S10E16) | Valérie Subra - La Mort sur Rendez-Vous (11 Mai 2010) |
| Durée : 90 Minutes | Une émission de Clémence Badault |
Valérie SubraEn décembre 1984, Valérie Subra, 18 ans, Jean-Rémi Sarraud, 19 ans, et Laurent Hattab, 21 ans, ont tué deux fois. Deux crimes d'une grande violence. Pour un motif délirant : ils rêvaient de s'installer aux Etats-Unis et, pour réunir la somme nécessaire, ils avaient un stratagème : Valérie devait user de son charme pour séduire des hommes riches, ses deux amis devaient les dépouiller, et les achever si nécessaire… Un scénario incroyable qui a inspiré un livre, puis un film : « L'Appât ». Pour ce numéro de Faites entrer l'accusé, Jean-Rémi Sarraud, libéré en 2003, témoigne du chemin qu'il a parcouru, d'abord en prison, sur la voie de la rédemption. Le 8 décembre 1984, le corps de Gérard Le Laidier, un avocat de 50 ans, est découvert chez lui à Paris. Il a été ligoté et poignardé à de multiples reprises. Les policiers de la brigade criminelle retracent son emploi du temps et découvrent que Gérard Le Laidier avait rendez-vous avec une jeune fille le soir de sa mort. Une fille qu'il pouvait avoir rencontrée aux Jardins de la Boétie, un restaurant branché parisien. Les enquêteurs s'y rendent, mais la piste ne donne rien. Le 17 décembre, c'est le cadavre d'un jeune commerçant, Laurent Zarade, que l'on retrouve dans son appartement. Il a les pieds et les poings liés, une écharpe serrée autour du cou, et a été poignardé. Comme pour Gérard Le Laidier, il fréquente les Jardins de la Boétie et avait rendez-vous avec une jeune fille le soir de sa mort. La famille Zarade décide de faire sa petite enquête dans le Sentier, le quartier de Paris où travaillait Laurent et retrouve l'identité de la jeune fille : Valérie Subra. Elle a 19 ans et elle est vendeuse dans une boutique du Sentier. Le 20 décembre, elle est placée en garde à vue. Face aux policiers, elle reconnaît sa présence sur les lieux et dénonce deux complices : son petit ami Laurent Hattab et Jean-Rémi Sarraud. Arrêtés, ils reconnaissent les faits. Valérie a séduit les deux victimes et obtenu un rendez-vous chez eux. A chaque fois, elle leur a demandé un jus d'orange et le temps de se faire servir, elle a ouvert la porte à ses complices. C'est Sarraud qui a tué l'avocat, tandis qu'Hattab s'est chargé de Laurent Zarade, pour un butin dérisoire. Mais rapidement, Hattab revient sur ses aveux. Il dit qu'il n'a pas tué ; il était sous l'influence de Jean-Rémi Sarraud. Les policiers ont du mal à le croire. Pour eux, le chef de la bande, c'est lui. Riche fils de famille, il avait pris Sarraud en affection quelques temps auparavant. Quand les affaires de Laurent Hattab ont mal tourné, il a projeté de créer sa société aux Etats-Unis. Pour réunir le milliard de centimes nécessaire à la réalisation du projet, il comptait sur le charme de Valérie. Elle devait séduire et Jean-Rémi et lui n'auraient plus qu'à récupérer l'argent que le trio immature pensait récupérer sous le matelas des riches… Une thèse confirmée par le témoignage de Jessica qui apprend aux policiers que Laurent Hattab lui avait fait intégrer le trio, en tant qu'appât, comme Valérie. Mais elle s'était rendue compte de la folie du projet et avait fait marche arrière. Le procès s'ouvre en janvier 1988. Rapidement, l'attention se focalise sur Valérie Subra, la beauté fatale. Et s'il est difficile d'imaginer que Sarraud et Hattab échappent à la peine maximale, elle, qui n'a pas tué, peut espérer une peine moindre. Les trois seront finalement unis dans leur condamnation : la perpétuité, assortie de 18 ans de sûreté pour Sarraud et Hattab, 16 pour Valérie Subra. Intervenants dans cette émission :
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| Épisode 17 (No. 125 - Réf. S10E17) | Débat : La Prison change-t-elle les Détenus ? (11 Mai 2010) |
| Durée : 65 Minutes | Seconde partie de l'épisode intitulé : « Valérie Subra - La Mort sur Rendez-Vous » |
La prison, Valérie Subra, Jean-Rémi Sarraud et Laurent Hattab l'ont fréquentée une vingtaine d'années. Aujourd'hui, ils ont refait leur vie. Dans Faites entrer l'accusé, Jean-Rémi Sarraud raconte qu'il a payé sa dette, mais qu'il n'est plus le même homme. Il s'est marié en prison, avec une jeune fille qui venait le visiter. Il a eu un enfant mais les murs de sa cellule viennent encore le hanter. Grâce aux formations qu'il a suivies en prison, il travaille maintenant dans l‘informatique. Il lui a aussi fallu se reconstruire psychiquement après les deux meurtres auxquels il a participé. Un ami, aumônier l'y a aidé, en prison. Comme lui, d'autres anciens détenus, tous criminels, viendront témoigner, sur le plateau de cette soirée spéciale, du travail de reconstruction, mais aussi de rédemption qu'ils ont du faire pour accepter leur peine et mettre à profit ce temps de réflexion… Quand d'autres viendront dénoncer le manque d'aide, dont ils ont souffert pour accomplir ce chemin et la force destructrice de l'enfermement. Ils pourront en débattre avec des représentants de l'administration pénitentiaire, des psychiatres spécialisés, ainsi que des avocats, et des aumôniers. Ensemble, ils tenteront de nous éclairer sur le travail qui est accompli ou non par l'administration pénitentiaire et la justice afin que les criminels puissent se réinsérer à leur sortie de prison. | |
| Épisode 18 (No. 126 - Réf. S10E18) | Frédéric Audibert - Violence à Huis Clos (30 Mai 2010) |
| Durée : 80 Minutes | Une émission de Cécile Moirin |
Frédéric AudibertLe 23 octobre 2003, la PMI de Grasse alerte le procureur de la République. Antoine, un bébé de deux mois, devait faire l'objet d'un placement provisoire mais les deux parents, Frédéric Audibert et Sandrine Autret, ne donnent plus de nouvelles. Ils vivent au village des Sausses, où leur isolement et leur penchant pour l'alcool les fait passer pour des marginaux. Les gendarmes se rendent chez eux mais ne trouvent personne, si ce n'est les chiens qu'élève Frédéric, des bas-rouges agressifs. Les parents de Sandrine n'ont pas de nouvelles de leur fille depuis une dizaine de jours. Mais Frédéric les a appelés. Il leur a demandé s'ils savaient où était Sandrine. Il appelle aussi régulièrement sa famille à qui il tient des propos incohérents. Et quand les gendarmes l'appellent, il refuse de passer les voir, leur expliquant qu'il a de gros problèmes… Les gendarmes localisent ses appels à Nice, font le tour des hôtels et finissent par l'interpeller au bout d'une semaine. Dans sa chambre, ils trouvent une arme, un appareil photo jetable, et une puce de téléphone portable qu'Audibert a caché dans le dévidoir du rouleau de papier toilette. En garde à vue, il affirme qu'il n'a pas vu Sandrine depuis la nuit du 12 au 13 octobre. Cette nuit-là, il avait bu trois litres de pastis. Quand il s'était réveillé, deux jours plus tard, Sandrine avait disparu. Mais pas le bébé. Jusqu'à ce qu'elle revienne l'enlever, quelques jours plus tard, dans la voiture où il l'avait laissé, le temps de faire ses courses ! L'histoire est d'autant plus délirante, que les gendarmes ont fait développer la pellicule trouvée dans la chambre d'hôtel On y voit Sandrine donnant le biberon, Sandrine pouponnant le bébé, mais aussi, sur le dernier cliché, Sandrine couchée sur le sol. Battue. Morte… Après quatre ans d'enquête et de détention, le 11 juin 2007 c'est un prévenu amaigri, affaibli et à la limite de la démence qui est présenté devant la cour d'assise. Très agité, lançant des regards noirs à l'assistance, Frédéric Audibert ne reconnait nullement les faits. Mais ses propos sont totalement incohérents et, à la demande de la défense, le procès est ajourné, le président demandant un supplément d'information pour évaluer l'état de santé du prévenu. De leur côté, les parents de Sandrine Autret espèrent en apprendre un peu plus lors de ce nouveau procès sur la disparition d'Antoine, leur petit-fils. En effet, si les conditions du décès de la jeune femme sont connues, en revanche, le corps du bébé n'a jamais été retrouvé. Pourtant, pendant plusieurs jours les gendarmes, aidés de chiens, avaient fouillé les environs du cabanon, en vain. Depuis, le cabanon a été vendu. Mais, dans la vallée, les rumeurs sur la fin tragique du petit Antoine vont bon train. Toutes plus horribles les unes que les autres. | |
| Épisode 19 (No. 127 - Réf. S10E19) | Émilie Louvet & Driss Sajdi - La Fille Indigne et le Récidiviste (20 Juin 2010) |
| Durée : 81 Minutes | Une émission d'Agnès Hubschmann |
Driss SajdiEn janvier 2005, Driss Sajdi a violé et tué Maryse Louvet, la mère de sa petite amie Émilie. Puis il l'a découpée en 11 morceaux, qu'il a entreposés au réfrigérateur. Emilie était là. Elle n'a rien fait pour l'arrêter. Elle a bien un QI très faible, de 83, mais les psychiatres l'ont reconnue responsable de ses actes. La cour d'assises de Seine-et-Marne l'a même condamnée au chef de co-auteur de l'assassinat de sa mère. Mardi 18 janvier 2005, Angélique, Annabelle et Émilie Louvet se rendent chez leur mère, Maryse, qui ne donne plus de nouvelles. Veuve depuis 6 mois, cette femme de 51 ans vit seule dans un pavillon de Mareuil-les-Meaux (Seine-et-Marne). En fouillant la maison, elles tombent sur un réfrigérateur rempli de sacs poubelles noirs. C'est le corps de leur mère, découpé en onze morceaux ! Les policiers de Versailles orientent rapidement leur enquête sur la piste familiale car il n'y a pas de trace d'effraction dans la maison, et le climat était tendu chez les Louvet, notamment entre Maryse et Émilie, la benjamine de 23 ans. Elle vivait encore chez sa mère, qui lui reprochait son oisiveté. Les trois soeurs sont entendues. En recoupant les auditions, les policiers se rendent compte qu'Émilie leur a caché un détail. Elle a un petit ami, Driss Sajdi, un Marocain bien connu de leurs fichiers. En 1991, il a sauvagement violé et assassiné une jeune femme dans la région. Condamné à 20 ans de prison, il est en liberté depuis 6 mois. Interrogée, Émilie lâche : "Je ne pensais pas qu'il allait recommencer". Et elle raconte avec une froideur surprenante… Le 11 janvier, elle s'est une nouvelle fois disputée avec sa mère. Ensuite, elle a rejoint Sajdi dans sa voiture et lui a tout raconté. Pour lui prouver son amour, Sajdi lui a alors déclaré qu'il allait tuer Maryse ! De retour devant la maison, poursuit Émilie, elle l'a attendu dans la voiture, pensant qu'il allait simplement s'expliquer avec elle. Mais, au bout d'une heure, elle l'a vu sortir la braguette ouverte, en tenant sa mère dénudée. A sa demande, elle est entrée pour lui préparer un café pendant que Sajdi étranglait Maryse avec un foulard. Puis, ils ont roulé le corps dans des couvertures, et l'ont porté dans le cabanon de la maison, avant de le découper deux jours plus tard. L'autopsie du corps de Maryse révèle qu'elle a été violée. L'ADN prélevé est bien celui de Sajdi. Immédiatement, les policiers partent à sa recherche mais il a fui au Maroc, un pays qui n'extrade pas ses ressortissants. Émilie se retrouve donc au centre des investigations. Enfant chouchoutée par ses parents, elle a vite connu des difficultés scolaires et des problèmes de surpoids. Ses 100 kilos pour 1,65 mètre, la complexent. Alors, avec Driss, elle pensait avoir trouvé "un vrai amour". "Avec toi c'est un conte de fée, c'est pour la vie", lui écrivait-elle, sur du papier à fleurs. A son procès, en octobre 2008, Émilie a du mal à convaincre. La reconstitution a démontré qu'elle a menti. Elle était dans la maison dès le début du massacre. Et elle n'a rien fait pour empêcher Driss de tuer sa mère. Ses avocats ont beau s'appuyer sur les témoignages des anciennes compagnes de Driss, qui décrivent unanimement un homme très violent, l'absence de l'intéressé fait peser toute la charge de ce crime horrible sur les épaules de la jeune fille. Une gamine dont les experts rappellent bien le faible quotient intellectuel. Mais les jurés ne se laissent pas émouvoir et la condamnent à 20 ans de réclusion avec une peine de sûreté des deux tiers. Après deux années de cavale au Maroc, pendant lesquelles il a commis un viol, Driss Sajdi a été condamné à la prison à perpétuité par la cour d'appel de Fès. Intervenants dans cette émission :
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