Faites entrer l'Accusé - Saison 10
Liste des Épisodes avec leur Résumé & Vidéos d’Archives

Logo énigme, profanations, crimes sexuels, mythomanie, banditisme, couple, femmes, erreur judiciaire, famille, irresponsabilité, infanticide, réseau, crimes passionnels, peine de mort, pédophilie
Saison 10 - Épisodes 109 à 116
Saison 10 - Épisode 01
Catégories : Crimes Sexuels - Psychiatrie - Tueur en Série - Tueur Fou
Épisode 01
(No. 109 - Réf. S10E01)
Mamadou Traoré - Le Tueur aux Mains Nues (06 Septembre 2009)
Durée : 85 MinutesUn document de Richard Vargas

19/20 Heures le Journal sur France 2 - 07 Février 2000

Procès « Traoré »  -  Durée: 2Min : 13Sec

Ouverture du procès en cour d’Assises de Mamadou TRAORE, jeune homme d’origine sénégalaise à la personnalité extrêmement violente, il est accusé d’avoir agressé six femmes et d’en avoir tué 2 entre avril et octobre 1996. Dès l’ouverture de l’audience, il a présenté des excuses en expliquant qu’il avait été victime de la sorcellerie africaine. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité. Selon les experts c’est la découverte de sa séropositivité un an avant les faits qui l’aurait conduit à se venger des femmes. Un reportage de Zinédine DOUDAOUD et Pierre DICK.

Entre avril et décembre 1996, Mamadou Traoré a agressé six femmes âgées de 11 à 71 ans, avec pour seule arme, ses poings d’acier. Il en a tué 2 et laissé les 4 autres défigurées et amnésiques. Pour toute explication, il a prétendu qu’enfant, il avait été "marabouté" par un sorcier.

La nuit du 22 avril 1996, Danielle Baty, 35 ans, est agressée dans une rue du XIIIe arrondissement de Paris. Elle est retrouvée au petit matin, défigurée, ne se souvenant de rien. Le 4 juin, toujours dans le XIIIe arrondissement, une fillette de 11 ans est rouée de coup dans sa chambre. En pleine nuit. L’agresseur s’est introduit dans l’appartement par une fenêtre ouverte.

La petite est défigurée et totalement amnésique. Malgré les similitudes, les policiers ne font pas le lien entre les deux affaires. Le 25 août 1996, à nouveau dans le même arrondissement, le corps dénudé et sans vie de Nelly Bertrand, 40 ans, est retrouvé au dernier étage de son immeuble. Là encore, le visage de la victime a été roué de coups. Mais, cette fois-ci, les policiers ont une piste : un postillon accroché à la moquette de l’ascenseur. Il appartient certainement à l’agresseur et leur fournit un ADN. Le 30 octobre, une femme est agressée dans un parking du XIIe arrondissement.

Elle aussi est retrouvée dénudée, défigurée, et ne souvient pas de son agression. Face à la multiplication de ces agressions hors norme, les policiers mettent les bouchées doubles. Grâce à l’enquête de voisinage, ils établissent le portrait-robot d’un homme qui rôdait dans le parking le soir de l’agression. Didier Ducoudray, le juge d’instruction, revient sur la traque du suspect, qui aboutit à l’arrestation de Mamadou Traoré, un Sénégalais de 23 ans. Son ADN est identique à celui prélevé sur le lieu du meurtre de Nelly Bertrand.

En garde à vue, il avoue le meurtre, ainsi que les agressions de Danielle Baty, de la fillette de 11 ans et d’une femme dans le parking. Son ADN le confond dans deux autres affaires : l’agression et le viol de Marie-Astrid Clair, une étudiante de 20 ans, puis le viol et le meurtre de Francine Sarret, 71 ans, à Neuilly. Le procès s’ouvre le 7 février 2000 à Paris. Me François Honnorat, l’avocat de la défense, évoque la défense très difficile d’un client qui se dit victime d’un maraboutage, et demande un ballon de foot pour montrer aux jurés de quoi il est réellement capable.

Sa mère soutient aussi la thèse du mauvais sort, jeté sur ce fils qu’elle appelle " l’enfant du diable ". Mais les experts déclarent Mamadou Traoré responsable de ses actes et les jurés le condamnent à la peine maximale : perpétuité assortie à 22 ans de sûreté.

Banniere Animée Espace Pub Version 02 - 06/10/2009

Saison 10 - Épisode 02
Catégories : Braquage - Crime Organisé - Meurtre
Épisode 02
(No. 110 - Réf. S10E02)
Le Gang de Roubaix (13 Septembre 2009)
Durée : 85 MinutesUn document de Marie-Laure Gendre

13 Heures le Journal sur France 2 - 02 Octobre 2001

Procès « Gang de Roubaix »  -  Durée: 2Min : 11Sec

Si le problème du terrorisme islamique est aujourd’hui dramatiquement d’actualité après les attentats survenus aux E.U, en Europe, nous y avons été malheureusement plusieurs fois confrontés dans une moindre mesure. Ainsi aujourd’hui s’ouvre à DOUAI dans le Nord le procès d’un gang qui, en 1996 naviguait entre le grand banditisme et l’organisation d’attentats de nature politique. Ses membres avaient été embrigadés politiquement par les intégristes effectuant meme des séjours dans des camps d’entrainement. Pascal DOUCET-BON et Vincent Ferreira.

Entre janvier et mars 1996, le gang de Roubaix a semé la terreur dans la région lilloise. Braquages de supermarchés à l’arme lourde, fusillades en pleine rue, et même tentative d’attentat. Aujourd’hui encore, les motivations de la bande ne sont toujours pas évidentes. Terrorisme ? L’hypothèse n’a pas convaincu. Pourtant, les deux leaders, Lionel Dumont et surtout Christophe Caze, 25 et 27 ans à l’époque, avaient des liens avérés avec des mouvements islamistes.

Le 27 janvier 1996, deux policiers repèrent une voiture volée, dans un parking de Roubaix. A son bord, deux hommes, que les policiers décident d’interpeller. Mais, sans prévenir, les voleurs ouvrent le feu. La fusillade dure une dizaine de minutes. L’un des policiers est blessé, et l’autre en état de choc quand les malfrats prennent la fuite. Le 7 février, à 50 kilomètres de Roubaix, nouvelle scène de violence. Trois hommes, portant des masques de carnaval, braquent un supermarché. Les attaques du genre se multiplient dans la région, jusqu’à ce que des policiers prennent en chasse la voiture des malfrats.

Mais là encore, les choses tournent mal. Une course-poursuite surréaliste s’engage dans les rues de Roubaix. Malgré la foule, les malfaiteurs mitraillent leurs poursuivants à la kalachnikov et exécutent le conducteur d’une Mercedes avant de prendre la fuite. Pour le procureur, Olivier Guérin, ces différentes affaires sont évidemment liées. Les malfrats ont fait preuve d’un acharnement hors norme contre les forces de police. Ils possèdent un armement extrêmement lourd… des armes de guerre. Après un mois et demi d’accalmie, huit hommes attaquent un fourgon de la Brink’s à Leers, dans la banlieue de Lille.

Un fourgon qui commence sa tournée. Un fourgon … vide ! Un amateurisme étonnant pour des gangsters aussi déterminés. Trois jours plus tard, une tentative d’attentat échoue près d’une bouche de métro à Lille. La bombe artisanale aurait dû provoquer des dégâts dans un rayon de 75 mètres mais elle n’a pas fonctionné. Une chance, mais le temps presse pour les policiers. Le sommet du G7 doit avoir lieu à Lille dans quelques jours. Il faut agir. Des témoins ont aperçu les voitures des malfrats sur les lieux des braquages. Les policiers remontent au domicile d’un certain Omar Zemmiri, au 59, rue Carette.

Le QG du gang. L’assaut est donné dès le 29 mars par les hommes du RAID. Mais les malfrats ripostent et ne se rendent pas. Quatre périssent dans les flammes, deux autres sont rattrapés sur une autoroute belge. Une fusillade éclate et l’un des braqueurs, Christophe Caze, tombe sous les balles. Le second, Omar Zemmiri, est repris, après une vaine prise d’otage. Il donne deux autres membres du gang : Mouloud Bouguelane et Hocine Bendaoui, deux jeunes apparemment sans histoire. Cette fois, le compte y est. Tous les membres du gang sont identifiés. Mais l’histoire de ces hommes reste abracadabrante, comme l’explique le commandant Hostekint de la PJ de Lille.

Le gang était mené par Christophe Caze, étudiant en médecine, et Lionel Dumont, chômeur en mal d’action humanitaire. Tous deux s’étaient convertis à l’Islam, et engagés auprès des Moudjahiddins Bosniaques. A leur retour, en mal d’action, les deux hommes ont recruté quelques jeunes musulmans de Roubaix, mais sans jamais réussir à élever leur action à la hauteur de leurs ambitions. Leur motivation politico religieuse n’a d’ailleurs pas convaincu. Le gang de Roubaix a été jugé par un tribunal de droit commun. Seul "rescapé" des assauts policiers, Lionel Dumont a été repris après 7 ans de cavale.

David Cliqueteux, l’un de ses amis d’enfance, revient sur le parcours d’un jeune idéaliste qui est allé au bout de ses convictions. A son procès, Dumont a bien tenté de minimiser son rôle au sein du gang. En vain. Il a écopé de 30 ans de prison dont 20 de sûreté. Une peine ramenée à 25 ans en appel. Ni Omar Zemmiri, condamné à 28 ans en première instance, puis 15 en appel, ni Bouguelane, ni Bendaoui n’ont été plus explicites sur les motivations du gang.

Intervenants :

  • Olivier Guérin, procureur de la république de Lille
  • Commandant fonctionnel Gérard Hostekint, chef de groupe à la PJ de Lille
  • David Cliqueteux, ami de Lionel Dumont 
  • Major Didier Cardon, brigade anti criminalité de Roubaix
  • Brigadier Philippe Gouget, brigade anti criminalité de Roubaix
  • Marjorie Triquet, caissière
  • Commandant Philippe Delporte, PJ de Lille
  • Benoît Wourlod, boucher
  • Brigadier Major Lionel Vion, police secours de Roubaix
  • Romuald Muller, PJ de Lille
  • Brigadier Major Bernard L, artificier à la police nationale de Lille
  • Me Dominique Sapin, avocate de Lionel Dumont
  • Eric Dussart, journaliste à La Voix du Nord
  • Maître Antoine Deguines, avocat de Mouloud Bouguelane
  • Luc Frémiot, avocat général
  • Bachir Bendaoui, frère de Hocine Bendaoui
  • Jean-Pierre Masson, expert-psychiatre
  • Brigitte Bonnaffé, psychologue Le Gang de Roubaix

Saison 10 - Épisode 03
Catégories : Complot - Drame Conjugal - Meurtre
Épisode 03
(No. 111 - Réf. S10E03)
Geneviève Montillet - La Diabolique d’Antibes (27 Septembre 2009)
Durée : 85 MinutesUn document de Clémence Badault

Geneviève Montilliet est une femme déterminée, et surtout, une mère diabolique. Pour toucher les assurance-vie qu’elle avait contractées au nom de son compagnon, Eric de Vriendt, elle n’a pas hésité à demander à ses propres fils et à l’un de leur ami de l’assassiner. Mais ils ont échoué. Alors, c’est elle, qui a fini le "travail". Et il s’en est fallu de peu pour que la mort d’Eric de Vriendt ne reste à jamais une mort naturelle. Pas moins de 7 années de procédure ont été nécessaires pour que la diabolique d’Antibes ne soit finalement démasquée.

Le 1er novembre 1992, Eric de Vriendt, est renversé par une voiture alors qu’il se promène à vélo sur le Cap d’Antibes. Il en réchappe mais reste, à 35 ans, plongé dans un état végétatif. Après 3 mois d’hospitalisation, sa compagne, Geneviève Montilliet, insiste pour le ramener chez eux. Il y décède quelques jours plus tard, officiellement d’une "fausse route". Geneviève organise les obsèques mais, curieusement, elle ne prévient personne. La mère d’Eric de Vriendt apprend la mort de son fils alors qu’il est déjà incinéré… Un événement hors norme qui la persuade qu’Eric a été assassiné par sa compagne, comme l’explique Me Soussi, son avocat. Et elle n’est pas la seule à trouver cette mort suspecte. Les assurances s’étonnent aussi des circonstances du décès.

Aucune expertise n’est possible après l’incinération mais ils ouvrent leur propre enquête, étonnés par les 8 contrats d’assurance-vie souscrits au nom d’Eric. Des contrats dont les clauses prévoient le doublement de la prime en cas de décès par accident de la route, un jour férié. Et étrangement, l’accident de vélo du Cap d’Antibes est survenu le jour de la Toussaint… Ils alertent la police d’Antibes, mais l’enquête n’apporte aucune preuve contre Geneviève Montilliet. Jusqu’à ce qu’en 1999, 7 ans après l’accident, une nouvelle juge reprenne le dossier. Elle tente alors un coup de poker, en plaçant Geneviève et ses fils sur écoute, et en leur envoyant des convocations. Le piège fonctionne ! Des années après les faits, la famille s’alarme de cette reprise de l’enquête et parle.

L’un des fils, Valéry, appelle son père, l’ex-mari de Geneviève, pour soulager sa conscience. Il lui raconte le piège que sa mère et Fabrice, son frère jumeau ? ont tendu à Eric de Vriendt. La police peut maintenant entendre la mère et ses fils. En garde-à-vue, les jumeaux expliquent qu’à l’époque des faits, ils consommaient beaucoup de drogue. Une drogue que leur mère elle même, allait jusqu’à leur fournir, pour mieux les garder sous sa coupe et les manipuler ! C’est elle, disent-ils, qui a eu l’idée de tuer Eric pour toucher les assurances et surtout se débarrasser d’un homme dont elle leur racontait qu’il la battait. C’est elle qui leur a demandé de "faire le boulot", avec l’un de leur ami, un certain Yann Baudet. Et quand Eric a réchappé à l’accident de vélo, c’est elle qui l’a achevé à la maison.

Mais si les jumeaux craquent immédiatement, face aux policiers, Geneviève nie. Et quand elle comprend que les choses tournent mal, elle n’hésite pas à mettre sur le dos de son fils Fabrice l’entière responsabilité du meurtre ! Le témoignage de son premier mari va finalement l’enfoncer définitivement. Il révèle qu’en 1985 Geneviève Montilliet avait tenté de le faire assassiner. Pour préserver ses enfants, il n’avait pas porté plainte… Le procès s’ouvre en juin 2003, devant la cour d’assises des mineurs des Alpes Maritimes, puisque Fabrice et son ami, Yann n’avaient que 17 ans au moment des faits. Sur le banc des accusés, ils sont 3. Mais Fabrice et Yann font vite figure de victimes auprès d’une Geneviève Montilliet perverse et manipulatrice.

L’avocat général, Bruno Albouy, se souvient de ce personnage "démoniaque et monstrueux" contre lequel il a requit 30 ans de prison. Geneviève Montilliet a finalement été condamnée à 25 ans. Fabrice et Yann ont pris 5 ans.

Intervenants :

  • Maître Alain Chemama, avocat de la mère d’Eric de Vriendt
  • Fabrice et Valéry Desmullier, fils de Geneviève Montilliet
  • Bruno Albouy, viceprocureur de la République et avocat général
  • Maître Philippe Soussi, avocat de la mère d’Eric de Vriendt
  • Brigadier chef Robert Botelli, commissariat d’Antibes
  • Dr Franck Bourdin, chef du service chirurgie, hôpital La Fontonne, Antibes
  • Christian Riou, directeur du service sinistre AIG Europe
  • Sylvie Barberis, infirmière
  • Dr Nicolas Khoury, SOS médecin
  • Roger Nahon, enquêteur de personnalité
  • René Desmullier, premier mari de Geneviève Montilliet
  • Dr Louis Roure, expertpsychiatre
  • Commandant André Bloch, chef de la brigade criminelle de Nice
  • Capitaine Philippe Fraumont, PJ de Roubaix
  • Me Michel Valiergue, avocat d’Emmanuelle de Vriendt
  • Me Xavier Allard, avocat de Yann Baudet
Saison 10 - Épisode 04
Catégorie : Crime Sexuel - Récédiviste - Scandale
Épisode 04
(No. 112 - Réf. S10E04)
Patrick Trémeau - Le Violeur des Parkings (18 Octobre 2009)
Durée : 75 MinutesUn document de Nicolas Glimois

20 Heures le Journal sur France 2 - 25 Septembre 2009

Violeur en Série Patrick Trémeau  -  Durée: 2Min : 18Sec

Reportage consacré à Patrick TREMEAU, violeur en série. Commentaire sur images d’archives et interviews d’Anne BORDIER, de l’association pour la protection contre les agressions et crimes sexuels et victime de Patrick TREMEAU et de Jean-Marie HUET, directeur des affaires criminelles et des grâces.[Source : prompteur France 2] Dans l’actualité en France, cette nouvelle affaire de récidive.. Un violeur en série, plusieurs fois condamné, a été libéré après 10 ans d’incarcération en mai dernier.. Patrick Trémeau, qui n’était tenu à aucun suivi particulier, la nouvelle loi ne le concernant pas…
Patrick Trémeau a violé 3 jeunes femmes… Depuis sa libération, ses anciennes victimes, plus d’une dizaine, vivaient dans la crainte.. Elles étaient sûres qu’il recommencerait.. Thierry CURTET

Patrick Trémeau est un violeur multirécidiviste qui a fait changer la loi sur le suivi des délinquants sexuels. Dans les années 90, il a agressé 13 femmes et a été condamné à 16 ans de prison. Ses victimes, convaincues qu’il allait récidiver, se sont mobilisées pour que leur agresseur ne sorte pas de prison. En vain : à peine sorti, en 2005, Trémeau a violé à 3 reprises, provoquant un tollé médiatique et une modification de la loi. Entre juin 1993 et mars 1995, les policiers recueillent 13 plaintes pour des agressions sexuelles dans l’Est de Paris ; le plus souvent dans des parkings souterrains. Anne Bordier et trois autres femmes racontent les mots de leur violeur, son regard inoubliable, tandis qu’elles restaient tétanisées par la peur… et durablement traumatisées.

Sur les dents, la PJ de Paris traque donc pendant près deux ans, et sans succès, un prédateur qui s’attaque à des femmes qui ont le même profil : belles, cultivées, d’un bon niveau social. Jusqu’à ce qu’un hasard ne les mette sur la voie. Le 29 mars 1995, une femme se présente au commissariat du XXe arrondissement de Paris. Elle vient d’être victime d’un viol dans le parking souterrain de sa résidence. Son agresseur portait des chaussures jaunes. Tandis qu’elle témoigne, un homme est arrêté pour un vol à la roulotte dans un parking du XIIe arrondissement. Il s’appelle Patrick Trémeau et porte des chaussures… jaunes ! Le détail fait tilt !

Les policiers convoquent les victimes, qui reconnaissent alors formellement leur agresseur, notamment son regard. Les policiers apprennent que le casier judiciaire de Trémeau est déjà bien rempli. En 1984, à 21 ans, il a pris 18 mois de prison pour s’être masturbé devant une autostoppeuse. En 1987, 7 ans de prison pour le viol d’une jeune femme à Créteil. C’est donc un habitué qui prend place dans le box pour son procès à l’automne 1998. Il évoque son enfance malheureuse, les maltraitances et viols qu’il aurait subis. Face à lui, 11 de ses 14 victimes, soudées. Mais elles sortent du procès persuadées par son regard narquois qu’il récidivera, malgré une condamnation à 16 ans de prison. Lorsqu’en 2003, Trémeau fait une première demande de libération conditionnelle, elles se mobilisent pour empêcher sa sortie. L’expert psychiatre, Daniel Zagury, évoque un homme qui se venge sur les autres femmes de l’amour que sa mère ne lui a pas donné.

Il déconseille sa sortie sans un suivi régulier et rigoureux. Pourtant, Patrick Trémeau sort de prison le 7 mai 2005, sans aucune obligation de suivi. 4 mois plus tard, il est confondu dans 3 nouveaux viols. La nouvelle provoque un émoi considérable. Les anciennes victimes de Trémeau organisent une conférence de presse. L’affaire prend une tournure politique. Pascal Clément, le Garde des Sceaux de l’époque, revient sur les lois contre la récidive votées en décembre 2005. Elles favorisent un suivi socio-judiciaire après la prison et le port du bracelet électronique pour les délinquants sexuels.

Jugé en février 2009 devant la cour d’assises de Paris, Patrick Trémeau est condamné à 20 ans de prison, assortis de 8 ans d’injonction de soins à sa sortie de prison.

Intervenants :

  • Anne Bordier ainsi que 3 autres victimes de Patrick Trémeau
  • Pascal Clément, ministre de la Justice entre 2005 et 2007
  • Daniel Zagury, expert-psychiatre
  • Me Henri Leclerc, avocat de Patrick Trémeau
  • Le commandant Gérard Bousquet, 4e division de la PJ
  • Le commandant Guy Bertrand, 4e division de la PJ
  • Me Alain Mikowski, avocat de Patrick Trémeau entre 1984 et 1987
  • Édith Vezard, ancienne employeuse de Patrick Trémeau
  • Me Christine Paquelier, avocate d’Anne Bordier
  • Me Frédéric Hutman, avocat de victimes
  • Me Martine Moscovici, avocate de victimes
  • Evelyne Lesieur, avocate générale
  • Me Charlotte Plantin, avocate d’une victime
  • Philippe Bilger, avocat général

Saison 10 - Épisode 05
Catégorie : Drame Conjugal - Insolite - Meurtre - Mystère
Épisode 05
(No. 113 - Réf. S10E05)
Roland Moog - Meurtre au Cinéma (25 Octobre 2009)
Durée : 80 MinutesUn document de Laure de Nadaillac

20 Heures le Journal sur France 2 - 27 Novembre 2001

Projectionniste Meurtrier  -  Durée: 1Min : 44Sec

Reportage : à Strasbourg, le procès de Roland MOOG, projectionniste de cinéma accusé du meurtre de son amie qui s’apprêtait à accoucher de leur enfant, a commencé devant la Cour d’assises du Bas-Rhin.Le sujet de Christine BOOS, Sylvain GAUTIER fait le récit de cette affaire révélée au bout de 4 ans au cours desquels l’accusé a joué la comédie avant d’être confondu. Le montage intègre l’interview d’Eric BRAUN, avocat, et de Jocelyne KLOPFENSTEIN, magistrat.
[Source : Prompteur France 2] A Strasbourg, cette affaire digne des polars les plus terrifiants.. Celle de Roland MOOG, un projectionniste de cinéma accusé du meurtre de son amie qui s’apprêtait à accoucher de leur enfant… Pendant 4 ans, il a joué la comédie avant d’être confondu… Son procès a commencé devant la Cour d’assises du Bas-Rhin. Récit, Christine BOOS, Sylvain GAUTIER

En 1995, Roland Moog a tué Carole Prin, sa compagne. La jeune femme était enceinte, sur le point d’accoucher, quand ce projectionniste de cinéma l’a abattue d’une balle dans la nuque. Un meurtre qu’il n’expliquera jamais vraiment ; laissant aux psychiatres, et à ses juges supposer qu’il ne supportait pas l’idée d’être de nouveau père. N’avait-il pas caché à ses propres parents, qu’il était déjà papa de deux petites filles ?…

Coincé dans une double vie, que Carole et une maîtresse se partageaient sans le savoir, coincé par cette naissance imminente, Roland Moog a simplement décidé d’effacer le problème. Le 17 mai 1995, le téléphone sonne au cinéma Star de Strasbourg. Roland Moog, le projectionniste décroche. C’est Carole, explique-t-il à ses collègues. Sa compagne a de violentes contractions, et lui demande de la rejoindre à la maternité. Il prévient les parents de Carole, dépose les chiens de la jeune femme chez un ami et file à la maternité. Mais là, stupeur ! Carole n’y est pas ! Elle s’est volatilisée ! Roland Moog signale sa disparition à la police.

La disparition d’une femme sur le point d’accoucher est inédite et largement relayée dans les médias. Les soupçons se portent rapidement sur Roland Moog, le dernier à avoir vu Carole. Et au cinéma, plus personne n’est réellement sûr d’avoir décroché et entendu sa voix le 17 mai. Dominique Prin, la soeur de Carole, nous confie que le couple ne vivait pas vraiment le grand amour. Roland et Carole ne partageaient le même appartement que depuis deux semaines. Et encore, parce qu’elle s’était elle-même installée chez Moog ! Lui, cloisonnait sa vie. Ses amis, sa maîtresse, sa famille, tous ignoraient la grossesse de Carole !

Mis sur écoute, placé en garde-à-vue, Roland se plaint de l’acharnement des policiers à son encontre mais ne semble pas s’intéresser beaucoup à l’évolution de l’enquête. Trois ans et demi après la disparition de Carole, Roland Moog est finalement mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention. Il demande à son frère jumeau Dany et à un ami de se débarrasser d’une malle pleine de livres qu’il leur a confiée 3 ans plus tôt. Étonnés par la légèreté de la caisse, ceux-ci font sauter le cadenas et tombent sur les restes de Carole Prin. Une découverte que Dany se résout douloureusement à révéler cinq jours plus tard à la police. Confondu, Roland Moog passe aux aveux.

Pour lui, il s’agit d’un accident. Le 16 mai, Carole est passée au cinéma Star pour y voir une armoire dans la cave. Et elle y a été tuée accidentellement lorsque Moog a manipulé l’arme de tir qu’il entreposait sur une étagère. Avec de la mousse expansive, il a alors dissimulé le cadavre, pendant deux ans dans un mur du cinéma Star ; avant de le cacher dans une malle en vue de la première perquisition. Un scénario sordide, digne d’Hitchcock, le cinéaste fétiche de Moog !

Mais, l’autopsie détermine que Carole a été tuée d’une balle à bout portant. Difficile de croire à un accident. Roland finit par admettre qu’il a tué Carole à la suite d’une dispute. La reconstitution montre que les escaliers de la cave sont bien raides pour qu’une femme enceinte s’y aventure ; le bruit d’un coup de feu ne serait pas passé inaperçu des spectateurs tout proches ; le sang de Carole aurait dû tâcher durablement le sol de la cave. Enfin, un cône d’épicéa retrouvé dans la malle laisse à penser que Carole a pu être tuée ailleurs…

Le procès débute le 27 novembre 2001. Moog n’y a jamais dit la vérité sur la mort de Carole, laissant la cour tenter de comprendre. Sa relation fusionnelle avec son jumeau pourrait expliquer son instabilité affective. Quant au mobile, le Dr Henri Brunner évoque son impossibilité à assumer sa paternité. Moog a été condamné à 25 ans de prison dont quinze de sûreté pour le meurtre de Carole. Un meurtre aggravé par la mort du bébé.

Intervenants :

  • Dominique Prin, soeur de Carole Prin
  • Pascal Schultz, Premier procureur adjoint au TGI de Strasbourg puis avocat général
  • Docteur Henri Brunner, expert psychiatre
  • Ginette Bonnet, tante de Carole Prin
  • Jean-Paul Rauner, gardien de la clinique Sainte-Anne
  • Christophe Eberhardt, Brigadier-chef, formation motocycliste de Strasbourg
  • Jean-Marie Durr, ancien compagnon de Carole
  • Maître Jocelyne Klopfenstein, avocate de la famille de Carole Prin
  • Inspecteur principal Christian Binetruy, Brigade des moeurs de Strasbourg
  • Philippe Padoan, ami de Roland Moog
  • Bruno Pfeiffer, ancien compagnon de Carole
  • André Lambert, ami de Roland Moog
  • Jean-Michel Decugis, journaliste, Le Figaro (1995-2001)
  • Patricia Fague, journaliste, "Perdu de Vue"
  • Maître Eric Braun, avocat de Roland Moog
  • Adjudant-chef Jean-Pierre Pastor, SR de Strasbourg
  • Maître Marc Vialle, avocat de Roland Moog
  • Malika Merzougui, Expert-psychologue
  • Dany Moog, frère jumeau de Roland
  • Maître Thierry Moser, avocat de la famille de Carole Prin
Saison 10 - Épisode 06
Catégories : Meurtre - Psychologie - Récédiviste
Épisode 06
(No. 114 - Réf. S10E06)
Jean-Baptiste Hennequin - Triple Meurtre du Grand Hôtel (22 Novembre 2009)
Durée : 67 MinutesUn document de Vincent de Cointet

Journal Télévisé de Picardie sur France 3 - 21 Janvier 1997

Saint-Quentin - Triple Meurtre au Grand Hôtel  -  Durée: 2Min : 09Sec

Le rappel des faits du triple meurtre du grand hôtel de St-Quentin : Voir analyse sujet Midi. L’état de l’enquête et la personnalité du meurtrier présumé, le veilleur de nuit JB Hennequin, qui semble avoir agi avec un mobile professionnel et un problème de retraite. Les Témoignage d’un voisin de Hennequin : Les conflits, et d’une commerçante : ne s’en plaint pas.

En 1997, Jean-Baptiste Hennequin, veilleur de nuit au Grand Hôtel de Saint-Quentin, a sauvagement assassiné ses deux patrons et une collègue de travail. Sans le moindre regret. Pire. A son procès, il est allé jusqu’à expliquer que c’était lui la victime. Victime de reproches incessants. Victime du manque de reconnaissance de ses patrons qui voulaient le mettre à la retraite. Justicier de sa cause finalement. Intelligent, élégant et cultivé, Hennequin n’a en réalité jamais surmonté ses frustrations, celles d’un homme en fin de carrière, qui a toujours souffert de n’avoir jamais été reconnu à sa juste valeur.

Le 20 janvier 1997, au Grand Hôtel de Saint-Quentin, on retrouve les corps sans vie des deux patrons, Léo Roupioz, 73 ans, et Gisèle Kuntzler, 69 ans. Tués d’un coup de fusil, puis massacrés à la hache. Sur chaque corps, une lettre dénonce des "humiliations, du chantage, de l’acharnement et de l’indifférence". Le commissaire Pierre-Marc Panazzio reconnaît l’écriture sur les lettres. C’est celle du veilleur de nuit du Grand Hôtel, Jean-Baptiste Hennequin, 61 ans, dont il a récemment recueilli le témoignage à la suite d’un conflit de voisinage.

Les policiers fouillent le Grand Hôtel. Dans les caves, ils délivrent le groom Philippe Bertrand, qui leur révèle que c’est Hennequin qui l’a enfermé, le matin même. Dans la cave à vin, le corps de Michèle Fabris, la réceptionniste de 25 ans, mutilé de coups de hache.

Le triple meurtre provoque un émoi considérable à Saint-Quentin. Le Grand Hôtel est l’établissement sélect de la région. L’affaire est confiée à la PJ d’Amiens qui veut à tout prix retrouver Jean-Baptiste Hennequin. Premier indice, il a dû s’enfuir avec la voiture de Michèle Fabris, une Polo noire, qui a disparu. Les policiers se penchent sur la vie d’Hennequin. Orphelin dès l’âge de 5 ans, placé dans une famille d’accueil, il est mis au travail dès 14 ans, alors qu’il voulait continuer ses études. A 32 ans, en instance de divorce, il tente de renouer avec sa femme. Sans succès. Frustré, il l’étrangle et la laisse pour morte : trois ans de prison. Puis un an ferme en 1988 pour avoir énuclé un travesti au bois de Boulogne.

En 1997, il est décrit comme un solitaire autoritaire et irascible par ses collègues et ses voisins. Neuf jours après le drame du Grand Hôtel, la Polo est retrouvée à Amiens. Dans le coffre, une hachette tâchée de sang. L’arme du crime. Mais ce n’est que quatre mois plus tard qu’Hennequin est finalement arrêté… par hasard ! Dans un hôtel parisien, au cours d’une perquisition pour un vol. Devant le juge d’instruction Jean-Yves Lourgouilloux, il avoue facilement. Pour lui, ses victimes "n’ont eu que ce qu’elles méritaient". Ses patrons le persécutaient. Quant à Michèle Fabris : "si ses parents l’avaient mieux élevée, elle n’en serait pas là !"

A son procès, Hennequin s’acharne à salir la mémoire de ses victimes. Il est condamné à la peine maximale : perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans.

Intervenants :

  • Commissaire divisionnaire Pierre Marc Panazio, police de Saint-Quentin
  • Guy Dambre, maire de Fayé, vice-président de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin
  • Jean-Yves Lourgouilloux, juge d’instruction
  • Adjudant Rémi Bournique, pompier de Saint-Quentin
  • Sergent-Chef Eric Duchemin, pompier de Saint-Quentin
  • Philippe Bertrand, groom au Grand Hôtel
  • Commandant Jean-Pierre Sarazin, directeur d’enquête à la PJ d’Amiens
  • Nicolas Totet, journaliste, L’Aisne Nouvelle
  • Damien Becquart, journaliste, l’Union de Reims
  • Voisin de la rue de l’Est
  • Jean-Charles Dervillé, serveur au Président
  • Léone Ramette, amie de Jean-Baptiste Hennequin
  • Me Laurent Moreuil, avocat de la famille Kuntzler ;
  • Lieutenant Claude Renier, brigade de Fresnoy-le-Grand (1996-1999)
  • Me Sandrine Billard, avocate de Jean-Baptiste Hennequin
  • Commissaire Francie Chassagne, PJ du 10e arrondissement, Paris
  • François-Marie Giacomoni, président de la cour d’assises de Laon
  • Me Guillaume Combes, avocat de Jean-Baptiste Hennequin

Saison 10 - Épisode 07
Catégories : Meurtre - Psychologie - Tueur Fou
Épisode 07
(No. 115 - Réf. S10E07)
Claude Lastennet - Le Tueur de vieilles Dames (06 Décembre 2009)
Durée : 75 MinutesUn document de Agnès Grossmann

Journal Télévisé de 20 heures sur France 2 - 13 Janvier 1994

Tueurs Dames Agées  -  Durée: 1Min : 51Sec

Un jeune homme de 22 ans a tué en l’espace de six mois, cinq personnes âgées et il n’éprouve aucun remords. Photo du jeune homme, Claude Lastennet. Au début du reportage on voir à travers les vitres d’une voiture de police, Lastennet se cachant à l’arrière de celle-ci. Une vieille dame s’est fait attaquer par Claude Lastennet par derrière alors qu’elle passait son entrée d’immeuble avec son caddy. Dans le reportage on voit la maison de la première victime, Marcelle Cavillier, 87 ans. De plus, on peu apercevoir le foyer des jeunes travailleurs de Chevilly Larue, où domicilait et travaillait Lastennet. À la fin du reportage, des jeunes lisent le journal et commentent les faits de ce sordide tueur en série.

Claude Lastennet. Ou comment un jeune homme sans histoires, devient un tueur en série. Son premier meurtre, il l’a commis à 23 ans, presque par hasard. Il tentait de cambrioler une vieille dame. Elle a résisté. Il l’a tuée. Et il y a pris goût. De la manière la plus crue ; en trempant son doigt dans le sang de sa victime, avant de le porter à sa bouche…Dans les cinq mois qui ont suivi, il a récidivé cinq fois, tuant quatre de ses cinq victimes. Des victimes qui habitaient seules, toutes en région parisienne, le long de la même ligne de bus. Toutes étaient très âgées, et avaient attiré l’attention de Claude Lastenet sur un détail.

Le 15 novembre 1993, François Bonin passe voir sa mère. Antoinette a 76 ans, et vit à Thiais, dans la banlieue parisienne. Mais, en arrivant chez elle, il tombe sur un jeune homme qui prétend aider la vieille dame, victime d’un malaise. François se précipite auprès d’elle, pour découvrir qu’Antoinette est morte. Le jeune homme en profite pour s’éclipser… François Bonin comprend alors, qu’il vient de croiser l’assassin de sa mère. Mais la police a beaucoup de mal à croire sa version. Nicole Bonin, la femme de François, se souvient de la suspicion et de l’acharnement dont le couple a été victime de la part d’une brigade criminelle, pressée de voir les Bonin avouer le meurtre d’Antoinette.

Le 9 janvier 1994, le père Irénée retrouve sa mère, Violette de Ferluc, 92 ans, étranglée dans son appartement de Thiais. Deux jours plus tard, un informateur met les policiers sur la piste d’un suspect, Claude Lastennet. Un jeune chômeur qui cherchait à utiliser une carte bancaire au nom de Violette de Ferluc. Ils le cueillent aussitôt au foyer des jeunes de Chevilly-Larue. Et Claude Lastennet avoue. Il a bien tué Violette de Ferluc.

Mais ce n’est pas tout. Il avoue spontanément quatre autres meurtres, commis entre le 24 août 1993 et son arrestation. Celui d’Antoinette Bonin, mais aussi celui de Marcelle Cavillier, 87 ans à Chevilly-Larue, Raymonde Dolisy, 72 ans, à Boulogne-Billancourt, Augustine Royer, 91 ans, à Bourg-la-Reine. Toutes ont été étranglées. Une seule a survécu : Rosalie Czajka, qui, malgré ses 82 ans, s’est si bien défendue, qu’elle a mis en fuite son agresseur en fuite !

Aux dires des psychiatres qui l’ont examiné, Claude Lastennet présente le profil type du serial killer : une enfance douloureuse, marquée par une idéalisation de la mère. Claude Lastennet n’a jamais connu son père et a vécu auprès d’une jeune maman dont il était véritablement amoureux, jusqu’à ce que l’arrivée d’un beau-père violent vienne briser le couple qu’il formait avec sa mère. Un meurtre initiatique. Celui de Marcelle Cavillier. Ce meurtre est venu "accidentellement" révéler Claude Lastenet, et soulager, les tensions affectives qui le hantaient. Des rituels macabres. Chacun de ses meurtres a été commis sous le coup d’une excitation incontrôlable.

Claude Lastennet l’explique ; après le meurtre de Marcelle Cavillier, "[il] se levait certains jours, en sachant qu’il y aurait un mort"… Et puis, il se mettait en chasse, le long de sa ligne de bus, où il ciblait ses victimes sur un détail. Un rien qui l’exaspérait. Madame Royer, "parce que ses chaussures étaient trop grandes", une autre "parce qu’elle portait de grosses lunettes"… Un refoulement des actes violents qu’il commet.

Dès son arrestation, Claude Lastennet parlera de lui à la troisième personne. Frédéric Lastennet, le jumeau de Claude, évoquera sa difficulté à comprendre comment son frère a pu basculer dans une telle violence. La psychologue, Monique Delocque-Fourcaud reviendra sur l’évolution positive de cet homme, qui a pris conscience de ses actes en détention. Quant au père Irénée De Ferluc, il a pardonné, au prix d’un long travail que lui inspirait sa foi. La société, elle, n’a pas pardonné. Claude Lastennet a été condamné à perpétuité avec 18 ans de sûreté.

Intervenants :

  • Nicole Bonin, épouse de François Bonin
  • Michèle Ganascia, juge d’instruction
  • Frédéric Lastennet, frère jumeau de Claude Lastennet
  • Monique Delocque-Fourcaud, psychologue clinicienne
  • François Bonin, fils d’Antoinette Bonin Commandant
  • Alain Boisselier, Brigade criminelle de Paris Père
  • Irénée de Ferluc, fils de Violette de Ferluc, vicaire de la paroisse de Thiais
  • Commandant Jean-Pierre Duballet, Brigade criminelle de Paris
  • Commandant François Courtinat, Brigade anti-criminelle de Paris
  • Roland Coutanceau, expert-psychiatre
  • Michel Mary, journaliste, Le Nouveau Détective
  • Fabienne Huger, journaliste, Le Parisien
  • Benoît Heu, restaurateur
  • Maître Pierre-Olivier Sur, avocat de Claude Lastennet
  • Daniel Zagury, expert-psychiatre
  • Maître Philippe Pech de la Clause, avocat de la famille de Ferluc
Saison 10 - Épisode 08
Catégories : Meurtre - Récidiviste - Scandale
Épisode 08
(No. 116 - Réf. S10E08)
Patrick Gateau - Le Meurtre d’une Joggeuse (03 Janvier 2010)
Durée : 70 MinutesUn document de Marie-Sophie Tellier

Journal Télévisé de 20 heures sur France 2 - 14 Juin 2005

Interview du Procureur de la République à Meaux  -  Durée: 2Min : 02Sec

Les deux suspects du meurtre de Nelly Crémel, Patrick Gateau et Serge Mathey, ont été mis en examen.Convoi de véhicule de la gendarmerie transportant les deux suspects.Conférence de presse de René Pech, Procureur de la république à Meaux à propos de ce meurtre. Interview du maire de Rebais, Christian Lantenois racontant comment Patrick Gateau lui a demandé un emploi.

Condamné à la perpétuité en 1990 pour le meurtre d’une femme, Patrick Gateau a récidivé moins de deux ans après sa libération conditionnelle en 2003. Et c’est sur cette affaire, que Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, s’est lancé en 2005 dans la course présidentielle. En s’emparant de ce fait divers, qu’il jugeait emblématique du dysfonctionnement de l’institution judiciaire, il a ouvert le feu d’une polémique politique sur la récidive.

Le 3 juin 2005, Nelly Crémel disparaît, pendant son footing quotidien, sur les routes de campagne, autour de Reuil-en-Brie, en Seine-et-Marne. Après une semaine de recherches, son corps est retrouvé, dissimulé sous des branchages, dans le bois du Tarterel. Elle a reçu deux balles et son crâne a été fracassé avec une rare violence. La SR de Paris, dirigée par le colonel Philippe Guérin, procède à des contrôles systématiques et finit par obtenir une piste. Serge Mathey, un maçon de vingtuit ans, est placé en garde à vue. Pressé de soulager sa conscience, il passe aux aveux. Le 3 juin, il a bien enlevé et tué Nelly Crémel. Mais il n’était pas seul. Son complice est Patrick Gateau.

Au départ, les deux hommes cherchaient de l’argent. Ils ont enlevé Nelly Crémel sur la route. Mais comme elle n’avait rien sur elle, ils l’ont tuée. Arrêté à son tour, Gateau confirme. Mais il minimise sa participation : c’est Mathey qui a achevé Nelly.

Patrick Gateau n’est pas inconnu de la justice. En 1990, il a été condamné à perpétuité, pour un meurtre commis sept ans plus tôt dans le Rhône. Une affaire en tout point similaire à celle de 2005. Déjà, il s’agissait d’une femme. Déjà, Gateau avait agi avec un complice, Christian Gay. Déjà, il avait tué pour rien, ou presque. Et il avait chargé son complice, tenté vainement de se disculper ! A l’époque, Patrick Gateau avait écopé de la perpétuité mais sans peine de sûreté, l’avocat général souhaitant lui laisser une chance, "une porte ouverte".

Quand la nouvelle affaire Gateau éclate en 2005, Nicolas Sarkozy s’en empare pour dénoncer la faiblesse de la justice face aux récidivistes. Il estime que le juge qui a décidé de libérer "un tel monstre" "doit payer".

Pour Faites entrer l’accusé, le juge Hahn revient pour la première fois sur l’attaque dont il a fait l’objet de la part du ministre de l’Intérieur. Il rappelle que le dossier de Patrick Gateau, présentait toutes les garanties de réinsertion. Détenu modèle, marié en prison, il avait gagné la confiance des psychiatres et des surveillants, qui avaient appuyé sa demande. Six mois après sa sortie, Gateau s’est installé avec sa femme en Seine-et-Marne, où il a eu du mal à s’adapter à sa nouvelle liberté. Au chômage, isolé, il a rencontré Serge Mathey et a fini par tuer une seconde fois. Souhaitait-il inconsciemment retourner derrière les barreaux ?

Pour son avocat, maître Edouard Martial, une chose est sûre : Patrick Gateau était "suradapté" à la prison. Au procès en juin 2008, Serge Mathey a reconnu qu’il était l’auteur des coups mortels, mais qu’il avait agi sous l’autorité de Gateau. Il a pris trente ans. Gateau, lui, a bien été considéré comme l’auteur moral du crime. Il a été condamné à la perpétuité.

Intervenants :

  • Colonel Philippe Guérin, commandant de la SR de Paris (2004-2008)
  • Philippe Courroye, juge d’instruction à Lyon de 1986 à 1999
  • Maître Edouard Martial, avocat de Patrick Gateau
  • Adjudant Franck Flipo, SR de Paris
  • Fayza Salamouni, voisine de Nelly Crémel
  • Georges Blond, journaliste, Le Parisien
  • Franck Moulin, journaliste, RT
  • Jean-Olivier Viout, avocat général
  • Maître Jean Guibert, avocat de Patrick Gateau de 1998 à 2003
  • Responsable de la cuisine, Centrale d’Einsisheim
  • Jacky Orbillot, surveillant, Centrale d’Einsisheim
  • Alain Hahn, juge d’application des peines au tribunal de Grande Instance de Colmar
  • Jean Lamberti, employeur de Patrick Gateau
  • Christian Lantenois, maire de Rebais
  • Dominique Barella, président de l’Union Syndicale des Magistrats de 2002 à 2006
  • Maître Catherine Bahuchet, avocate des parties civiles

Retour à la grille des épisodes de cette saison

Conditions Générales d’Utilisation & Informations légales

Ce site est optimisé pour une résolution égale à 1024 x 768 pixels
Pour profiter pleinement de ce site, la technologie Javascript et les Cookies doivent être activés dans votre navigateur Web.
Macromedia Flash Player version 9 ou plus est requis.

Pour nous contacter : info@documentaire-streaming.net
© 2008-2010 - Tous droits réservés